Soigne et tais-toi ? Non ! Le 8 novembre, tou.te.s mobilisé.e.s pour l’amélioration de notre formation !

#SoigneEtTaisToi

 

Etudiant.e.s en soins infirmiers, souvenez-vous de vos premiers jours d’étude, de votre enthousiasme, de votre soif d’apprendre et de transmettre, de bien faire… Tout ça a été rattrapé par les conditions de travail déplorables, les difficultés à se faire encadrer, l’impossibilité de mettre en oeuvre ce que l’on vous apprend, le tout couronné d’une maigre indemnité. Il est temps pour nous de réclamer un droit : celui d’étudier dans des conditions favorables, à la mesure de notre utilité présente et future pour le système de santé !

 

Il paraît que nous devons être autonomes, responsables et réflexifs pour devenir des professionnel.le.s de qualité. Pourtant, nous nous sentons infantilisé.e.s par notre système de formation qui laisse trop peu de place à l’écoute. Nos élu.e.s de promotion sont pourtant là pour cela : faire entendre notre voix ! Mais quelle place est laissée à leur parole ? Comment oser parler, quand cela peut se répercuter sur sa propre réussite ? La réforme de la gouvernance interne de nos IFSI, actuellement au point mort, doit se terminer pour qu’enfin nous trouvions une forme de démocratie !

 

Il paraît que nous avons le statut d’étudiant.e.s. Pourtant, nous subissons tous les jours les inégalités qui nous distinguent des “vrai.e.s étudiant.e.s”. La première et non la moindre concerne évidemment nos bourses, sans réévaluation depuis 2005 et laissées à la bonne volonté des Régions. Comment peut-on soutenir une telle différence de traitement dans un pays qui dont la devise commence par “égalité” ? Les bourses des filières sanitaires et sociales doivent être alignées sur celles des CROUS, gérées par eux et réévaluées annuellement.

 

Il paraît que nous ne produisons pas de soins, ou si peu. Pourtant, combien de fois a-t-on eu l’impression d’être l’infirmier.e ou l’aide-soignant.e de remplacement ? Notre travaille représente-t-il tellement peu qu’il vaudrait moins d’1 euro de l’heure ? Notre encadrement nécessite parfois du temps, qui devrait être compté dans le temps de travail de nos tuteurs/trices, mais nous contribuons chaque jour au fonctionnement de nos lieux de stage. Nos indemnités doivent être réévaluées !

 

Il paraît qu’après le diplôme, les perspectives ne manquent pas. Pourtant, combien de jeunes dipômé.e.s galèrent à trouver un premier emploi ? Combien enchaînent les CDD de courte durée alors que l’on sait que dans les services les infirmier.e.s manquent de temps et de collègues pour prendre en charge les patient.e.s ? Il n’est plus possible d’être infirmier.e.s partout, dans un mode d’exercice que l’on choisit. Il est temps de permettre de véritables perspectives d’emploi aux jeunes diplômé.e.s et de nous permettre de poursuivre nos études pour agir, chercher, innover pour la santé.

 

La Fédération Nationale des Etudiant.e.s en Soins Infirmier.e.s, votre fédération, appelle à la mobilisation de l’ensemble des étudiant.e.s en soins infirmiers, le 8 novembre, à Paris et en province ! Aux côtés des infirmier.e.s nous nous ferons entendre du Ministère de la Santé pour que nous puissions développer et utiliser l’ensemble de nos compétences pour la santé de la population.

 

Pour télécharger les visuels à utiliser sur les réseaux sociaux, ou à imprimer, clique sur ces liens : Photo de profil ; Bannière ; Affiche

 

Retrouvez ici le communiqué de presse unitaire signé par 17 organisations.

bnfnesiSoigne et tais-toi ? Non ! Le 8 novembre, tou.te.s mobilisé.e.s pour l’amélioration de notre formation !