Non classé

La Contribution Vie Étudiante et Campus

La CVEC fait son apparition chez les ESI !

La Contribution Vie et Campus, CVEC, est apparue dans la LOI ORE.

D’un montant de 90€, elle est « destinée à favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants et à conforter les actions de prévention et d’éducation à la santé réalisées à leur intention » (article L. 841-5 du code de l’éducation). Tout.e étudiant.e inscrit.e en formation initiale doit payer ces 90 euros hormis les étudiant.e.s boursier.e.s, réfugié.e.s et demandeurs/euses d’asile qui seront exonéré.e.s du paiement de cette contribution.

Cette CVEC a été proposée par le Gouvernement dans le Plan Étudiant qui a également permis la fin du Régime de Sécurité Sociale Étudiante et la suppression de sa cotisation qui s’élevait à 217 euros.  Les universités et les CROUS ont, quant à eux, des moyens renforcés de parvenir à l’objectif qui est celui de développer la vie étudiante et l’accès aux services.

A l’heure de l’intégration universitaire des formations paramédicales et maïeutique, nous avons mis en lumière le manque d’accès aux services des ESI (carte étudiante, droits étudiants, …). Il était primordial pour notre fédération que les ESI ne soient pas une nouvelle fois considéré.e.s hors des effectifs de l’université. Considérés comme payeurs dans la définition de la loi parue en février dernier, il était nécessaire qu’ils comptent parmi les bénéficiaires de cette CVEC au même titre que les autres étudiant.e.s de l’université.

Nous avons réaffirmé cet enjeu lors de notre communiqué de presse sur la CVEC le 18 juin. Vous le trouverez en intégralité ici.

Nous avons été entendu par le Gouvernement. Ainsi lors de la prise de parole successive de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et la Ministre de la Santé du 5 Juillet dernier, elles ont pu réaffirmer l’ambition et l’engagement d’intégrer les filières paramédicales et maïeutiques à l’Université. Ministère de Frédérique Vidal a pu annoncer l’inscription de tous les ESI à leur université de rattachement dès lors qu’ils s’inscrivent à l’IFSI. Ainsi, ils bénéficieront d’une vraie carte étudiante permettant ainsi de détenir des mêmes droits que les autres étudiant.e.s universitaires : l’accès aux services, le droit de voter mais aussi de siéger dans les instances de l’université.

La CVEC d’accord, et les ESI dans tout ça ?

Pour les ESI à proximité des campus universitaires : ils auront accès de droit aux structures existantes  :

  • SUAPS : Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives
  • SUMPPS/CSU : Services Universitaires de Médecine Préventive et Promotion de la Santé
  • Pôle culture
  • FSDIE : Fond Solidaire de Développement des Initiatives Etudiantes

Oui, certains d’entre vous y avait déjà accès :

  • gratuitement : et oui dans ta convention établie avec l’université c’est la Région qui devait compenser les frais
  • de façon payante : vous étiez nombreux à bénéficier d’une “offre” qui parfois vous permettait l’accès aux services de l’université mais à des coûts majorés

Nous avons toujours garder en tête les sites délocalisés : les IFSI hors campus.

Pour les ESI des sites délocalisés, il sera important de mutualiser les ressources avec d’autres établissements déjà présents sur le territoire(instituts kiné, IUT etc). Pour cela, il sera nécessaire d’établir des conventionnements avec les collectivités territoriales ou les acteurs ressources sur le terrain.

Pour exemple, les étudiant.e.s pourraient très bien avoir un accès priorisé à la maison de santé pluriprofessionnelle la plus proche et ainsi favoriser l’accès aux soins des ESI. De la même manière,des accès aux complexes sportifs pourraient être instaurés avec la municipalité. De plus, une aide pour la pratique sportive et les offres culturelles pourrait être mise en place avec la Région etc… Pour que ces mises en place soient effectives, il va falloir que les élu.e.s étudiant.e.s se montrent force de proposition !

Les promotions de février ne paieront pas la CVEC en juillet 2018.

Il existe des spécificité pour notre formation que l’on ne rencontre pas ailleurs.  Nous attendons des réponses du Ministère à ce sujet.

Non. Les 184€ qui étaient demandés avant ne sont plus valables à l’heure actuelle. Avec la CVEC, vous ne payez maintenant plus que 170€ de frais d’inscription aux IFSI.

Pour plus d’informations, nous vous joignons le détail du site du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

>> https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2865


Nous nous saisissons des opportunités qui s’offrent aux étudiant.e.s de notre filière et seront vigilant.e.s à permettre à chacun des étudiant.e.s qui cotiseront d’avoir accès aux services qui leur ont été promis mais pour cela il faudra que chacun s’y investisse et s’y intéresse !

Toi aussi tu veux agir pour la bonne application de cette mesure ?

> Deviens élu.e de promo pour faire en sorte que ton IFSI soit force de proposition et conçoivent des projets pour ces étudiant.e.s.

> Deviens élu.e dans le CROUS de ton académie !

Et oui, les CROUS vont recevoir une partie du budget collecté par la CVEC, l’occasion de penser aux IFSI délocalisés et de favoriser l’accès aux services pour tous et sur tout le territoire !

Les élections arrivent bientôt, c’est l’occasion pour toi de te rapprocher de ta fédération de ville ou de territoire et de t’investir à l’heure côté pour qu’ils soient sensibilisés aux problématiques qui touchent ton IFSI.

Fais remonter tes idées ou tes problématiques auprès de ta fédération territorial ou auprès de la FNESI à cvec@fnesi.org.

Quels enjeux pour les Étudiant.e.s en Soins Infirmiers ?

La FNESI revendique depuis longtemps un accès aux services de santé de sport et de culture comme tout autre étudiant de l’enseignement supérieur. Nous l’avons réaffirmé dans notre dossier sur l’Enquête Bien Être de la FNESI où des résultats catastrophiques touchaient les ESI, impacté.e.s par une large précarité et de larges exigences physiques et psychique dues à la formation.

37,6% des étudiant.e.s qui annoncent avoir déjà dû renoncer à des soins pour des raisons financières

Ils/elles sont 50,6% à estimer que leur santé physique s’est dégradée depuis leur entrée en formation.

Notre objectif est bien évidemment que les universités permettent un accès de leurs services aux ESI, mais aussi et surtout que les financements servent à investir les territoires. En effet, tout.e étudiant.e en soins infirmiers devrait avoir accès aux services de sport, santé et culture et ce quel que soit son territoire.

Pour cela, il y a des acteurs incontournables : l’université en lien avec l’institut et le CROUS. Ce sont eux qui vont recevoir les financements et auront donc la compétence de le faire appliquer sur le terrain.

Il est primordial que les ESI, de par la spécificité de notre représentation sur le territoire français, soient présent.e.s et portent leurs voix pour que les financements qu’ils versent leur soient utiles et leurs permettent d’accéder à des conditions de vie et études optimales! Notre population a besoin de ces services, à nous de tout faire pour les obtenir.

Pour en savoir plus...

Avant cette contribution, les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur versaient déjà des frais pour ces services : 16 € parmi les 184 € pour le FSDIE (Fonds de Solidarité et de Développement des Initiatives Étudiantes), 5 € pour la médecine préventive et le montant pour le SUAPS (Service universitaire des activités physiques et sportives) variant selon les universités.

Si la CVEC représente de prime abord un coût supplémentaire pour les étudiant.e.s, elle apparaît cependant dans la même temporalité que la suppression de la cotisation au régime de sécurité sociale étudiant de 217€.


Pour aller plus loin dans nos explications et pour avoir des pistes de ce que tu peux proposer à l’IFSI, à l’université ou au crous, si tu veux t’investir dans les élections CROUS à venir, n’hésite pas à nous contacter à infos@fnesi.org.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter la rubrique “Vos Droits” ou à nous envoyer un mail à cvec@fnesi.org.

read more
La Contribution Vie Étudiante et Campus

La fin du Concours : une victoire pour la FNESI !

La fin du Concours: une victoire pour la FNESI

Jeudi 5 Juillet, les deux Ministres chargées des Solidarités et de la Santé et de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont donné rendez-vous aux acteurs de la formation en soins infirmiers à l’Institut de Formation en Soins Infirmiers de Caen.

Ces annonces étaient attendues après les trois premiers mois de réflexions et de débats au sein des groupes de travail pilotés par le comité d’universitarisation des formations paramédicales et maïeutiques..

  • 1

  • 2

  • 4

  • 3

  • 5

  • 6

  • 7

  • 8

  • 9

  • 10

  • 11

______________________

Les Ministres ont annoncé la suppression du concours d’entrée pour les études de soins infirmiers ! Une victoire pour les étudiant.e.s en soins infirmiers !

Pourquoi ?

Le concours d’entrée nécessitait que les étudiant.e.s investissent une somme considérable afin de pouvoir prétendre à candidater à l’entrée de la formation en soins infirmiers. Le prix des concours, cumulé aux frais de déplacements, d’hébergement et, pour les cas échéants, des classes préparatoires, entraînait une sélection sociale parmis les candidat.e.s qui ne se trouvaient donc pas sur un pied d’égalité.

 

La FNESI, qui lutte depuis toujours pour la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur et pour l’égalité entre les étudiant.e.s, revendique depuis des années de réforme les modalités d’admission dans les IFSI dans le but de réduire les inégalités sociales et de permettre à chacun de pouvoir accéder à la formation sans soucis de moyens, tout en maintenant l’hétérogénéité des profils de la formation.

La Suppression du concours oui, mais après?

Qui dit fin du concours dit nouvelles modalités d’accès ! Plus d’écrit, plus d’oral, mais de multiples propositions émergent. Il sera à présent possible d’intégrer notre formation en candidatant via la plateforme ParcourSup et ce, pour toutes les personnes souhaitant entrer en IFSI, que ce soit les élèves de terminale, les étudiant.e.s en réorientation ou les personnes en reconversion professionnelle.

 

Comment cela s’organise-t-il ?

  • Côté étudiant :

Tout.e candidat.e, qu’il/elle soit néo-bachelier.e, en reconversion professionnelle ou en reconversion d’études, à partir du moment où il/elle détient un bac ou un équivalent, pourra postuler sur ParcourSup.

Dès Janvier 2019 ils/elles pourront prendre connaissance de la plateforme et des attendus* des formations.

Concernant les AS et AP, ils/elles pourront candidater hors ParcourSup et auront un accès hors Parcousup avec des quotas définis afin de leur permettre d’accéder à la formation, au même titre qu’auparavant.

Les Attendus

Beaucoup d’amalgames sont faits sur cette notion, mais il ne s’agit ni plus ni moins d’informations destinées aux futur.e.s étudiant.e.s.

Les informations sur ParcourSup’ pour la saison 2018 étaient les suivantes :

“La nouvelle plateforme nationale Parcoursup informe les lycéens sur les caractéristiques des formations et en particulier sur les connaissances et compétences attendues à l’entrée de chaque formation.Véritable atout pour les lycéens, ces informations vont leur permettre : de mieux connaître le contenu des formations qui les intéressent ; d’identifier leurs perspectives de réussite et les débouchés dans chacune d’elles ; de formuler des choix éclairés.”

Les informations disponibles sur ParcourSup au 22 janvier 2018 étaient :

  • les contenus et l’organisation des enseignements
  • les attendus de la formation :
  • les éléments pris en compte par l’établissement d’accueil pour l’examen du dossier
  • le taux de passage en deuxième année, le taux de réussite au diplôme, le taux d’insertion professionnelle (lorsque ces données sont disponibles)
  • les différentes possibilités de poursuites d’études de la formation, les métiers auxquels conduit la formation, etc.
  • les capacités d’accueil en 2018 ainsi que le nombre de candidat.e.s et le nombre d’admis.e.s en 2017

Une fois les informations prises en compte, les candidat.e.s postuleront dans les formations de leur choix.

Sur ParcourSup :

Il est possible pour tou.te.s les  étudiant.e.s de faire jusqu’à 10 voeux de formation auxquels, selon les formations, on peut rajouter 10 sous voeux au maximum. Il est possible de faire jusqu’à 20 sous-voeux en tout.

Les candidat.e.s auront jusqu’à  la mi-mars pour rentrer leurs voeux. Ensuite, leurs dossiers seront étudié.e.s selon les modalités de classement qui auront été définies et c’est à la mi-mai que les premières réponses seront rendues. En fonction des réponses de chacun, les étudiant.e.s remonteront sur les listes d’attente. Le/la candidat.e le/la mieux classé.e recevra des Oui à chacun de ses voeux, puis le prochain et ainsi de suite jusqu’à ce que les capacités d’accueil des instituts où l’étudiant.e a candidaté soit complet. Les postulant.e.s auront un délai pour répondre : ils auront le droit de garder un oui ainsi que les autres voeux restant en attente d’une réponse. Ainsi les autres postulant.e.s remonteront dans la liste d’attente etc…

Dans le cas où un.e candidat.e se verrait refuser l’ensemble de ses voeux ou resteraient longtemps “en attente”, il/elle pourra saisir la commission rectorale, chargée de lui proposer une formation en lien avec son projet d’orientation.

Afin de mettre en place le classement des dossiers, nous travaillons actuellement avec les groupes du ministères et notamment l’Association Nationale des Directeurs des Écoles Paramédicales (ANDEP) et le Comité d’Entente des Formations Infirmières Et Cadres (CEFIEC). Nous souhaitons mettre en place des modalités de classements cohérentes qui soient utilisées au niveau national pour ne pas créer de biais ou d’inégalités sur le territoire.

Rien n’est encore acté sur cette aide à la décision.

La FNESI est au coeur des débats. Nous prenons part à l’ensemble des discussions et restons vigilant.e.s aux propositions qui sont faites afin de tendre au modèle qui répondra au mieux aux besoins de chacun.

N’hésitez pas à nous faire remonter vos questionnements, vos avis et vos propositions, en vous saisissant notamment des éléments proposés dans le kit “Etat Généraux” édité de la FNESI : que ce soit un mail, une idée, une contribution détaillée de ce que vous pensez être le mieux pour les futur.e.s étudiant.e.s etc. nous sommes preneurs/euses !

Contactez nous à eg@fnesi.org !

Beaucoup de fausses informations circulent. Afin de pouvoir prévenir et informer tout le monde, nous avons mis en place une campagne de communication par infographie. N’hésitez pas à les repartager sur Facebook et Tweeter !

read more
La fin du Concours : une victoire pour la FNESI !

La FNESI à l’International

ENSA, GASNN, NSNA, CNSA … Qui sont ces associations, qu’ont-elles en commun et quels sont leurs liens avec la FNESI ?

Depuis vingt ans déjà la FNESI travaille pour représenter et défendre au mieux les intérêts des étudiant.e.s en soins infirmiers en s’impliquant auprès d’eux/elles et des acteurs entourant la formation et la profession au national.

En parallèle, des étudiant.e.s, partout dans le monde, suivent un cursus en soins infirmiers avec des formations, des problématiques et des revendications, spécifiques à chaque pays, et nombreuses sont les fédérations qui les représentent.

Ainsi, les fédérations telles que la FNESI ne sont pas uniques, et des associations représentantes des ESI à l’international existent au-delà de nos frontières.

On peut noter près de chez nous la NSSK, association des ESI des pays Nordiques, elle-même composée de représentant.e.s étudiant.e.s nationaux de chacun des pays affiliés.

On peut également parler de la Swiss Nursing Students pour la Suisse, la Deutscher Berfusverband für Pflegeberufe pour l’Allemagne… Bref, il en existe presque partout ! Même Outre-Atlantique, les Etats-Unis et le Canada sont respectivement représentés par la National Student Nursing Association (NSNA) et la Canadian Nursing Student Association (CNSA) !

Avec l’objectif de représenter toujours plus largement les ESI, des organisations comme l’ENSA (European Nursing Students Association) ou le GASNN (Global Association of Student and Novice Nurses), se sont créées. Mais qui sont ces organisations représentantes des étudiant.e.s en soins infirmiers à l’international ?

C’est au niveau européen que se positionne l’ENSA et qu’elle représente les étudiant.e.s en soins infirmiers depuis sa mise en place légale en 2014. La FNESI est en relation avec l’ENSA depuis sa création. Nous étions présent.e.s à leur congrès annuel à Bruxelles en octobre 2017 qui s’est trouvé être riche en rencontres d’étudiants étrangers, de débats sur nos formations et de pleins d’autres thématiques liées à la formation. Ce type d’événements permet à notre fédération d’exporter et de confronter ses positions avec les réalités extérieures.

La GASNN quant à elle, représente les ESI à une échelle internationale. Jeune organisation existant depuis 2016, elle représente déjà une dizaine de fédérations ! Dans l’objectif de mettre en place une réelle collaboration entre les étudiant.e.s en soins infirmiers, elle s’investit dans différentes thématiques, récoltant avis, ou encore dans les retours d’expériences.

Entretenir de bonnes relations avec toutes ces organisations et fédérations est primordial. La confrontation des idées, des positions, des actions de chacun ne peut être qu’une plus-value. Comprendre ce qu’il se passe en dehors de chez nous afin de pouvoir l’adapter à notre modèle si besoin est l’un des moyens pour participer à l’évolution de notre structure. C’est pour cela que la FNESI s’y investi !

 

 

Valentin FAUCONNIER, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

Lucie LEON, 1ere Vice-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur

read more
La FNESI à l’International

AGORAMED

AGORAMED est un réseau social dédié aux étudiants et professionnels de la santé.

La plateforme permettra à la FNESI de communiquer directement auprès de ses adhérents au national et au local avec des outils spécifiques.

Les étudiants de la FNESI pourront bénéficier de l’ensemble des modules d’AGORAMED, comme des bases de vidéos, d’articles…

EXCLUSIF : Agoramed développe en collaboration directe avec la FNESI le module MYTUTO.

MYTUTO sera directement intégré dans la plateforme AGORAMED, et accompagnera tous les étudiants en soins infirmiers via des fonctions uniques tels que des QCM, Fiches et calendriers de révisions et bien plus encore

Pour plus d’informations, clique ici !

read more
AGORAMED

Mordu.e.s de Culture : seconde édition !

Nous sommes heureux/ses de vous présenter le numéro 2 de notre projet Mordu.e.s de Culture, le magazine mensuel de la FNESI ! Le format est bien entendu téléchargeable afin que chaque ESI intéressé.e puisse aussi le diffuser dans son propre IFSI en l’agrémentant, s’il/elle le souhaite, de bons plans dans sa ville, de restaurants,… Vous pouvez aussi vous servir des oeuvres proposées comme supports pour organiser des cinés ou cafés-débats​, pour réfléchir à plusieurs sur des faits de société : tout est envisageable ! Bonne lecture !

read more
Mordu.e.s de Culture : seconde édition !
28583908_10213442632798230_1986421583_o.jpg

Service Sanitaire : Facteur favorisant l’interprofessionnalité au sein des formations de santé

Lundi 26 Février, le Professeur Loïc Vaillant a remis son rapport à l’Université d’Angers à la ministre des Solidarités et de la Santé et à la ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.  

Mais déjà le Service Sanitaire, qu’est-ce que c’est ?

Le service sanitaire représente la formation en prévention de la santé faite auprès de toutes les filières de santé. Il se fera en interprofessionnalité et interdisciplinarité. Il est obligatoire pour tout.e.s les étudiant.e.s en santé.

Il sera composé de 3 parties :

–          Une partie théorique

–          Une mise en pratique sur un lieu de stage

–          Une évaluation

Il a une durée de 3 mois en temps partiels en discontinu soit 60 demi-journées réparties sur la formation.  


Objectifs

Les objectifs principaux :

–          Initier les futurs professionnels de santé aux enjeux de la prévention primaire

–          Permettre la réalisation d’actions concrètes de prévention primaire

Objectifs secondaires :

–          Interprofessionnalité

–          Apprentissage du travail en mode projet

–          Diminution des inégalités sociales de territoires

Le Service Sanitaire devra respecter et renforcer ce qui existe déjà, il n’est pas là pour alourdir la formation mais pour la modifier et l’enrichir en actions de prévention.


Les thématiques

Afin d’élaborer au mieux ce service sanitaire, quatre thématiques nationales ont été élaborées :

–          Alimentation

–          Activité physique

–          Addictions : alcool, tabac, drogues illicites

–          Activité sexuelle, intégrant la contraception et la vie affective

Il se concentrera sur la prévention primaire, soit la prévention faite auprès des personnes saines avant l’apparition de la maladie ou pendant son dépistage. Le dépistage est donc exclu mais la promotion du dépistage pourra se faire.

Ce sont des thématiques nationales. Mais ils ne comptent pas s’arrêter à ces thématiques. Dans un premier temps, si des initiatives existent déjà ou si des problématiques territoriales sont prédominantes, les thématiques peuvent être élargies. Ensuite, à postériori, ils veulent augmenter le nombre de thématiques nationales en y ajoutant, par exemple, la sensibilisation à la vaccination, la sensibilisation à certains dépistages, les troubles du sommeil, les écrans, l’hygiène, l’hygiène bucco-dentaire, l’aide à la parentalité ou encore les gestes qui sauvent.

Dans tous les cas, les thématiques sont à privilégier en l’absence de thématiques déjà existantes.

L’étudiant pourra choisir son thème.


La théorie

La partie théorique se fera en lien avec l’UE 1.2.S3 et l’UE 4.6.S3 en intégrant des TD et TPG. Elle portera sur un apport de connaissances théoriques et sur la préparation de l’action à faire en stage.

Les connaissances théoriques seront sur les déterminants de santé, les techniques d’animation et les modèles de représentation et d’écoute. Comme vous pouvez le voir, ce sont déjà des notions que nous abordons en cours, il n’y aura donc pas de grands changements sur ce point-là.

Des outils nationaux pourront être mis en place afin d’accompagner les étudiant.e.s dans la mise en place de l’action. Ce qui est évoqué jusqu’à maintenant c’est :

–          Un guide méthodologique sur la prévention et la promotion de la santé fait par Santé Publique France (Inpes, Eprus et InVs)

–          Des fiches supports

–          Des kits….

Tous ces outils seront mis à disposition mais ne seront pas imposés aux étudiant.e.s.

Des « modules » théoriques seront mis en place en interprofessionnalité. Il semblerait donc qu’il y ait quelques heures communes pour les filières de santé. Pour les IFSI délocalisés, il est préconisé qu’il se déplacent dans les universités pour suivre ces cours. Les frais engendrés par ces déplacements seront pris en charge. Dans certains cas, des visio-conférences seront mises en place.

La théorie/préparation est donc le premier temps du Service Sanitaire. Il se fera sur 3 semaines et consistera à rédiger un recueil des données avec une étude des besoins de la population ; et une préparation concrète de l’action.


Les stages

Les lieux seront, sous proposition des comités régionaux, agréés par l’université ou l’institut de formation en lien avec les acteurs concernés.

Le directeur de l’UFR ou de l’institut de formation est responsable de l’organisation pédagogique et administrative du Service Sanitaire (calendrier, objectifs pédagogiques, choix des structures d’accueil).

La direction de la structure d’accueil est responsable de la gestion administrative de la réalisation de l’action de prévention (conditions d’accueil, charte d’encadrement).  Les conditions de réalisation de l’action de prévention font l’objet d’une convention cadre ou d’une convention spécifique entre la structure d’accueil et le directeur de l’UFR ou de l’IFSI.

L’étudiant bénéficiera alors d’un double encadrement. Il sera encadré sur les trois étapes par un référent de proximité présent dans chaque lieu de stage et par un responsable pédagogique de formation rattaché à l’IFSI.

Les lieux de stages n’ont aucune obligation d’accueillir des étudiants mais peuvent élaborer des conventionnements pour les accueillir avec les universités ou IFSI.

Ces lieux sont très diversifiés mais les écoles, collèges, lycées et universités sont à privilégier dans un premier temps. Mais les associations, PMI, EHPAD, centres pour personnes en situation de handicap, centre de détention… (et bien d’autres) peuvent être envisagés.

Dans tous les cas il y aura forcément un infirmier sur le lieu de stage même si d’autres professionnels pourront être amenés à encadrer l’étudiant.

Le stage « Soins en lieux de vie » pourrait donc être intitulé désormais « Soins individuels et collectifs et service sanitaire ». Cependant, un élément nous interpelle fortement. Le rapport Vaillant préconise alors 3 semaines de stage pour la mise en place de l’action sur le terrain. Nous nous demandons donc comment cela pourrait être mis en place ?


L’évaluation

Elle se fera par un retour d’expérience avec les référents, une évaluation de l’action elle-même et une évaluation de l’utilité de l’action.


Les indemnités kilométriques

Pour les cours en commun, s’il y a besoin de déplacement :

Le remboursement des frais de déplacement seraient pris en charge par l’ARS. Mais rien n’a été chiffré pour le moment.

Pour le stage :

Pour les remboursements des frais kilométriques : le but est de coordonner l’accueil et le transport des étudiants pour réduire les frais (par la mise en place de minibus par exemple).

Sinon les remboursements des frais kilométriques seraient similaires à ce qui se fait actuellement dans notre formation (au prorata ça ferait environ 89€ pour 3 semaines de stages). Pour nous et les étudiants en kinésithérapies, les remboursements seront assurés par le FIR (fond d’intervention régional) et non le MESRI (Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation) qui financerait les frais de déplacement des filières médicales.


Les indemnités de stages

Alors, rien n’est évoqué dans le rapport. Néanmoins il a été annoncé que les « indemnités et rémunérations » en vigueur s’appliquerait pour ce stage aussi. A partir du moment où il est nommé stage, alors il dépend des arrêtés déjà existants, les indemnités déjà cadrées en découlent de fait.  


Et maintenant ?

Une expérimentation sur les formations en soins infirmiers, en sage-femme, en pharmacie, en médecine et en kinésithérapies est prévue pour le mois de Mars 2018. Elle se fera sur des initiatives déjà mises en place depuis quelques années et ne portent donc pas toutes les caractéristiques du Service Sanitaire.

Le Service Sanitaire sera donc mis en place sur tout le territoire dès le mois de septembre.

En Septembre 2019, les autres filières de santé seront concernées.

Lien vers le rapport Vaillant : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/184000110.pdf

 

read more
Service Sanitaire : Facteur favorisant l’interprofessionnalité au sein des formations de santé