Articles Sérum 59

Sérum 59 – Boîte à outils

Gestion d’une association loi 1901

La vie étudiante dans un IFSI est très importante pour l’épanouissement de l’étudiant à travers divers projets créer par une association. Il est possible qu’il y en ai une dans ton IFSI et que tu en fasse partie, voir même que tu la préside. Ou au contraire qu’il n’y en ai pas mais que tu souhaite en créer une.

La création d’une association:

Pour créer une association de loi 1901 il faut minimum être 2. Pour la bonne raison qu’une association de loi 1901 est une personne morale, ce qui permet d’éviter d’utiliser le compte bancaire personnelle d’une personne physique. Ce sont le président et le trésorier qui ont l’obligation de gérer les comptes de l’association et de se surveiller mutuellement pour éviter le risque d’erreur. 

De multiples valeurs sont présentes dans la vie associative et dans le fonctionnement des associations. Dont la démocratie: Démos: le peuple (les étudiants) Kratos: Au pouvoir. Ce qui permet à l’association de représenter aux mieux les étudiants et de satisfaire leurs souhaits dans la mesure du possible. 

Plusieurs étapes sont nécessaire pour créer son association: Ce processus commence par la préparation de différents documents en amont de l’assemblée générale de création. 

ETAPE 1: -Après avoir trouvé au minimum deux personnes pour créer une association de loi 1901, il faudra commencer à te pencher sur la création des statuts de ton association. C’est le squelette de ton association. Cela se représente par différents articles qui vont régir ta structure comme la durée de ton association, l’emplacement du siège de l’association.. etc.. Tu trouvera plus d’informations au vue de ce sujet sur le site: https://www.service-public.fr

-Ensuite tu peux si tu le souhaite avec ton bureau créer un règlement intérieur. Celui ci est facultatif.

Il te permet de rédiger quelques règles au vue du bon fonctionnement de ton association auprès des étudiants de ton IFSI. Exemple: la cotisation annuelle. 

ETAPE 2: -Par la suite il te faudra trouver une salle (demande à ton IFSI) pour pouvoir faire votre assemblée générale de création.

Attention il faut minimum un président de séance ainsi qu’un secrétaire de séance. 

Moment opportun pour présenter le bureau fondateur ainsi que les idées de projets à mettre en place durant l’année à venir. 

4 types de votes:

-Ne prend pas part au vote 

-S’abstient

-Vote Contre

-Vote pour

A la suite du vote favorable par l’assemblée générale, ainsi que le procès verbale dûment remplie (PV).

Acte juridique écrit qui retranscrit des constatations, qualitatives, quantitative, daté et signé 

 Ton association est créé, il ne te manque plus qu’a terminer l’aspect administratif. Tu trouvera pour cela le formulaire de création d’une association appelé CERFA sur le site: https://www.service-public.fr 

Ensuite tu envoie le tout à la sous préfecture de ta ville soit par voie numérique soit par papier 

Attention à ne pas mal interpréter le visuel ci dessous: le Règlement intérieur (même si existant) n’est pas à envoyer à la sous-préfecture

Pour information: Les documents envoyés à la sous-préfecture sont publiques, tout le monde peut les consulter par demande à la sous-préfecture de l’association.

Attention si tu envoie les documents par voie postale n’oublie pas de mettre une enveloppe vide timbrée avec ton adresse postale pour que la sous-préfecture puisse t’envoyer le récépissé. 

ETAPE 3: Après avoir traité ces documents, la sous-préfecture t’envoie le récépissé de ton association ainsi que son numéro d’immatriculation inscrit dessus. Ce document est précieux et te permet d’officialiser les dernières mises à jour de l’association. 

Ton association se trouvera sur le journal officiel des associations et fondation d’entreprises (J.O.A.F.E). 

La passation de bureau:

ETAPE 1:  Prépare une assemblée générale Ordinaire. C’est le moment opportun de changer de bureau mais aussi le nom, le logo, les statuts de l’association si besoin. Il te faudra un.e président.e et un.e secrétaire de séance (en dehors de l’asso) pour gérer l’association entre le bureau entrant et le bureau sortant. 

ETAPE 2: Fait voter toutes les modifications de l’ association ainsi que le bilan d’activités et le bilan financier de l’année écoulée. 

Attention le Bilan morale ne se vote pas.

Après la démission du bureau sortant, le président de séance appel les candidats à reprendre la structure et à présenter leurs projets envisagés pour l’année à venir. 

Dès que le nouveau bureau est élu c’est le nouveau président qui clôture l’assemblée générale ordinaire. 

ETAPE 3: Ensuite les documents administratifs sont à envoyer à la sous-préfecture (selon les besoins). Pour un simple changement de bureau, le Procès verbale ainsi que le cerfa dûment rempli suffisent à envoyer à la sous-préfecture. 

ETAPE 4: Après avoir traité tes documents la sous-préfecture t’envoie le récépissé de ton association. 

Romaric HERVO, Vice-Président en charge de la stratégie du réseau national

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Sérum 59 – Boîte à outils

Sérum 59 – Dans votre asso

Le BDES

Le BDES, association des étudiants en santé de l’AEHP, basé à Castelnau-le-Lez, proche de Montpellier, a été créée en 2017. Il réunit tous les étudiants infirmiers et aides-soignants de l’AEHP.

Par le biais de son logo, le calmar, le BDES illustre toutes les facettes de l’étudiant en santé : celui qui apprend, celui qui pratique, celui qui a une vie privée (oui parce qu’il en a une !). Il représente la COLLABORATION et la COHESION qui sont le nerf central de notre association

  • Le commencement

Dans notre institut, il n’y avait aucun BDE. Nous avons vite réalisé qu’entre les stages et les cours planifiés différemment selon les promotions, il manquait une structure permettant de fédérer tous les étudiants. Nous voulions également accueillir et intégrer les nouveaux arrivants comme il se doit et un statut associatif permettait cela. Alors nous nous sommes lancés ! Un an après, l’association a pris plus d’ampleur : de plus en plus d’étudiants créatifs et volontaires se sont investis.  Ce dynamisme a permis à l’association de tripler ses adhérents.  Portés par cette ébullition, nous avons vu plus grand. Nous avons obtenu le soutien de l’AEHP (Association Educative de l’Hospitalisation Privée) et nous avons voulu naturellement associer tous les étudiants de cette école à cette aventure. Ainsi, étudiants infirmiers et étudiants aides-soignants collaboraient ensemble : l’ancien ESI34 devenait ainsi BDES (Bureau des Etudiants en Santé). 

  • Notre identité

 La première mission de notre association était de FEDERER. 

Rien de tel qu’un petit déjeuner local et fait maison, pour réunir les étudiants et se faire connaitre. Autour d’une bonne pâtisserie et d’un jus pressé partagé, le lien était créé ! Il nous tenait à cœur de faire cela au sein même de l’institut  dans une démarche de développement durable. « Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres », tel est devenu notre devise. L’action a été un succès et nous a permis de récolter suffisamment de fonds pour lancer de nouveaux projets. L’envie et les idées étaient bien présentes. Avec de l’organisation et un peu de sérieux (oui oui quand même !), nous avons tout posé à plat et fait des choix. Ce sont finalement des actions caritatives (24h St Pierre ou la régalade du Prévost), festives par le biais des soirées de cohésion ou à thème comme halloween, ou individuelles lors de projets de stage à l’étranger (récolte de fonds), qui ont vu le jour. Par le biais du BDES, une vraie cohésion inter-promo s’est créée. C’est devenu notre force.

  • Et après … ?

Nous ne voulions pas nous arrêter là. Grâce à une rencontre avec la FNESI, à laquelle nous sommes adhérents, nous avons réalisé que notre association pouvait s’inscrire dans un réseau régional, national voire international (nous sommes ambitieux…). C’est ainsi qu’au fil de nos rencontres, nous avons partagé nos expériences associatives et participé à des évènements de la FNESI tels que l’AGE de Bayonne et les UE qui nous ont donné des outils supplémentaires pour faire avancer notre association.

Notre président actuel, Romain Gargano, avec sa tchatche légendaire et son investissement « démesuré », est devenu il y a peu formateur pour la FNESI afin, selon ses propres mots : « d’engendrer de l’expérience pour faire évoluer le BDES ».  Cela reflète parfaitement la dynamique de notre association aux ressources insoupçonnées (on l’aime notre asso !)

Nous n’imaginions pas une telle évolution en deux ans d’association. Ce monde associatif est une belle découverte et nous permet de partager des moments forts. Bien évidemment, nous espérons que le relai se fera dans le même esprit. 

 Au plaisir de vous rencontrer à Castelnau-le-Lez !

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Sérum 59 – Dans votre asso

Sérum 59 – Innovation Sociale

La Sensibilisation au coeur de notre engagement

“ Le poète engagé utilise sa plume comme une arme de sensibilisation, de conscientisation, pour un monde plus juste et égalitaire ”, Mireille Bertrand Lhérisson, Poète engagé

Aujourd’hui, nombre de campagne de sensibilisation existe pour diverses problématiques sociétales ou de santé. Le milieu étudiant a à coeur de promouvoir ces campagnes. Dès le mois d’octobre et ce durant toute l’année, le réseau de la FNESI s’engage dans cette action à visée préventive lors de la sensibilisation de ces différentes luttes. Malgré le désir de vouloir effectuer diverses actions concrètes, encore beaucoup d’étudiant.e.s en soins infirmiers ne savent pas quelle action choisir, ni comment faire pour pouvoir sensibiliser la population.

Depuis sa création, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers organise des actions et propose  également des kits, à disposition des ESI, pour aider à organiser des actions de santé publique. L’objectif est de mettre en avant la prévention primaire par la communication et l’information du grand public.

Les associations telles que Sidaction, Téléthon ou Nez pour Sourire et bien d’autres n’ont pas comme seul  but des collectes de fond. Ces associations demandent de l’aide matérielle et humaine. Elles se fondent sur la sensibilisation, la prévention, la promotion de la santé, la pédagogie par le jeu (Serious game), etc… 

Pour cela elles communiquent via  des vidéos, les radios, des infographies, la presse, lors de conférences ou de stands… Tant d’expressions écrite et orale, a l’instar d’un poète usant de son imagination pour une bonne cause. 

La FNESI soutient ces actions avec les projets des associations de son réseau en les accompagnant, en relayant sur les réseaux sociaux. Elle accorde également aux  associations étudiantes la reconnaissance du Label FNESI pour les  actions d’intérêt publique. Chaque ESI a le pouvoir de s’impliquer dans ses mouvements à son échelle par le moyen qui lui semble le plus accessible. Cela lui permettant ainsi d’agir pour la santé de la population.

La FNESI, depuis de nombreuses années, mène de multiples combats mis en avant par les ESI.

OCTOBRE

Tout d’abord, l’année universitaire de sensibilisation commence avec l’incontournable Octobre Rose, l’occasion de montrer son soutien à la lutte contre le cancer du sein. Chaque année un concours FNESI mis en lumière sur les réseaux sociaux par des photos permet de montrer son soutien aux cancers

NOVEMBRE

Le mois de Novembre regroupe deux actions capitales pour la santé. Dans un premier temps Movember et sa lutte contre les cancers masculins se distinguant par le port de la moustache sans barbe de la population féminine.. Le second combat  est le Moi(s) sans Tabac. Un engagement souvent complexe pour un grand nombre d’entre nous, mais qui permettra la lutte contre l’addiction au tabac et ainsi  la diminution de la mortalité dû aux effets nocifs pour les fumeurs actifs et passifs. Un kit “mois sans tabac” a ainsi pu être donné à l’ensemble des associations adhérentes lors du congrès national à Angers le 31 octobre 2019.. 

DÉCEMBRE

Le Mois de Décembre accompagne le lancement du Téléthon. La FNESI accompagne les associations souhaitant réaliser des actions pour le téléthon en promouvant leurs actions sur les réseaux sociaux. 

Comme tu peux le voir le calendrier se remplit mais n’est pas complet. Nous te proposons de nous envoyer un mail avec les actions misent en places par ton association ou avec les étudiant.e.s de ton IFSI, afin de promouvoir l’innovation sociale dans ton IFSI!

Apporte ta pierre à l’édifice et tiens nous au courant à Innovation.sociale@fnesi.org 

Astrid BONNEL, Vice-Présidente en charge de l’Innovation Sociale

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Sérum 59 – Innovation Sociale

Sérum 59 – Top / Flop / En bref

WEFR Blois

Le 5 et 6 octobre à Blois avait lieu un weekend de formation régional qui fait rêver ! Sur le thème d’Harry Potter l’association CADUCÉE de Blois a plongé une quinzaine d’étudiants dans un monde féérique le temps de deux jours. L’invitation pour rejoindre Poudlard, et notre baguette magique en main (fournie dans les Welcome pack), nous voilà fin prêt pour un weekend d’exception !

Les formations ont été ponctuées par la diffusion du premier volet de la saga, une visite du château de François Ier, des moments de cohésion et des repas de qualité. Tout est réuni pour créer un environnement propice à l’échange, la cohésion et au partage.
Un grand merci aux étudiants de l’association qui ont donné beaucoup d’énergie pour ce temps qui a mis des étoiles dans les yeux.

Lettre ouverte au Président de la République

Le 4 octobre 2019, la FNESI et le l’Association Nationale des Directeurs d’École Paramédicale ont interpellé le Monsieur Emmanuel Macron face à la problématique des frais complémentaires en IFSI. L’objectif de cette démarche était également de faire front commun devant les pouvoirs publics. Malheureusement le Cefiec, bien qu’il prétend prôner les droits étudiants n’a pas soutenu cette démarche. Une fois de plus, il manque l’occasion de montrer publiquement que l’intérêt collectif prime sur l’individualité, l’opportunité de montrer que sur ces thématiques il n’y a pas de guerre de chapelle. Un grand merci à l’ANDEP et tous les directeurs pour leur soutien sur le combat. 

Elections centrales

Cette année universitaire 2019-2020 sera ponctuée des élections centrales dans différentes universités. Ces élections qui ont lieu tous les deux ans ont pour but de renouveler les élu.e.s dans les conseils Conseil d’Administration (CA), les Commissions de Formation et de Vie Universitaire (CFVU) ainsi que dans les Commissions Recherche (CR) des universités. Il est nécessaire que des étudiant.e.s en soins infirmiers se présentent pour faire entendre nos voix dans ces conseils décisionnaires.  

Ce trimestre petit focus sur les salons d’orientation ! La FNESI se déplace pour informer et échanger sur la formation en soins infirmiers.

Mais comment se déroule un salon d’orientation ?

La FNESI effectue des réservations de stands dans toute la France auprès de Studyrama!

C’est une opportunité unique pour rencontrer les lycéens ainsi que leurs parents, les personnes en réorientations, celles en reconversions etc.. Vous l’aurez compris, toute sorte de public qui serait intéressé par notre superbe formation 

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Sérum 59 – Top / Flop / En bref

Sérum 59 – Enseignement Supérieur

Les passerelles

Débuter dans les études supérieures n’est pas toujours simple, trouver la voie qui nous convient le mieux, encore moins. Se retrouver à changer de formation n’est pas forcément facile à vivre pour un étudiant car c’est souvent vécu comme un échec.

Aujourd’hui, dans l’enseignement supérieur, des processus sont mis en place afin de permettre aux étudiant.e.s d’évoluer dans leurs études ou de changer de voie plus facilement : les passerelles. C’est un processus qui permet à l’étudiant.e de poursuivre ses études dans un autre cycle ou dans une autre filière sans perdre la reconnaissance de ses acquis. 

Actuellement, les passerelles entrantes et sortantes sont rares pour la formation en soins infirmiers. Pourtant, nos trois ans d’études sont riches en apports de connaissances. Nous abordons de nombreuses notions autres que la santé et le soin : le droit, la psychologie, la sociologie, l’éthique, la déontologie … 

Les passerelles sont un atout majeur dans le cursus d’un étudiant. Elles permettent une reconnaissance des compétences acquises dans les années passées, mais surtout une fluidification du parcours. Le développement de celles-ci permet aussi une diversité des profils dans l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur. 

Très récemment, le 4 novembre 2019 plus précisément, la FNESI a connu une victoire lors de la sortie de l’arrêté relatif à la réforme des études de santé. En effet, maintenant, les étudiant.e.s en soins infirmiers peuvent accéder à la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de sage femme (MMOP) dès la fin de leur première année d’étude à l’IFSI. Depuis 2017, il était possible d’accéder à la deuxième ou troisième année mais seulement après deux ans d’expériences. La suppression du temps d’exercice obligatoire est une belle avancée pour nous aujourd’hui. En effet, elle montre une reconnaissance de notre diplômés, des différentes compétences acquises au cours des trois années de formation. De plus, nous sommes la seule formation où on nous demande sans cesse d’exercer avant de pouvoir poursuivre ses études ou se spécialiser. Il est temps que notre formation soit enfin réellement reconnue. Cette réforme permet aussi à l’étudiant d’intégrer les études MMOP pendant sa formation, en fonction du nombre d’ECTS qu’il a acquis (60 ECTS pour rentrer en 2ème année et 120 ECTS pour rentrer en 3ème année). Ceci permet aux étudiants voulant se réorienter, de le faire directement et non d’attendre la fin des trois ans d’études au risque de ne pas les vivre correctement. 

Malheureusement ce dispositif ne concerne pas encore pour les réorientations vers les autres filières paramédicales comme ergothérapie ou orthophonie. De plus, la rigidité de notre référentiel, fait qu’il existe très peu de passerelles entrantes ou sortantes entre les autres filières comme la psychologie, la sociologie et les études en soins infirmiers. Ainsi, le combat de la FNESI est loin d’être terminé pour permettre aux étudiants de vivre leurs études supérieures comme ils le souhaitent. 

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail enseignement.superieur@fnesi.org 

Margot SAUVESTRE, Vice-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à la FNESI

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Sérum 59 – Enseignement Supérieur

Sérum 59 – International (FR)

ENSA: European Nursing Students Association

L’ENSA ? Mais quel drôle de nom…

Créé en 2014, l’ENSA, l’association européenne des étudiant.e.s en soins infirmiers permet à la FNESI ainsi qu’à d’autres structures européennes homologues une représentation au niveau européen.

De par son spectre international, la FNESI s’est très vite intéressée à l’action de l’ENSA pour faire avancer ses positions à un niveau plus que national.

Ainsi, dans un but de développement de la culture internationale, nous te proposons cette article en anglais, tu peux retrouver la traduction avec ce QRcode !

 

Overall, the subjects that ENSA deals with are around training and its organization and the representation of nurses. For example, the board is working, on an amendment to Annex 5 and Article 31 of the European Union’s Directive 55, which frames our training to rejuvenate our teachings. They are also on reflections of harmonization of training. This allows the development of ERASMUS + exchanges !

Promoting more leadership, ENSA has naturally enrolled in the Nursing Now campaign and is even the head of Nursing Now Youth Europe ! (Want to know more about the Nursing Now campaign ? A whole article is waiting for you in Serum 58).

One of the new big projects at ENSA is also a desire to see more gender equality in training and the profession. Because even if we consider that our French balance at about 80/20 is weak; some countries do not exceed 5% of men in training and profession …

One of the major innovations introduced by the outgoing board led by Viviana Lundberg, a Sweden student, has been to push student nursing representation into professional bodies : be it by very close links to the EFN (European Federation of Nurses) or the ICN (International Council of Nurses)

All these topics and much more were discussed at the last ENSA General Assembly held in Athens on October 17 and 18, 2019. All these strong wishes of the outgoing mandate led by Viviana Lundberg, allowed a real renewal of ENSA ! It is now at the new board, led by Croatian student David Mlakic, to take up the challenge !

ENSA 2019-2020 board :

  • Président : David Mlakic, Croatie
  • Vice-President : Ziga Metelko, Slovénie
  • Board Member : Bartosz Priba, Pologne
  • Board Member : Nikolas Xouliaras Simitzis, Grèce
  • Board Membre : Tanguy Guibert, France

Go like ENSA on Facebook : European Nursing Student Association – ENSA.

Tanguy GUIBERT, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

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Sérum 59 – International (FR)

Sérum 59 – Culture

Imaginer la formation de demain

La carrière d’un infirmier n’est pas celle d’un radeau sur un long fleuve tranquille mais bien d’un voilier en pleine tempête.

Je m’explique, notre métier évolue, nos pratiques changent et à nous professionnel de terrain de s’adapter. Il est de notre décret de mettre en place les données issues de la science dans nos pratiques même si les soignants réfractaires au changement existent.

Nous sommes à un carrefour d’une évolution de notre profession. D’une part par l’intégration du volet numérique dans les soins, la gestion des soins et la gestion du parcours patient etc… grâce aux travaux menés par le projet de Dominique Pon « le tour de France de la e-santé en 17 étapes » de ma santé 2022 et d’autre part avec la parution du décret sur la création au Conseil National Universitaire  des sciences infirmières (CNU 92) pour acter l’universitarisation de notre profession.

-Infirmier depuis 15 ans en CHU

-Formateur en simulation, 

-Infirmier sapeur-pompier volontaire, ancré dans la recherche paramédicale,

Je souhaite faire bouger les liens entre l’IFSI et le terrain. J’interviens ponctuellement en IFSI pour des cours ou jury de MFE. Actuellement en reprise d’étude, je suis doctorant en psychologie cognitive après un master 2 en sciences de l’éducation. Tous les CHU ne financent pas ces reprises universitaires. J’ai dû prendre une disponibilité et me faire embaucher en convention CIFRE (pour les 3 ans de la thèse) par une société de la région Bordelaise spécialisé dans l’édition de simulateurs numériques et de réalité virtuelle en santé. Ma thèse porte sur l’apprentissage des étudiants infirmiers à travers l’utilisation des simulateurs numériques en formation initiale.

La simulation numérique en formation permet une réingénierie pédagogique innovante. Cette approche, est une modalité décrite par l’HAS pour intégrer de la simulation (HAS, 2012). 

Grâce au numérique et aux nouvelles technologies, nous pouvons en formation initiale ou continue s’entrainer sur des situations de soins auxquelles nous n’aurions pas eu l’occasion de connaître ou d’appréhender durant nos études.

Celles-ci sont mises à notre disposition pour augmenter et faciliter notre cursus expérientiel, dans le but de mettre en œuvre notre raisonnement clinique et ses attributs pour favoriser une meilleure prise en soin du patient et sa famille, plus rapidement, dans de meilleures conditions et surtout limitant son temps d’hospitalisation. Pour aller dans ce sens, s’entrainer et s’entraider entre professions multidisciplinaires améliore la qualité de prise en charge du patient surtout avec les créations des maisons de santé et l’ouverture vers le retour à domicile précoce.

Et si le numérique l’envisageait ? Le numérique permet par exemple de s’entraîner à des réunions pluridisciplinaires avec tous les acteurs de soins pour prévoir un plan de soins personnalisé et envisager le retour à domicile précoce du patient, ou s’entraîner sur différents lieux de stages, ou à des conflits interculturel aux urgences, prise en soins de victimes en afflux massif, s’exercer au raisonnement clinique, au tutorat, à la prise de décision sans risque (etc…). 

C’est à vous, étudiants infirmiers, d’être le moteur de cette interdisciplinarité, cette complémentarité dans l’exercice de notre profession. Nous sommes tous d’accord, le numérique ne viendra jamais remplacer la pratique, mais permet de s’y préparer par l’entrainement. Dans les années à venir, (bientôt) les étudiants infirmiers auront un parcours (complémentaire à la formation théorique) de formation par simulation en mutualisant les différentes approches. 

Ex : Vous travaillez sur la pose de chambre implantable. Vous ferez en amont de la pédagogie inversée pour l’apprentissage théorique puis l’aborderez sous l’angle « patient standardisé » pour travailler vos compétences relationnelles, votre positionnement posturale (vous asseoir ? rester debout ?)… puis vous ferez du procédurale sur un dispositif spécifique puis de la simulation hybride avec un vrai patient (acteur) qui aura une prothèse de perfusion sur son torse pour cumuler vos apprentissages. Vous pourrez faire de la simulation plein échelle pour travailler vos compétences dites « non techniques » telle que la communication, la prise de décision, l’appel à l’aide en situation réelle… et enfin vous l’aborderez par la simulation numérique ou la réalité virtuelle pour multiplier les environnements différents et ancrer les procédures et les questions de connaissances théoriques. Enfin vous terminerez par un débriefing lié à chaque situation. C’est l’ancrage des connaissances par la réflexion de groupe et la verbalisation de ses actions.

Dans une dernière partie, je souhaiterai vous sensibiliser tous individuellement sur le fait qu’ensemble les choses peuvent bouger. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, pour notre profession. Vous êtes le vivier de demain. Tout le monde, dans sa spécialité, son domaine d’exercice et d’expertise contribuera à l’amélioration de la  prise en soin du patient, de la qualité des soins apportés pour lui et sa famille. 

Le MFE est perçu pour certains comme inutile. Cependant il permet de vous lancer dans une dynamique de réflexivité interprofessionnelle pour éviter d’entendre : « pourquoi tu fais comme ça ? parce que j’ai toujours fait comme ça ». Il est de notre responsabilité, impulsé par notre décret de mettre en place les données probantes dans les soins pour garantir la qualité des soins (Poiroux, 2016). 

Nous aurons davantage de légitimité auprès de tous, comme au niveau international quand nos pratiques cliniques seront appuyées sur ces preuves scientifiques. C’est l’affaire de tous, à tous niveaux : exemple récent avec la nomination de l’infirmière Isabelle Fromantin au titre HDR (le plus haut niveau universitaire). Isabelle est toujours infirmière clinicienne, travaille entre le laboratoire et le terrain. Elle est un model pour notre profession.

C’est ce qui fait que notre profession est riche, en constante mouvance et nous permet de diversifier et d’actualiser nos connaissances pour assurer des soins justes et conformes aux patient à leurs familles. 

Guillaume Decormeille

Infirmier

Contact : guillaumedecormeille@wanadoo.fr

Interview réalisé par Romaric HERVO, Vice-Président en charge de la stratégie réseau national.

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Sérum 59 – Culture

Sérum 59 – Affaires sociales

Réforme de l’assurance au chômage

Cette année une importante réforme de l’assurance chômage a été annoncée, elle est entrée en vigueur en novembre 2019.

Mais qu’est ce qui change alors ? 

  • La durée minimale de travail 
  • Le rechargement des droits 
  • Un nouveau mode de calcul pour les indemnités 

La durée minimale de travail : 

Auparavant pour avoir accès à une indemnisation il fallait avoir travaillé 610 heures (soit environ quatre mois) sur les 28 derniers mois. A partir de novembre 2019 cela évolue, il faut maintenant avoir travaillé 130 jours, soit 910 heures (6 mois) pour ouvrir des droits. 

En contrepartie la durée d’indemnisation passe de 4 mois à 6 mois. 

Le rechargement des droits : 

Lorsque vous travaillé pendant votre période d’indemnisation, vous pouvez acquérir de nouveaux droits à l’assurance chômage et ainsi allonger votre durée d’indemnisation. C’est ce qu’on appelle le rechargement des droits. 

Avant novembre 2019 : si au cours de votre période d’indemnisation, vous aviez travaillé au moins 150 heures (1 mois) sur une période de 28 mois précédent la date de fin de votre dernier contrat alors vos droits pouvaient être rechargés. 

Maintenant pour recharger vos droits vous devez  travailler 910 heures (au moins 6 mois) sur une période de 24 mois au cours de votre période d’indemnisation. 

Un nouveau mode de calcul pour les indemnités : 

A partir du 1er avril 2020, le salaire journalier de référence, qui sert de base de calcul pour montant de la future allocation, sera obtenu selon une nouvelle méthode de calcul : les salaires de la période retenue seront divisés par l’ensemble des jours (repos, fériés et dimanches compris), et ce à partir du premier jour d’emploi. Actuellement, seuls les jours travaillés sont pris en compte. 

Ces annonces ont été notifié dans les décrets n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage et n° 2019-796 du 26 juillet 2019 relatif aux nouveaux droits à indemnisation.

Eugénie NAUD, Vice-Présidente en charge des affaires sociales

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Sérum 59 – Affaires sociales

Sérum 59 – Vos droits

Les indemnités de stage

Les indemnités de stages et les remboursements des frais de transport sont légiférés par l’arrêté du 18 mai 2017. Ce dernier met en avant le fait qu’une indemnité de stage et des remboursements de frais de transports sont versés aux étudiant.e.s pendant la durée des stages réalisés au cours de leur formation.

Le montant des indemnités de stage est fixé, sur une base d’une durée de stage de 35 heures par semaine, à 28€ en première année, 38€ en deuxième année et 50€ en troisième année. 

Concernant les frais de transports, ils sont pris en charge quotidiennement si le stage est effectué dans la région ou dans une région limitrophe, où est implanté ton Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Le trajet pris en charge est celui le plus court entre le lieu de ton stage et l’IFSI ou alors, le lieu de stage et ton domicile. Lorsque le stage se trouve à de nombreux kilomètre, ton IFSI peux te proposer de louer un hébergement pendant la durée du stage. Cette solution est, elle aussi, remboursée par l’IFSI. De plus, sur autorisation du/de la directeur/trice, des frais d’utilisation de parcs de stationnement et de péage d’autoroute peuvent être remboursés sur présentation des pièces justificatives. Les indemnités de stage et remboursements aux frais de déplacement ne sont pas imposables.

Les dispositions de l’arrêté précité s’appliquent à l’ensemble des étudiant.e.s (stagiaire non-redoublant, redoublant, en formation continu ou initiale). En effet, les textes n’interdisent pas de distinctions.

Dans certaines régions, des recommandations sont écrites par la région. Il se peut que celles-ci aillent à l’encontre de l’arrêté du 18 mai 2017. Toutefois, celles-ci ne sont pas source de droit.

Les remboursements de frais kilométriques dépendent de deux facteurs : le nombre de kilomètres parcourus et la puissance fiscale de ta voiture.

Les délais de versement dans certains IFSI sont parfois long. Selon la législation, le remboursement des frais de déplacement et le versement des indemnités de stage sont effectués à terme échu du stage. Il n’y a donc pas de délai donné. Pour instaurer un délai, nous t’invitons à remonter l’information à tes représentants de promotion et leur demander de faire part de ce désir. Lors de l’Instance Compétente pour les Orientations Générales de l’IFSI, le règlement intérieur est voté. C’est alors à ce moment que les représentant.e.s de promotion pourront faire une proposition.

Si tu rencontres quelconques soucis dans ton IFSI, nous t’invitons à nous faire remonter l’information à vosdroits@fnesi.org.

François DESMONS, Vice Président en charge de la défense des droits.

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Sérum 59 – Vos droits

Sérum 59 – Dossier

La Sécurité Sociale

Quel financement pour le système de santé ?

La Sécurité sociale est souvent confondue avec l’Assurance Maladie, qui n’en est pourtant qu’une composante. La « Sécu » a maintenant 74 ans. L’Assurance Maladie ne représente que la branche maladie et accidents du travail, du Régime Général. Il regroupe les salarié.e.s, travailleurs/ses indépendant.e.s, ayant-droits et depuis peu les étudiant.e.s. 

Créée en 1945, la Sécurité sociale […] a pour mission de protéger les Français contre tous les risques de la vie, en les accompagnant à chaque étape de leur existence. Elle repose sur un principe de solidarité, chacun participant à son financement selon ses moyens.

Le financement de la Sécurité Sociale est assuré par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Le Parlement vote chaque année la Loi de financement de la sécurité sociale et fixe l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM).

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS), vise à maîtriser les dépenses sociales et de santé. En fixant les objectifs de dépenses en fonction des prévisions de recettes, le PLFSS détermine les conditions nécessaires à l’équilibre financier de la Sécurité Sociale. 

Le processus d’examen et d’adoption du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) est le suivant : il est déposé par le Gouvernement au plus tard le 15 octobre de chaque année, à l’Assemblée Nationale. Le Parlement vote le PLFSS mais dispose de 50 jours pour se prononcer. Une fois adoptée, la loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) peut être modifiée par une LFSS rectificative.

Encourager et valoriser le travail

La reconduction de la prime exceptionnelle totalement exonérée

La prime exceptionnelle, reconduite dans le PLFSS 2020, totalement exonérée a pour but l’exonération, pour le/la salarié.e comme pour l’employeur/se, de l’ensemble des cotisations et contributions sociales (sécurité sociale, retraites, etc) et d’impôt sur le revenu, dans la limite de 1000€. Elle s’applique aux salarié.e.s dont la rémunération mensuelle brute est inférieure à 3 SMIC, soit 3600€ par mois environ. 

La prévention de la désinsertion professionnelle et la modernisation du régime de l’invalidité

Afin de prévenir la désinsertion professionnelle, le PLFSS 2020 prévoit l’expérimentation d’une plateforme départementale pluridisciplinaire, coordonnée par l’Assurance maladie. Elle permettra d’identifier de manière plus précoce les salarié.e.s à risque tout en leur proposant un parcours d’accompagnement adapté à leur situation.

Le présent projet de loi supprime la condition liée à un arrêt de travail préalable à temps complet et assouplit les conditions d’accès au dispositif prévu en cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle. 

Simplifier les démarches des employeurs

L’unification du recouvrement social

Le recouvrement consiste en la perception par certains organismes de sommes dues par une personne physique ou morale. Ces sommes sont appelées les “cotisations sociales”. 

Le Gouvernement souhaite simplifier le recouvrement des impôts et des cotisations sociales à cause de l’organisation répétitive des démarches auprès des différents organismes. Parallèlement, la mission «France recouvrement», nouvellement créée, a pour objectif de développer des services communs pour les cotisant.e.s. 

Le « tout en un » pour les employeurs/ses de service à la personne

Les particuliers employeurs/ses entreront dans le prélèvement à la source en janvier 2020. Le prélèvement à la source consiste au prélèvement de l’impôt directement sur le salaire de la personne. Pour aller plus loin, le Gouvernement a souhaité engager l’extension du système à l’ensemble des aides sociales et fiscales dans le secteur des services à la personne, sous la forme d’une expérimentation. 

La fusion des déclarations fiscale et sociale pour les travailleurs/ses indépendant.e.s

Il est prévu pour 2020 de procéder à la fusion des déclarations sociale et fiscale de revenus que les travailleurs/ses indépendant.e.s (exemple : les infirmier.e.s libéraux/les) doivent effectuer. L’unification permettra donc de simplifier les formalités des travailleurs/ses indépendant.e.s et leur permettra, dès 2021 pour leurs revenus de 2020, de déclarer de manière simultanée, dématérialisée et immédiate leurs revenus aux administrations fiscales et sociales. Les 400 000 professionnel.le.s médicaux/les et paramédicaux/les libéraux/les seront concerné.e.s par cette mesure en 2023. 

Soutenir les familles monoparentales

Le service public de versement des pensions alimentaires

Le projet de loi souhaite sécuriser le versement des pensions alimentaires pour les familles monoparentales. Les familles seront accompagnées dans le paiement des pensions alimentaires, notamment en confiant à l’Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA) le développement d’un dispositif de versement des pensions alimentaires. Ce dernier consiste à l’encaissement des pensions alimentaires par l’agence qui se chargera ensuite de les reverser immédiatement au parent créancier. 

Renforcer l’accès aux soins dans tous les territoires

Des mesures d’aide à l’installation des médecins dans les zones mal dotées en professionnels de santé

Quatre contrats incitatifs sont aujourd’hui proposés par l’Etat aux jeunes médecins selon leur statut (installation ou remplacement, généraliste ou spécialiste notamment). Le PLFSS 2020 prévoit le regroupement de ces quatre dispositifs en un contrat unique appelé «contrat début d’exercice» (CDE) ouvert à l’ensemble des médecins s’installant dans une zone sous-dense. L’éligibilité à ce nouveau contrat sera conditionnée à l’inscription dans un dispositif d’exercice coordonné et des engagements sur les tarifs proposés. 

Les hôpitaux de proximité et le financement de nouvelles missions

Les hôpitaux de proximité vont assurer le premier niveau de la gradation des soins. La mesure inscrite dans le PLFSS 2020 propose d’adapter les modalités de financement afin de favoriser le lien entre la médecine de ville et l’hôpital ainsi que la prise en charge coordonnée des patients. Par ailleurs, les établissements bénéficieront pour l’exercice de leurs missions d’une dotation de responsabilité territoriale, permettant l’accès à des consultations de spécialités, des plateaux techniques et des équipements de télésanté. 

De nouvelles prestations hébergement et transport pour les femmes enceinte éloignées d’une maternité

A partir de 2020, une nouvelle mesure permet aux femmes enceintes résidant à plus de 45 minutes d’une maternité de bénéficier d’un hébergement proche de l’établissement et d’un transport, tous deux pris en charge par l’Assurance Maladie. La mise en œuvre opérationnelle du dispositif fera l’objet d’un travail de concertation avec les professionnels du secteur. 

Prévenir, soutenir et accompagner la perte d’autonomie

L’indemnisation du congé proche aidant

Le projet de Loi prévoit un accompagnement spécifique aux proches aidants leur permettant de concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle. En effet, les aidants sont souvent contraints d’aménager, de réduire voire de totalement arrêter de travailler, diminuant ainsi leurs revenus. Ainsi, l’une des premières mesures du plan se veut d’indemniser le congé proche aidant à l’instar du congé de présence parentale et du congé de soutien d’un proche en fin de vie. 

L’investissement dans les structures d’accueil

Le PLFSS prévoit un investissement de 130 Millions d’euros consacrés en faveur de la rénovation et de la transformation des établissements médico-sociaux. Cette volonté s’inscrit dans une démarche de revalorisation des métiers du grand âge avec notamment des versements de primes aux professionnel.le.s aide-soignant.e.s d’EHPAD, ou bien auprès de professionnel.le.s du secteur de l’aide à domicile. 

Revaloriser les prestations sociales

Une revalorisation plus forte pour les retraités ayant une retraite inférieure à 2000 euros

Des minimas sociaux (AAH, minimum vieillesse) qui augmentent plus vite que l’inflation

Dans le prolongement du rétablissement en janvier 2019 du taux de Contributions Sociales Généralisé (CSG), 12 millions des retraités bénéficieront d’une revalorisation de leurs pensions de base à hauteur de l’inflation, dès lors que leurs retraites brutes globales n’excèdent pas 2000€ par mois. 

L’Allocation Adulte Handicapé (AAH) et le minimum vieillesse (ASPA) feront de nouveau l’objet d’une revalorisation exceptionnelle, respectivement au 1er novembre 2019 et au 1er janvier 2020. Ces revalorisations porteront leur montant à plus de 900 € pour une personne seule, soit 100 € de plus par mois qu’en 2017.

  • 9 octobre 2019 : le texte initial est déposé à l’assemblée nationale
  • 29 octobre 2019 : le texte est adopté avec l’ajout d’une trentaine d’articles 
  • 4 novembre 2019 : l’Assemblée Nationale a transmis le texte au sénat 
  • 14 novembre 2019 : refus en bloc du texte par le Sénat 
  • 15 novembre 2019 : le gouvernement convoque une commission mixte paritaire pour l’examen de ce projet de loi
  • 19 novembre 2019 : la commission mixte paritaire rejette le Projet de Loi faute d’accord entre députés et sénateurs
  • 25 et 26 novembre : Relecture du texte en séance publique à l’Assemblée Nationale après passage en commission des Affaires Sociales

  • Pallier les inégalités d’accès aux soins 

Pour palier cette inégalité d’accès il est évident que le tiers payant doit être généralisé à tous les professionnels de santé et pour tous les patients. En effet, vous ne devez plus avancer les frais des consultations et des médicaments en pharmacie. 

L’Infirmier.e Diplômé.e d’Etat, par son maillage territorial important, fait parti des professionnel.le de santé au plus proche du/de la patient.e. Ce sont des professionnel.le.s de premier recours. Afin de libérer du temps médical et parce que cela rentre dans notre champ de compétences, nous défendons le droit d’une prescription étendue. 

  • Augmenter la couverture vaccinale 

La défiance envers les vaccins est importante en France. Il est donc nécessaire de mobiliser la plus large partie des professionnel.le.s de santé autour de la thématique, que ce soit pour sensibiliser ou produire l’acte. Nous vaccinons déjà les populations les plus fragiles contre la grippe et demandons ainsi à étendre notre population cible avec une vaccination généralisée pour tou.te.s par tous les IDE. 

  • Reconnaître les compétences infirmières à leur juste valeur 

Aujourd’hui, l’avenant 6 de la convention nationale des libéraux limite l’IDE dans ses prescriptions de dispositifs médicaux à quelques produits en vente libre. Nous souhaitons qu’en 2020, le domaine de compétences des infirmier.e.s soit reconnu en permettant à tout les IDE de prescrire des produits thérapeutiques un lien avec un bilan de plaie, effectué également par l’IDE. Nous défendons également que les IDE doivent être sous leur unique responsabilité dans leurs prescriptions de ces dispositifs. 

Dimitri ALLEMAND, Vice-président en charge des Perspectives Professionnelles

Félix LEDOUX, Secrétaire Général en charge des Élections et du suivi des Élu.e.s

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Sérum 59 – Dossier