Proposition #1

Démocratiser l’accès à la formation

À ce jour, le concours fonctionne en deux étapes


– La première partie est constituée de 2 épreuves d’admissibilité :

La première est un test d’aptitudes

La seconde est un travail écrit sur l’étude d’un texte relatif à l’actualité dans les domaines sanitaire et social, suivi de 3 questions portées sur le texte étudié.

– La seconde partie est une épreuve d’admission :

Cela consiste en un exposé oral sur un sujet sanitaire et/ou social avec un échange motivationnel et les connaissances sur la formation.

Pourquoi ?

 

Le concours entretient les inégalités et fausse l’égalité des chances du fait des frais qu’il engendre : inscription, déplacement et logement.

Les étudiant.e.s les plus aisé.e.s peuvent multiplier leurs possibilités de passage, et donc leurs chances de réussite.

 

L’utilisation de la plateforme admission post-bac, contrairement au système de sélection actuel, est entièrement gratuite. Ce qui  est une plus value non négligeable et permettra aux futur.e.s étudiant.e.s d’investir l’argent économisé dans des outils pédagogiques plus que dans un système inégalitaire et injuste.

 

Ce concours est vecteur de sélection sociale.

 

Le concours entretient l’idée erronée d’une formation élitiste et réservée aux meilleur.e.s, alors qu’il ne s’agit que d’un frein à l’accès à l’enseignement supérieur.

 

De même, ce système de sélection juge les individus à un instant donné. La réussite ou l’échec au  concours ne peut en rien préjuger de la capacité d’un individu à suivre des études, à acquérir des compétences, à devenir un professionnel.le de santé compétent.e

 

Ce concours n’est pas garant de la qualité du niveau des étudiant.e.s

 

Comment ?

 

La FNESI demande une démocratisation des modalités d’entrée en IFSI se traduisant par  la mise en place du système Admission Post-Bac.

 

Plateforme connue de tout.e.s les futur.e.s étudiant.e.s, elle fonctionne par un système permettant l’équité entre les étudiant.e.s et mettant en avant la volonté et la motivation du/de la  futur.e étudiant.e à suivre la formation, par la mise en place d’un système de voeux.

 

Les modalités de sélection des candidatures par APB se font selon plusieurs critères, ceux-ci seront choisis en prenant en compte l’ensemble des profils des étudiant.e.s actuellement en formation.

Ce système tient compte du parcours global de la/du futur.e étudiant.e mais aussi de son lieu d’habitation.

 

APB est la solution la plus équitable pour permettre l’accès aux études en soins infirmiers.

 

Ce système de sélection devra également se baser  sur une orientation accrue en amont de la formation, possible dès le secondaire, mais également une réorientation des personnes issues d’autres filières d’études ainsi que d’autres professions.

 

Cette modification de la sélection n’aura pas d’impact sur le nombre de place dans les IFSI, ceux-ci ne seront pas autorisés à accepter plus de place que celles prévues.

 

Pour toutes autres informations sur le système Admission Post-Bac :

 

 http://admission-postbac.fr/

 

Petit plus :

Il n’est pas question d’une sélection en fin de première année comme cela peut se faire en PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé), où serait prônée une forme d’élitisme vers les filières médicales ou paramédicales.

De plus, bien que les individus en formation continue n’aient pas accès à APB, leur accès à la formation ne sera remise en question : ils devront simplement s’adresser directement aux service de formation continue des universités.

Enfin, cette réforme doit s’accompagner d’une intégration universitaire pleine et entière afin de permettre une véritable égalité entre l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur.

Cette réforme de démocratisation des modalités d’accès à notre formation permettrait donc l’orientation dès le secondaire, une réelle évaluation continue durant la formation, une admission par la plateforme Admission Post-Bac pour tendre également vers une intégration universitaire.C’est aussi de manière plus globale des passerelles entre les formations de santé, la possibilité de réorientation étudiante et professionnelle et donc une meilleure intégration de la formation continue.  C’est donner sa chance à tou.te.s les candidat.e.s à la formation.
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30 mars 2017 – Démocratiser l’accès à la formation