Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers

L'association représentative des 94 000 étudiant.e.s en soins infirmiers de France

Sérum 60 – Vos droits

La césure

Dans notre formation, les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ont le droit de demander une césure. Cette année, l’arrêté qui la réglemente a été modifié, avec un modèle s’adaptant avec ce qui est déjà présent depuis plusieurs années à l’université. La FNESI, qui a été motrice pour octroyer ces droits nouveaux aux étudiant·e·s, vous explique les principaux changements.

Le droit d’une césure, et les règles d’un projet

Quel que soit le projet envisagé, la césure peut dorénavant être entamée dès le premier semestre de la formation. Elle commence obligatoirement au même moment qu’un semestre, et dure entre six mois et un an sans période d’interruption.

En césure, le statut d’étudiant·e est conservé, d’où l’acquittement de droits d’inscription universitaire et de la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus).. D’autres frais peuvent s’ajouter, mais uniquement dans les IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) privés. Les IFSI publics tout comme les universités ont interdiction d’imposer d’autres frais, y compris pour les étudiant·e·s demandant une césure. 

Dans tous les cas, la césure n’est possible qu’une seule fois pour les trois années de formation, alors autant bien choisir quand la demander.

Demander une césure, la première étape d’une grande aventure.

L’étudiant·e qui demande une césure doit remplir un formulaire auprès de son IFSI. Il n’y a dorénavant plus un délai de trois mois avant la période de césure à respecter, contrairement à ce qui était établi avant la modification. Pour ce faire, “la demande est adressée au directeur de l’institut, accompagnée d’un projet justifiant la demande de césure

Dès lors, une section dite “compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants” se réunit dans un délai de deux mois maximum. Elle est composée de différents membres, présent·e·s de droit (la·le directeur·rice par exemple), ou élu·e·s (comme les représentant·e·s des étudiant·e·s). Elles·ils décident de voter à bulletin secret un avis favorable ou défavorable à la suite d’un scrutin face à la demande de césure. 

Si celle-ci est acceptée, “un contrat, signé entre l’institut de formation et l’étudiant, définit les modalités de la période de césure et les modalités de réintégration de l’étudiant dans la formation.

Une césure remplie de possibilités

En plus de l’instauration de nouveaux aménagements d’étude pour les étudiant·e·s en soins infirmiers, la césure favorise elle aussi l’engagement étudiant. De nombreux types de projets peuvent être soumis, que ce soit un engagement associatif, du volontariat comme un service civique, essayer une autre formation ou pouvoir effectuer un contrat de travail.

Auparavant inaccessible pour bon nombre d’ESI, la césure est aujourd’hui une occasion que chaque étudiant·e peut saisir dans son cursus, amenant de nouvelles expériences.

Référence juridique : 

Article 22 de l’arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l’admission dans les instituts préparant aux diplômes d’État de pédicure podologue, d’ergothérapeute, de psychomotricien, de manipulateur d’électroradiologie médicale et de technicien de laboratoire médical et portant dispositions diverses, modifiant l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.

Simon Gendron, Vice-Président en charge de la Défense Des Droits

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