Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers

L'association représentative des 94 000 étudiant.e.s en soins infirmiers de France

Sérum 60 – Enseignement Supérieur

La réforme du premier cycle : dis m’en plus !

Face à un constat ancré depuis de nombreuses années, montrant des étudiant·e·s exténué·e·s après une PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), il était nécessaire de créer un nouveau moyen de sélection prônant l’interprofessionnalité, la réussite étudiante, l’innovation pédagogique et créant un bien-être en formation.

La réforme devrait permettre de diversifier les profils des étudiant·e·s qui souhaitent poursuivre des études en santé et d’autre part stopper le gâchis humain qu’engendrait cette PACES.

La mise en place de cette réforme est programmée pour la rentrée de septembre 2020. Cette première année de mise en place doit permettre aux UFR (Unité de Formation et de Recherche) de santé de s’adapter au mieux à cette réforme, en proposant de nouvelles voies d’accès aux études de santé tout en ne défavorisant pas les étudiant·e·s déjà inscrit·e·s cette année.

Comme expliqué précédemment, ces nouvelles voies d’accès doivent permettre à la fois de diversifier les profils des étudiant·e·s et donc des futur·e·s professionnel·le·s de santé, mais aussi permettre la réussite étudiante. 

Pour cela, il est important de rappeler que sous le modèle de la PACES, les étudiant·e·s qui ne se plaçaient pas parmis les favori·te·s “perdaient” une année d’étude et de bachotage par manque de possibilité d’équivalence avec d’autres filières. Aujourd’hui la réforme du premier cycle, via la voie PASS (Parcours Accès Santé Spécifique), permettra à tout·e·s les étudiant·e·s ayant validé leur année, sans limite de quota, de pouvoir continuer leurs études dans une discipline de licence grâce à la validation de 10 ECTS d’un autre domaine qu’ils auront choisis en début d’année.

Il est également possible de suivre la voie LAS (Licence Accès Santé). Dans ce cas là, 10 ECTS dans l’année seront en lien avec la santé, les étudiant·e·s suivront une licence autre proposée par leur Université et auront soit en plus, soit directement dans la licence, la possibilité de valider 10 ECTS en lien avec la santé. Si ces étudiant·e·s valident leur année et les 10 ECTS, il·elle·s seront alors considéré·e·s comme admissibles et devront passer une épreuve d’admission. Si tout est validé, il·elle·s. auront la possibilité de continuer en deuxième année dans  les filières MMOP (Médecine, Maïeutique, Odontologie ou Pharmacie).

En ce qui concerne les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers), une dernière voie leur permet de passer en deuxième année d’études en santé : la voie “formations paramédicales”. C’est par la validation de 10 ECTS intégrés à la formation que ces étudiant·e·s auront la possibilité, à l’acquisition du grade licence, de poursuivre leurs études en deuxième année en MMOP.

Ce qui change par rapport à la passerelle qui existe actuellement : pour le moment les seules possibilités pour les étudiant·e·s en soins infirmiers de passer en deuxième année de filière MMOP c’est dans un premier temps de valider le diplôme d’état infirmier puis d’exercer deux ans avant de pouvoir déposer une candidature pour intégrer la filière MMOP. 

Un·e ESI qui aura son diplôme d’état infirmier, sera considéré·e comme possiblement admissible en deuxième année des filières MMOP et il·elle devra suivre la phase d’admission comme les autres voies de cette réforme. 

La phase d’admission se compose généralement d’un oral qui permettra de classer les étudiant·e·s dans leurs voies d’admission respectives et donc de connaître quel·le·s candidat·e·s pourront accéder à cette passerelle.

Dorian Hérault, Secrétaire Général en charge de l’Enseignement Supérieur

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