Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers

L'association représentative des 94 000 étudiant.e.s en soins infirmiers de France

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Le Guide de l’Étudiant.e en Soins Infirmiers

En cette rentrée 2016, la FNESI publie son nouveau guide à destination de tou.te.s les étudiant.e.s en soins infirmiers !

Dans ce guide, tu trouveras toutes les réponses aux questions que tu te poses sur la formation, et la profession d’infirmier.e. Tu souhaites en savoir plus sur tes droits en tant qu’étudiant.e ? Tu souhaites comprendre comment s’organise la formation ? Tu souhaites savoir ce qu’il est possible de faire après le diplôme ? Toutes les réponses sont dans ce guide !

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Le Guide de l’Étudiant.e en Soins Infirmiers
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Formation des tuteurs/trices des stagiaires paramédicaux : un pas vers la généralisation d’un enseignement clinique de qualité

Le 29 juillet 2016 est paru une instruction de la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS), relative aux orientations en matière de développement des compétences des personnels des établissements de la fonction publique hospitalière. Celle-ci détermine “les axes de formation prioritaires ainsi que les actions nationales de formation retenues au niveau national pour l’année 2017”. Les Fédérations et Union Nationales des Etudiant.e.s en Kinésithérapie (FNEK), en Ergothérapie (UNAEE) et en Soins Infirmier.e.s (FNESI) se félicitent de voir apparaître parmi ces axes celui de la formation des tuteurs/trices de stage des étudiant.e.s paramédicales/aux.
Le développement de cet axe fait en effet suite à une demande initiale des étudiant.e.s en soins infirmiers lors des manifestations coordonnées par la FNESI en mars 2014, et soutenues par la FNEK. Il aura fallu plus d’un an pour que les groupes de travail sur la question s’ouvrent et une autre année pour que le cahier des charges de la formation des tuteurs/trices de stage voit le jour. Les changements plus ou moins récents de référentiel de formation pour les étudiant.e.s en kinésithérapie et en soins infirmier.e.s sont parfois source de décalage entre les attendus de la formation et ceux des tuteurs/trices. L’approche de formation par compétence qui est aujourd’hui l’essence de nos formations doit amener à un réel changement de paradigme en terme d’encadrement clinique. Gageons que la formation des tuteurs/trices permettra un encadrement plus adapté des étudiant.e.s et une compréhension partagée des objectifs des stages et de leur évaluation. La pratique et la qualité du tutorat sont aujourd’hui extrêmement hétérogènes. Les fédérations étudiantes attirent l’attention quant à la nécessité d’une harmonisation des pratiques, afin de garantir à chacun la meilleure formation possible.
Le cahier des charges de la formation des tuteurs/trices de stage a été élaboré de manière conjointe par les associations représentant les formateurs/trices et directeurs/trices d’instituts de formation paramédicaux, les étudiant.e.s, les personnels et les établissements recevant des stagiaires. Il a par ailleurs emporté l’adhésion des membres du Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP) le 9 juin dernier. Celui-ci détermine les compétences sociales, relationnelles, pédagogiques, réflexives et organisationnelles à acquérir pour les tuteurs/trices.

La formation restant pour le moment non obligatoire à l’acquisition du statut de tuteur/trice, de nouveaux efforts devront donc être accomplis vis-à-vis de l’encadrement des étudiant.e.s paramédicaux en stage.

La formation proposée en priorité des actions de formation des établissements publics doit en effet pouvoir bénéficier à l’ensemble des secteurs accueillant des stagiaires, et notamment aux professionnel.le.s libérales/aux, accueillant la majorité des étudiant.e.s en ergothérapie et en kinésithérapie. De plus, la FNEK, l’UNAEE et la FNESI tiennent à rappeler l’importance de reconnaître le temps accordé aux étudiant.e.s par les professionnel.le.s. Alors que certains établissements, qui avaient fait un pas dans ce sens tel que l’Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM), reculent aujourd’hui en supprimant des postes dédiés au tutorat, il est urgent d’engager la réflexion sur la nécessité de dégager du temps dédié à l’encadrement pour les professionnel.le.s en charge du tutorat.
  • FNEK – Joachim Le Tallec – Attaché de presse – presse@fnek.fr – 06 13 12 49 06
  • FNESI – Laura Ternot – Vice-présidente – presse@fnesi.org – 06 40 81 06 50
  • UNAEE – Marie-Sophie Broggini – Vice-présidente – vp-enseignementsup@unaee.org – 06 08 93 07 08

 

24 août 2016

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Formation des tuteurs/trices des stagiaires paramédicaux : un pas vers la généralisation d’un enseignement clinique de qualité
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Coût de la rentrée 2016 : entre augmentation des dépenses et inégalité des aides

Le 16 août dernier, la Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE) publiait son quatorzième indicateur du coût de la rentrée étudiante. Celui-ci fait preuve d’une certaine stabilité, notamment grâce au gel des frais d’inscription, des frais de sécurité sociale étudiante et du coût durepas en restaurant universitaire, obtenus cette année par la FAGE. Les 1,01% d’augmentation du coût de la rentrée 2016 par rapport à celle de 2015 sont donc dus à une augmentation des frais de la vie courante. Si la situation est similaire pour les étudiant.e.s en soins infirmiers en ce qui concerne leurs frais quotidiens, ceux afférents à la formation peuvent s’élever bien au-delà des coûts annoncés par la FAGE pour un.e étudiant.e universitaire. En plus de certains manuels obligatoires, la formation en soins infirmiers nécessite l’achat de matériels tels que les blouses ou instruments de stage qui pèsent dans le budget de rentrée des étudiant.e.s. Ces frais sont extrêmement variables d’un institut à l’autre. Le coût des tenues professionnelles, obligatoires pour la réalisation des stages, varie du simple au quadruple, pouvant atteindre jusqu’à 200€, lorsque le service de blanchisserie n’est pas lui aussi facturé à l’étudiant.e.

Le portefeuille de rentrée des étudiant.e.s en soins infirmiers reste avant tout plombé par le profond décalage des services et aides sociales auxquels elles/ils ont accès en comparaison aux étudiant.e.s de l’enseignement supérieur.

Les étudiant.e.s en soins infirmiers relèvent du système de bourses des formations sanitaires et sociales, gérées par les Régions. Elles diffèrent en terme de critères et de montant par rapport à celles délivrées par le CROUS. Cette différence, rarement favorable à l’étudiant.e, implique des aides sociales reçues souvent inférieures à celles des CROUS, augmentant ainsi le coût global de la rentrée pour un.e étudiant.e en soins infirmiers. De plus, certaines régions effectuent le versement de ces bourses de manière trimestrielle ce qui retarde de trois mois le premier versement d’une aide et empêche les étudiant.e.s de faire face au coût de leur rentrée.
Enfin, il est à noter que le maillage territorial très étendu des IFSI désavantage les étudiant.e.s en soins infirmiers en terme d’accès aux services de la vie étudiante, notamment de restauration. Les restaurants universitaires des CROUS proposent des repas chauds et complets au tarif social de 3,25€, mais 47,9% des instituts n’en disposent pas dans leur ville. Les étudiant.e.s sont alors amené.e.s à utiliser les services de restauration rapide ou les cafétérias des centres hospitaliers, ce qui double en moyenne le prix de leur repas pour la même prestation que dans un restaurant universitaire.
Devant tant d’inégalités avec les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur mais également entre les instituts eux-mêmes, il est urgent que l’ensemble des acteurs de la formation agissent. Instituts et Centres hospitaliers d’une part, afin de trouver des solutions durables et adéquates à l’absence de services de restauration, Régions d’autre part en adaptant les systèmes de bourses. Gouvernement et administrations enfin, pour que soient mises en place les mesures annoncées par la Grande Conférence de la Santé, telles que le renforcement des prestations sociales dans un objectif d’alignement avec celles du réseau des œuvres universitaires.
6 septembre 2016
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Coût de la rentrée 2016 : entre augmentation des dépenses et inégalité des aides