Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers

L'association représentative des 94 000 étudiant.e.s en soins infirmiers de France

Note d’instruction interministérielle

Prêt et entretient gratuit des tenues professionnelles des ESI et EIPA


Depuis trop longtemps, les ESI sont victimes de facturations illégales de frais de location et d’entretien des tenues professionnelles lors de leur inscription en IFSI. En 2020, c’est en moyenne 73€ qui est demandé aux ESI à leur inscription.

Depuis trop longtemps, les ESI et EIPA, par désengagement des lieux de stage, sont contraint·e·s d’entretenir ce mêmes tenues de stage à domicile ou en lavomatiques publics. En 2020, alors que la crise sanitaire de la COVID-19 fait rage partout en France, 53% des ESI et EIPA se voient obligé·e·s d’entretenir leurs tenues à domicile.

Ces conditions de formation venaient mettre en danger tant la santé financière et physique des ESI et EIPA, que l’état de santé des patient·e·s et de leur entourage.

Après les concertations du Ségur de la Santé et des semaines de négociations intenses, la FNESI a su faire entendre la voix des étudiant·e·s en sciences infirmières qu’elle représente.

Au 5 septembre 2020, l’ensemble des établissements d’accueil en stage doivent obligatoirement assurer gratuitement le prêt et l’entretien des tenues de chaque ESI et EIPA en stage.



CDP 07/09/2020 – Victoire de la FNESI : les tenues désormais fournies et entretenues gratuitement


Note d’instruction interministérielle du 05/09/2020


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    Lettre ouverte au Président de la République

    Lettre ouverte au Président de la République

    Le 13 juillet 2020, le président de la FNESI adresse une lettre ouverte à Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République


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      Lettre ouverte au Président de la République

      Modalités d’accès à la formation en soins infirmiers : Parcoursup

      Modalités d’accès à la formation en soins infirmiers : Parcoursup

      Suite aux annonces du Ministère de l’Enseignement Supérieur en 2017, le concours d’entrée aux études en soins infirmiers a été supprimé pour permettre une candidature aux postulant·e·s via la plateforme Parcoursup.


      Cette plateforme s’adresse aussi bien aux élèves de Terminale, qu’aux étudiant·e·s souhaitant se réorienter ou aux personnes en reconversion professionnelle ayant le baccalauréat ou son équivalence postulant en formation initiale.

      Parcoursup est une plateforme numérique permettant aux candidat·e·s de postuler dans l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur inscrites sur Parcoursup selon plusieurs critères :

      • Les résultats scolaires.
      • La fiche avenir.
      • La rubrique personnelle.

      Sur Parcoursup vous trouverez l’ensemble des IFSI existant sur le territoire français qui sont regroupés par Groupement de Coopération Sanitaire (GCS). Ce GCS regroupe des IFSI d’un même territoire universitaire et qui sont rattachés à la faculté de santé la plus proche.

      Les phases de candidature sur Parcoursup se déroulent en différents temps :

      • Inscription sur la plateforme.
      • Candidature dans les formations de l’enseignement supérieur.
      • Examen des vœux par les établissements.
      • Phase de réponse et de validation des vœux.

      Les attendus

      Beaucoup d’amalgames sont faits sur cette notion, il ne s’agit ni plus ni moins d’informations destinées aux futur·e·s étudiant·e·s.

      Les informations disponibles sur Parcoursup :

      • le coût de la formation
      • les contenus et l’organisation des enseignements
      • les attendus de la formation
      • les différentes possibilités de poursuites d’études de la formation, les métiers auxquels conduit la formation, etc
      • les capacités d’accueil, les taux d’admission


      Avant la procédure d’inscription, la plateforme permet de se renseigner sur l’ensemble des formations existantes et donc de préparer son projet d’orientation.

      L’inscription sur la plateforme se fait en accédant au site internet et en créant un compte. Il faudra se munir du numéro d’Identification National Étudiant·e (INE) qui se trouve sur le bulletin scolaire ou sur le relevé de note pour les élèves en terminale ou sur le relevé de Baccalauréat pour les personnes l’ayant obtenu.

      Cette inscription se déroule souvent en début d’année calendaire et s’étend sur quelques semaines. 

      L’ouverture des candidatures fait suite à l’inscription administrative sur la plateforme. Ce temps est dédié à rentrer l’ensemble des vœux des formations dans lesquelles les candidat·e·s souhaitent potentiellement s’orienter. Dans un premier temps ces vœux n’engagent à rien et ne sont pas définitifs, c’est-à-dire qu’il est toujours possible d’en ajouter/supprimer/modifier.

      Ce n’est que dans une deuxième période qu’il faudra valider définitivement les vœux en respectant bien les délais pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

      En ce qui concerne la formation en soins infirmiers, elle possède quelques particularités

      • Candidater dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) permet de candidater dans l’ensemble des IFSI rattachés à la même Université, ne comptabilisant ainsi qu’un seul vœu. Il faut alors sélectionner un vœu initial et plusieurs sous-vœux.
      • Il n’est pas possible de candidater dans plus de 5 groupements d’université différents.

      L’examen des vœux par les établissements se fait après validation définitive des vœux. C’est le moment où les établissements dans lesquels des candidatures ont été proposées vont étudier le dossier afin de pouvoir donner une réponse dans les plus brefs délais.

      Les critères pris en compte sont les suivants :

      • Les résultats scolaires des relevés de note de Première et Terminale ainsi que du Baccalauréat.
      • La fiche avenir, cette fiche se compose de l’avis du chef d’établissement, de l’avis du conseil de classe se basant sur les bulletins scolaires de Première et des deux premiers trimestres de Terminale.
      • La rubrique personnelle, qui se compose du Curriculum Vitae du·de la candidat·e, des centres d’intérêts et du projet de formation motivé. Cette rubrique est très importante et il nécessaire de prendre le temps de la remplir correctement car ce sont des éléments aussi importants que les autres critères.

      En ce qui concerne la formation en soins infirmiers, les vœux sont examinés par les différents IFSI de l’Université. De ce fait une acceptation dans un IFSI est valable pour l’ensemble des IFSI de l’Université. En revanche la position dans la liste principale ou dans la liste d’attente pourra être différente en fonction des instituts de formations.

      Cette période s’étend de la fin de validation des vœux jusqu’à la fin de la phase d’admission principale. Elle se déroule en plusieurs sous-étapes importantes.

      A partir de la date de réception des premières réponses, un délai pour y répondre débute. Ce délai est communiqué avec la réponse. Dans un premier temps, le délai est de 5 jours pour répondre, puis 4 jours et enfin 3 jours. Ce temps permet d’avoir une réflexion pour valider, mettre en attente ou refuser une réponse.

      Il est possible de recevoir 3 réponses différentes de la part de l’établissement, il faudra être attentif·ve à vérifier les notifications sur le site internet Parcoursup, l’application et par mail : 

      • Oui : Dans ce cas-là, acceptation au sein de l’établissement dans lequel la candidature a été faite.
      • Oui si : Encore très peu mis en place au sein des IFSI, le “oui si” permet d’être accepté sous des conditions particulières, par exemple en suivant un parcours aménagé permettant de faire évoluer des compétences nécessaires à l’entrée en formation.
      • Non : Dans ce cas-là, l’admission dans l’établissement est refusée.
      • En attente : Acceptation dans la formation mais il y a de nombreuses demandes et le·la candidat·e est donc inscrit·e en liste d’attente. Il faudra patienter pour ce vœu jusqu’à atteindre la liste principale. Il ne faut pas s’inquiéter mais bien rester vigilant·e aux autres vœux pour ne pas perdre une opportunité.

      Lorsque vous répondez à une réponse vous avez plusieurs possibilité :

      • Valider un vœu, la procédure est terminée et il faut se rapprocher de l’établissement concerné pour effectuer l’inscription administrative définitive.
      • Mettre un vœu en attente, le délai est repoussé pour donner une réponse définitive.
      • Refuser un vœu, il est automatiquement supprimé et il n’est plus possible d’y revenir.


      Phase complémentaire

      Dans le cas où aucun des vœux n’a été accepté, il est possible de participer à la phase complémentaire de Parcoursup. Dans ce cas-là, à partir de l’ouverture de cette phase, il faut formuler de nouveaux vœux. 

      Cette phase s’étendra jusqu’à début septembre et permet d’avoir une chance supplémentaire pour accéder à des formations de l’enseignement supérieur. Lors de la réponse de la part de l’établissement, il y a seulement quelques heures de délai pour valider ou refuser un vœu.

      En cas de question ou pour tout renseignement, contactez-nous par mail à parcoursup@fnesi.org !


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        Modalités d’accès à la formation en soins infirmiers : Parcoursup

        Sérum 60 – Boîte à outils

        Comment mettre en place le développement durable dans ton association ?

        Au fait, le Développement Durable c’est quoi ?
        D’après Mme Gro Harlem Brundtland, Première Ministre norvégienne (1987), le DD (Développement Durable) est “un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs”.

        Tu l’auras compris, le développement durable ne se limite pas seulement à la protection de notre planète, mais constitue une réelle démarche alliant le social, l’économie et l’environnement !

        Responsabilise-toi !

        Avant d’initier toute démarche de sensibilisation auprès des étudiant·e·s, tu te dois d’être exemplaire ! Afin de montrer que ton association prend le sujet très au sérieux, tu peux mettre en place le tri sélectif dans ton local associatif ou inciter ton IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) à le faire. Si tu imprimes des affiches ou des sujets pour des partiels blancs, tu peux utiliser du papier issu de forêts gérées durablement.

        Sensibilise les étudiant·e·s ! 

        Une bonne action vaut mieux qu’un long discours : organise une Clean Walk ! Le but : nettoyer une zone de ta ville de tous les déchets qui la polluent ! Tu peux l’organiser toi-même ou rejoindre une Clean Walk coordonnée par ta ville ou une association. Le savais-tu ? Il y a une journée mondiale dédiée au ramassage des déchets sauvages : le World Cleanup Day. Le prochain aura lieu le 19 septembre 2020 alors… à ton agenda !

        Tu peux également organiser une journée de sensibilisation avec un ciné-débat. Il suffit de projeter une vidéo sur le thème de ton choix dans un amphithéâtre et d’encourager les ESI (Étudiants·e·s en Soins Infirmiers) à débattre du sujet. L’idée est de développer le sens critique des étudiant·e·s sur le DD au travers de temps d’échanges ludiques et responsables.

        Développe des projets ambitieux !

        Lutte contre le gaspillage et encourage le 0 déchet en développant des ateliers Do It Yourself ! Tu incites ainsi au recyclage tout en développant la créativité des étudiant·e·s ! N’hésite pas à organiser des collectes d’appareils électriques et électroniques usagés pour leur redonner une deuxième vie ! Si ton association dispose de locaux, tu peux également mettre en place des espaces de gratuité comme la Gratuiterie de Moulins ! Cf p.25

        Le développement durable c’est aussi consommer des produits locaux et de saison ! Pour cela la FNESI développe le Projet Aubergine ! Il propose aux étudiant·e·s de ton IFSI des fruits et des légumes frais de qualité et à prix défiant toute concurrence ! Plus d’informations sur le site : https://fnesi.org/projet-aubergine/.

        Dans ton évènement : 

        Tu veux organiser un évènement éco-responsable ? Fais une campagne anti-gaspillage alimentaire ! [ Tu peux également faire la promotion du développement durable en incitant les ESI à apporter leurs propres couverts et écocups lors de l’évènement ! ] Et si tu dois tout de même prévoir de la vaisselle jetable, pense à la vaisselle recyclée ou recyclable en mettant en place le tri sélectif !

        Incite les étudiant·e·s à se rendre sur place en utilisant un mode de déplacement propre ou le moins polluant possible : vélo, transports en commun, co-voiturage, etc.

        Le Challenge DD de la FNESI soutenu par la fondation Nicolat Hulot !

        C’est un challenge inter-asso qui a pour but de présenter des projets innovants ! Chaque association adhérente à la FNESI peut participer au défi ! Il est mis en place avec la Charte d’engagement pour le Développement Durable de la FAGE, dont la FNESI est signataire. Pour plus d’informations : innovation.sociale@fnesi.org

        Anaïs DUFAU, Vice-Présidente en charge du Tutorat

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        Sérum 60 – Boîte à outils

        Sérum 59 – Boîte à outils

        Gestion d’une association loi 1901

        La vie étudiante dans un IFSI est très importante pour l’épanouissement de l’étudiant à travers divers projets créer par une association. Il est possible qu’il y en ai une dans ton IFSI et que tu en fasse partie, voir même que tu la préside. Ou au contraire qu’il n’y en ai pas mais que tu souhaite en créer une.

        La création d’une association:

        Pour créer une association de loi 1901 il faut minimum être 2. Pour la bonne raison qu’une association de loi 1901 est une personne morale, ce qui permet d’éviter d’utiliser le compte bancaire personnelle d’une personne physique. Ce sont le président et le trésorier qui ont l’obligation de gérer les comptes de l’association et de se surveiller mutuellement pour éviter le risque d’erreur. 

        De multiples valeurs sont présentes dans la vie associative et dans le fonctionnement des associations. Dont la démocratie: Démos: le peuple (les étudiants) Kratos: Au pouvoir. Ce qui permet à l’association de représenter aux mieux les étudiants et de satisfaire leurs souhaits dans la mesure du possible. 

        Plusieurs étapes sont nécessaire pour créer son association: Ce processus commence par la préparation de différents documents en amont de l’assemblée générale de création. 

        ETAPE 1: -Après avoir trouvé au minimum deux personnes pour créer une association de loi 1901, il faudra commencer à te pencher sur la création des statuts de ton association. C’est le squelette de ton association. Cela se représente par différents articles qui vont régir ta structure comme la durée de ton association, l’emplacement du siège de l’association.. etc.. Tu trouvera plus d’informations au vue de ce sujet sur le site: https://www.service-public.fr

        -Ensuite tu peux si tu le souhaite avec ton bureau créer un règlement intérieur. Celui ci est facultatif.

        Il te permet de rédiger quelques règles au vue du bon fonctionnement de ton association auprès des étudiants de ton IFSI. Exemple: la cotisation annuelle. 

        ETAPE 2: -Par la suite il te faudra trouver une salle (demande à ton IFSI) pour pouvoir faire votre assemblée générale de création.

        Attention il faut minimum un président de séance ainsi qu’un secrétaire de séance. 

        Moment opportun pour présenter le bureau fondateur ainsi que les idées de projets à mettre en place durant l’année à venir. 

        4 types de votes:

        -Ne prend pas part au vote 

        -S’abstient

        -Vote Contre

        -Vote pour

        A la suite du vote favorable par l’assemblée générale, ainsi que le procès verbale dûment remplie (PV).

        Acte juridique écrit qui retranscrit des constatations, qualitatives, quantitative, daté et signé 

         Ton association est créé, il ne te manque plus qu’a terminer l’aspect administratif. Tu trouvera pour cela le formulaire de création d’une association appelé CERFA sur le site: https://www.service-public.fr 

        Ensuite tu envoie le tout à la sous préfecture de ta ville soit par voie numérique soit par papier 

        Attention à ne pas mal interpréter le visuel ci dessous: le Règlement intérieur (même si existant) n’est pas à envoyer à la sous-préfecture

        Pour information: Les documents envoyés à la sous-préfecture sont publiques, tout le monde peut les consulter par demande à la sous-préfecture de l’association.

        Attention si tu envoie les documents par voie postale n’oublie pas de mettre une enveloppe vide timbrée avec ton adresse postale pour que la sous-préfecture puisse t’envoyer le récépissé. 

        ETAPE 3: Après avoir traité ces documents, la sous-préfecture t’envoie le récépissé de ton association ainsi que son numéro d’immatriculation inscrit dessus. Ce document est précieux et te permet d’officialiser les dernières mises à jour de l’association. 

        Ton association se trouvera sur le journal officiel des associations et fondation d’entreprises (J.O.A.F.E). 

        La passation de bureau:

        ETAPE 1:  Prépare une assemblée générale Ordinaire. C’est le moment opportun de changer de bureau mais aussi le nom, le logo, les statuts de l’association si besoin. Il te faudra un.e président.e et un.e secrétaire de séance (en dehors de l’asso) pour gérer l’association entre le bureau entrant et le bureau sortant. 

        ETAPE 2: Fait voter toutes les modifications de l’ association ainsi que le bilan d’activités et le bilan financier de l’année écoulée. 

        Attention le Bilan morale ne se vote pas.

        Après la démission du bureau sortant, le président de séance appel les candidats à reprendre la structure et à présenter leurs projets envisagés pour l’année à venir. 

        Dès que le nouveau bureau est élu c’est le nouveau président qui clôture l’assemblée générale ordinaire. 

        ETAPE 3: Ensuite les documents administratifs sont à envoyer à la sous-préfecture (selon les besoins). Pour un simple changement de bureau, le Procès verbale ainsi que le cerfa dûment rempli suffisent à envoyer à la sous-préfecture. 

        ETAPE 4: Après avoir traité tes documents la sous-préfecture t’envoie le récépissé de ton association. 

        Romaric HERVO, Vice-Président en charge de la stratégie du réseau national

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        Sérum 59 – Boîte à outils

        Sérum 58 – Boîte à outils

        Le bizutage ? C’est fini tout ça !

        Illégaux depuis 1998, les bizutages continuent de sévir chez les étudiant.e.s en études supérieures. Nous prônons la cohésion et l’accueil des premier.e.s années dans un univers complètement inconnu qui peut être source de stress. Mais comment réussir cet accueil sans craindre les dérives du bizutage ?

        Le bizutage est le fait d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatifs. Cette pratique est passible d’une peine de six mois de prison et d’une amende de 7500€.

        Le passage du week end d’intégration à celui de cohésion !

        Il existe de nombreuses techniques pour éviter que vos projets deviennent le cauchemar de certain.e.s. Déjà, il est important de montrer que l’on peut avoir confiance en vous en tant qu’organisateur/trice. Vous devez présenter votre projet en étant totalement transparent.e.s. Vous pouvez faire cela en communiquant le programme du week-end ou de la journée de cohésion. Ensuite, élaborer quelque chose de bien organisé et de construit laissera moins de places aux différentes dérives possibles. Le but est de faire vivre à tou.t.e.s les étudiant.e.s un moment de cohésion où chacun.e se sent à l’aise et en sécurité.

        Pour instaurer une certaine confiance entre les organisateur/trice.s et les étudiant.e.s, il peut être judicieux de réaliser une campagne de sensibilisation, d’une durée d’une semaine en amont de l’évènement. Cela permettra de rassurer et d’instaurer un climat de confiance en vue de la manifestation. Vous pouvez aussi laisser un paperboard participatif dans votre IFSI où les étudiant.e.s pourront vous faire part d’animations qu’ils aimeraient avoir au long du week-end ou de la journée. Attention en tant qu’organisateur, vous êtes responsables de l’événement ! A vous de montrer l’exemple !

        Lors de ce moment, vous pouvez réaliser de nombreuses activités sans bizuter ! Vous pouvez proposer des soirées à thème, des olympiades, des concours de talents, une clean walk… Vous pouvez également créer un système de parrainage entre un.e premier.e année et un.e deuxième année. Ainsi, s’il/elle le souhaite, il/elle pourra contacter le/la deuxième année pour être conseillé.e ou orienté.e tout au long de son cursus.

        Pense bête: 

        • Rédiger un règlement intérieur de l’événement qui sera signé par tou.te.s les participants ;
        • Demander des chèques de caution en cas de préjudice physique ou moral pour responsabiliser les participant.e.s ;
        • Faire signer des formulaires de droit à l’image lors de l’inscription ;
        • Penser au trusted people (personne de confiance) : c’est une personne que chaque participant.e peut joindre à tout moment s’il ne se sent pas à l’aise ou en insécurité.
        • Penser à des dispositifs pour les mineurs (autorisation parentale, bracelet spécifique mention “sans alcool”).

        François DESMONS, Vice-Président en charge de la Défense des Droits

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        Sérum 58 – Boîte à outils

        Sérum 60 – Dans votre asso

        Une « gratuiterie » dans un IFSI

        Dans le cadre de leur formation les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) et les ASS (Assistant·e·s de Service Social), les deuxièmes années de l’IRFSS AURA (Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale Auvergne-Rhône-Alpes) de Moulins ont organisé au sein de leur institut une journée de sensibilisation sur l’éco-responsabilité.

        Au cours de cette journée du 15 novembre 2019, des ateliers ludiques ont été proposés ainsi que le visionnage du film « Demain », suivi d’un débat. Il s’agit d’un documentaire français sur les défis environnementaux et sociaux du XXIe siècle. 

        Cette journée a aussi été vectrice de l’élaboration d’une gratuiterie. Celle-ci a été adoptée par l’IRFSS dans un souci d’entraide face à la précarité étudiante qui a pu être recensée.

        Le concept était alors de mettre en place une sorte de dépôt où tout·e·s les étudiant·e·s ainsi que tou·te·s les employé·e·s de l’institut peuvent se débarrasser d’effets dont ils ne se servent plus et puissent aussi se servir. La gratuiterie repose sur le principe de l’échange.

        Les étudiant·e·s n’ayant pas la possibilité de donner peuvent se servir sans honte, avec modération dans l’idée d’équité.

        Ces dons peuvent aussi bien être des vêtements, que des produits d’hygiène, et même des ustensiles de cuisine.

        Cette gratuiterie a aussi été mise en place dans un contexte éco-responsable. Cette question de la sensibilisation face à l’environnement est prise au sérieux par les étudiant·e·s de cet IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Des sondages avaient été réalisés au préalable par la promotion des deuxièmes années ASS auprès d’un maximum d’étudiant·e·s, toutes formations confondues ; ce qui a émergé de ce sondage est que les étudiant·e·s se sentent concerné·e·s par la question de l’écologie et montrent une forte volonté de changer leurs habitudes de vie.

        Ce système de recyclerie répond alors à un besoin de se responsabiliser pour la planète, car il repose sur différentes notions éthiques, que ça soit la solidarité ou l’éco-responsabilité.

        Un partenariat avec Emmaüs est prévu afin de soutenir le projet ainsi que ses démarches. 

        Près de deux mois après l’installation de la gratuiterie, l’ensemble des étudiant·e·s et de la direction sont  fier·ère·s de présenter un endroit où tout le monde y trouve son compte et qui fonctionne bien.

        Les projets ne s’arrêtent pas là. En effet, après un grand investissement de la part des étudiant·e·s ASS et des ESI, une sensibilisation à l’échelle de tout l’institut et des changements au sein même de celui-ci ont lieu. Il a notamment été question de remplacer les gobelets en plastique par d’autres en carton ou encore la mise en place de poubelles jaunes, etc. L’instauration d’un point de quête pour les protections hygiéniques, afin de pallier la précarité menstruelle, est en prévision pour cette année.

        La FNESI s’est engagée depuis des années dans une politique de développement durable. Lors des événements nationaux nous invitons les étudiant·e·s à prendre le train ou à faire du covoiturage, à prendre leurs couverts pour diminuer au maximum l’utilisation du plastique et ainsi éviter le gaspillage alimentaire. Nous abordons aussi la thématique lors de nos formations pour développer les connaissances et la prise d’initiative d’actions associatives. 

        Nous invitons alors tou·te·s les étudiant·e·s à s’investir dans une démarche éco-responsable !

        Loris Perelstein, Vice-Président en charge du Réseau National

        En collaboration avec les étudiant·e·s de l’IRFSS

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        Sérum 60 – Dans votre asso

        Sérum 59 – Dans votre asso

        Le BDES

        Le BDES, association des étudiants en santé de l’AEHP, basé à Castelnau-le-Lez, proche de Montpellier, a été créée en 2017. Il réunit tous les étudiants infirmiers et aides-soignants de l’AEHP.

        Par le biais de son logo, le calmar, le BDES illustre toutes les facettes de l’étudiant en santé : celui qui apprend, celui qui pratique, celui qui a une vie privée (oui parce qu’il en a une !). Il représente la COLLABORATION et la COHESION qui sont le nerf central de notre association

        • Le commencement

        Dans notre institut, il n’y avait aucun BDE. Nous avons vite réalisé qu’entre les stages et les cours planifiés différemment selon les promotions, il manquait une structure permettant de fédérer tous les étudiants. Nous voulions également accueillir et intégrer les nouveaux arrivants comme il se doit et un statut associatif permettait cela. Alors nous nous sommes lancés ! Un an après, l’association a pris plus d’ampleur : de plus en plus d’étudiants créatifs et volontaires se sont investis.  Ce dynamisme a permis à l’association de tripler ses adhérents.  Portés par cette ébullition, nous avons vu plus grand. Nous avons obtenu le soutien de l’AEHP (Association Educative de l’Hospitalisation Privée) et nous avons voulu naturellement associer tous les étudiants de cette école à cette aventure. Ainsi, étudiants infirmiers et étudiants aides-soignants collaboraient ensemble : l’ancien ESI34 devenait ainsi BDES (Bureau des Etudiants en Santé). 

        • Notre identité

         La première mission de notre association était de FEDERER. 

        Rien de tel qu’un petit déjeuner local et fait maison, pour réunir les étudiants et se faire connaitre. Autour d’une bonne pâtisserie et d’un jus pressé partagé, le lien était créé ! Il nous tenait à cœur de faire cela au sein même de l’institut  dans une démarche de développement durable. « Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres », tel est devenu notre devise. L’action a été un succès et nous a permis de récolter suffisamment de fonds pour lancer de nouveaux projets. L’envie et les idées étaient bien présentes. Avec de l’organisation et un peu de sérieux (oui oui quand même !), nous avons tout posé à plat et fait des choix. Ce sont finalement des actions caritatives (24h St Pierre ou la régalade du Prévost), festives par le biais des soirées de cohésion ou à thème comme halloween, ou individuelles lors de projets de stage à l’étranger (récolte de fonds), qui ont vu le jour. Par le biais du BDES, une vraie cohésion inter-promo s’est créée. C’est devenu notre force.

        • Et après … ?

        Nous ne voulions pas nous arrêter là. Grâce à une rencontre avec la FNESI, à laquelle nous sommes adhérents, nous avons réalisé que notre association pouvait s’inscrire dans un réseau régional, national voire international (nous sommes ambitieux…). C’est ainsi qu’au fil de nos rencontres, nous avons partagé nos expériences associatives et participé à des évènements de la FNESI tels que l’AGE de Bayonne et les UE qui nous ont donné des outils supplémentaires pour faire avancer notre association.

        Notre président actuel, Romain Gargano, avec sa tchatche légendaire et son investissement « démesuré », est devenu il y a peu formateur pour la FNESI afin, selon ses propres mots : « d’engendrer de l’expérience pour faire évoluer le BDES ».  Cela reflète parfaitement la dynamique de notre association aux ressources insoupçonnées (on l’aime notre asso !)

        Nous n’imaginions pas une telle évolution en deux ans d’association. Ce monde associatif est une belle découverte et nous permet de partager des moments forts. Bien évidemment, nous espérons que le relai se fera dans le même esprit. 

         Au plaisir de vous rencontrer à Castelnau-le-Lez !

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        Sérum 59 – Dans votre asso

        Sérum 58 – Dans votre asso

        ADEIB de Bastia !

        L’association des étudiant.e.s infirmier.e.s bastiais (ADEIB) a repris du service en mars 2019 après quelques temps d’inactivité. En seulement quelques mois, le bureau (composé d’une présidente : Ornella Giudicelli, d’une secrétaire : Anna Catalina Bernardi, et d’une trésorière : Anne Gabrielle Marini ) et les membres de l’association ont mis en place beaucoup de projets !

        L’ADEIB a plusieurs objectifs : 

        • Développer la vie étudiante : nous souhaitons rapprocher les trois promotions de l’IFSI de Bastia et favoriser l’entraide entre étudiant.e.s. Aussi, nous avons développé des partenariats avec des entreprises locales afin d’améliorer la vie étudiante notamment avec un restaurant qui offre une remise aux étudiant.e.s de l’IFSI de Bastia et une base nautique qui offre une réduction sur ses activités pour les ESI bastiais. Par la suite, nous souhaitons mettre en place une aide aux révisions ! 
        • Participer et mettre en œuvre des actions de prévention : Nous souhaitons être engagé.e.s en faveur de la promotion de la santé. Pour cela nous avons organisé une journée en faveur du Sidaction, en partenariat avec l’association Aiutu Corsu. Grâce à une vente de gâteaux, l’ADEIB a récolté environ 250€ pour la recherche contre le VIH. Nous espérons pouvoir organiser une récolte de fonds en faveur du téléthon cette année. Pour sensibiliser la population à diverses pathologies, nous essayons de publier des articles sur la page Facebook de l’association, lors des journées mondiales en rapport avec la santé. Le 22 juin, l’ADEIB a participé à la journée de sécurité, aux côtés des pompiers, pour sensibiliser les plus jeunes aux gestes de premiers secours et présenter le métier d’infirmier.e ! 
        • Organiser des actions sportives, culturelles, humanitaires ainsi que des animations : afin de mettre en œuvre ses projets, l’ADEIB organise des évènements pour récolter des fonds. La tombola du mois de juin a été un beau succès avec plus de 1 000 tickets vendus ! Au mois de juillet, nous avons organisé un loto. Nous remercions encore les 70 entreprises et commerces qui ont soutenu nos projets en nous offrant des lots à mettre en jeu. Par la suite nous espérons organiser des soirées à thèmes ainsi que des tournois sportifs ! 

        Grâce aux fonds récoltés, nous souhaitons soutenir la réalisation de deux stages humanitaires : au Cambodge et au Vietnam, en mai 2020. 

        Tous les membres du bureau sont actuellement en 2ème année, nous espérons qu’à notre départ de l’IFSI nous trouverons des étudiant.e.s motivé.e.s afin de reprendre le flambeau ! 

         Ornella GIUDICELLI, présidente de l’association

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        Sérum 58 – Dans votre asso

        Sérum 60 – Bien-être

        Le bien-être étudiant : des actions locales à des avancées nationales

        Des actions concrètes !
        Parce que le bien-être des étudiant·e·s est indispensable à un apprentissage de qualité, la FNESI s’engage pour améliorer les conditions de vie des ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers).

        Depuis 2019, le Label Panse ton Bien-Être FNESI distingue les projets et les activités mettant en avant ce dernier, réalisé·e·s par les associations adhérentes ! Si toi aussi tu souhaites mettre en place des projets innovants et distinguer ton association par ce Label, n’hésite pas à te rendre sur notre site internet www.fnesi.org ou sur notre page Facebook afin de découvrir les actions déjà mises en place comme la SBE (Semaine du Bien-Être) ou le Projet Aubergine. Tu peux également nous contacter via innovation.sociale@fnesi.org pour bénéficier de la Valise Bien-Être FNESI remplie de matériel de relaxation, de diffuseur d’huiles essentielles et bien d’autres pour réaliser des ateliers bien être dans ton IFSI ! 

        Un mal-être étudiant.

        A la FNESI, nous avons à coeur d’améliorer le quotidien des ESI. Ainsi, en 2017, la structure dresse un bilan des conditions de vie des ESI à travers les résultats de l’enquête : “Le Mal-Être des Étudiants en Soins Infirmiers : il est temps d’agir”. Avec plus de 14 000 réponses, le constat est saisissant : 

        80,4%​ des ESI déclarent que leurs études ont un impact négatif sur leur vie privée et 78,2%​ se déclarent tout le temps ou souvent stressé·e·s .

        48% ​des ESI estiment avoir une mauvaise situation financière.

        37,6% des ESI ont déjà renoncé à des soins pour des raisons financières.

        40%​ des ESI sont victimes de harcèlement et 36,5%​ estiment avoir fait face à des sensations de discriminations.”

        La FNESI a donc alerté les différents acteurs de la formation en soins infirmiers en rappelant que le bien-être étudiant est l’affaire de tou·te·s et la responsabilité de chacun·e. Les réactions sont immédiates : dans l’année, la FHF (Fédération Hospitalière de France) et l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) ont également mené des enquêtes sur le bien-être des ESI et sur les conditions de stage et dressent un bilan tout aussi alarmant. De son côté le gouvernement a mis en place 15 engagements pour le bien-être des étudiant·e·s en santé, notamment la création du CNA (Centre National d’Appui). 

        Nos actions contre la précarité nous ont mené à la suppression des frais complémentaires en 2020 et la FNESI se félicite de cette victoire ainsi que de cette prise de conscience, mais le combat n’est pas terminé !

        Une nouvelle enquête nationale concernant : le mal-être en stage 

        Face à la recrudescence de signalement de situations en stage vécues comme difficiles par les ESI, la FNESI se doit de réagir au plus vite. Les facteurs impactant leur bien-être en stage semblent être multiples : l’environnement professionnel, les conditions de travail mais aussi le manque d’accompagnement car peu de temps est accordé à l’étudiant·e, la carence de tuteur·rice·s formé·e·s et disponibles sur le terrain se fait également ressentir. Ainsi, une nouvelle enquête portée sur les conditions de stage des ESI sera effectuée prochainement par la FNESI, à l’échelle nationale, afin d’établir des actions adaptées à cette situation généralisée. 

        Nous vous attendrons nombreux pour y répondre.

        Dimitri Allemand, Vice-Président en charge des Perspectives Professionnelles

        Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale

        Simon Gendron, Vice-Président en charge de la Défense Des Droits

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        Sérum 60 – Bien-être

        Sérum 60 – Innovation Sociale

        Le handicap n’est pas synonyme d’impossible

        Rencontre avec Solange, 53 ans, paraplégique depuis 36 ans, conseillère municipale à la mairie d’Échirolles – Isère -, coach mental pour l’équipe FCG Quad Rugby et ancienne sportive de haut niveau. Elle nous explique d’où elle puise sa force pour mener une vie dynamique tout en aidant les autres.

        Peux-tu nous parler de ton parcours ? – Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale à la FNESI

        J’ai eu un parcours difficile, j’étais la seule à sortir de l’accident qui m’a coûté mes jambes et quand j’ai réalisé que j’étais handicapée, l’échappatoire que j’ai trouvé, c’était le sport. Je faisais du basket en handisport et à l’âge de 15 ans, j’ai été repérée et je suis entrée en équipe de France. J’ai appris les difficultés du sport de haut niveau et c’est ce qui me donne aujourd’hui cette force mentale. 

        Sur le plan scolaire, je me suis donnée à fond pour avoir mon bac littéraire, puis j’ai continué dans des études d’histoire. Du fait d’être “handi”, j’ai vu beaucoup de portes se fermer devant moi et c’était compliqué de trouver un travail.” – Solange Adelise, Conseillère municipale à la mairie d’Echirolles et coach mental pour l’équipe FCG Quad Rugby

        Est-ce que ton handicap a été un frein pour toi ? – AS

        “Au début c’était pas simple, je n’avais que 15 ans et je devais m’adapter. Je n’avais plus mes jambes mais j’avais toujours mes mains et elles étaient précieuses. J’ai fait mon processus de deuil mais c’est en groupe qu’on est plus fort. À l’époque, j’étais une jeune femme de couleur qui souhaitait entrer dans le handisport, un monde réservé aux hommes. J’ai dû me battre pour pouvoir faire ce que j’ai fait, championnat de France, d’Europe et du monde, j’ai même pu participer aux Jeux Olympiques de Barcelone.

        J’ai emmené quelques autres femmes avec moi, ensemble, on a bousculé la fédération pour leur faire comprendre que le sport n’est pas que pour les hommes, c’était un vrai combat.

        Je ne dirais pas que mon handicap est une force car à choisir, j’aurais préféré être debout, il m’a simplement permis de développer certaines qualités que je ne soupçonnais pas à l’époque.” – SA

        Tu as un mandat municipal, pourquoi cet engagement ? – AS

        “Pendant ces 15 magnifiques années, j’ai pu aider la ville à devenir accessible aux personnes en situation de handicap. C’est un travail fastidieux car il y a plusieurs sortes de handicaps et à chacun, il faut trouver comment le palier. Le maire m’a beaucoup soutenu.” – SA

        Tu entraines une équipe de rugby, que fais-tu exactement ? – AS

        “Je suis coach mental dans l’équipe quad handi-rugby d’Échirolles, c’est une nouvelle discipline. Il y a des jeunes, des femmes, des hommes et des handicaps différents.

        Je voyais que certains avaient des problèmes de confiance en eux, j’ai donc demandé à mettre toute mon expérience à leur service, de façon à les aider. Les jeunes n’osaient pas avec leur handicap, ils n’y sont toujours pas habitués alors qu’ils devraient l’oublier pour avancer. Les matchs vont bientôt commencer et ils vont avoir besoin de plus en plus de moi.” – SA

        Quel conseil peux-tu apporter pour reprendre confiance en soi ? – AS

        “Il faut être POSITIF ! Rien n’est fini, tout est possible. Qu’on soit handicapé et que ce soit difficile, certes, mais tout est possible en fonction de son propre niveau. Il faut aller de l’avant.” – SA

        Nous retiendrons une équipe dynamique et très chaleureuse, qui a le sens de l’accueil. Rires, cohésion et spécialités réunionnaises étaient à l’ordre du jour. Un esprit de compétition bien connu des sportif·ve·s régnait dans ce gymnase où le handicap n’est pas un sujet tabou, mais plutôt un sujet qui prête à se charrier.

        C’est une discipline vraiment sportive qui vous laissera peut-être quelques bleus.

        Interview réalisée par Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale

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        Sérum 60 – Innovation Sociale

        Sérum 59 – Innovation Sociale

        La Sensibilisation au coeur de notre engagement

        “ Le poète engagé utilise sa plume comme une arme de sensibilisation, de conscientisation, pour un monde plus juste et égalitaire ”, Mireille Bertrand Lhérisson, Poète engagé

        Aujourd’hui, nombre de campagne de sensibilisation existe pour diverses problématiques sociétales ou de santé. Le milieu étudiant a à coeur de promouvoir ces campagnes. Dès le mois d’octobre et ce durant toute l’année, le réseau de la FNESI s’engage dans cette action à visée préventive lors de la sensibilisation de ces différentes luttes. Malgré le désir de vouloir effectuer diverses actions concrètes, encore beaucoup d’étudiant.e.s en soins infirmiers ne savent pas quelle action choisir, ni comment faire pour pouvoir sensibiliser la population.

        Depuis sa création, la Fédération Nationale des Etudiants en Soins Infirmiers organise des actions et propose  également des kits, à disposition des ESI, pour aider à organiser des actions de santé publique. L’objectif est de mettre en avant la prévention primaire par la communication et l’information du grand public.

        Les associations telles que Sidaction, Téléthon ou Nez pour Sourire et bien d’autres n’ont pas comme seul  but des collectes de fond. Ces associations demandent de l’aide matérielle et humaine. Elles se fondent sur la sensibilisation, la prévention, la promotion de la santé, la pédagogie par le jeu (Serious game), etc… 

        Pour cela elles communiquent via  des vidéos, les radios, des infographies, la presse, lors de conférences ou de stands… Tant d’expressions écrite et orale, a l’instar d’un poète usant de son imagination pour une bonne cause. 

        La FNESI soutient ces actions avec les projets des associations de son réseau en les accompagnant, en relayant sur les réseaux sociaux. Elle accorde également aux  associations étudiantes la reconnaissance du Label FNESI pour les  actions d’intérêt publique. Chaque ESI a le pouvoir de s’impliquer dans ses mouvements à son échelle par le moyen qui lui semble le plus accessible. Cela lui permettant ainsi d’agir pour la santé de la population.

        La FNESI, depuis de nombreuses années, mène de multiples combats mis en avant par les ESI.

        OCTOBRE

        Tout d’abord, l’année universitaire de sensibilisation commence avec l’incontournable Octobre Rose, l’occasion de montrer son soutien à la lutte contre le cancer du sein. Chaque année un concours FNESI mis en lumière sur les réseaux sociaux par des photos permet de montrer son soutien aux cancers

        NOVEMBRE

        Le mois de Novembre regroupe deux actions capitales pour la santé. Dans un premier temps Movember et sa lutte contre les cancers masculins se distinguant par le port de la moustache sans barbe de la population féminine.. Le second combat  est le Moi(s) sans Tabac. Un engagement souvent complexe pour un grand nombre d’entre nous, mais qui permettra la lutte contre l’addiction au tabac et ainsi  la diminution de la mortalité dû aux effets nocifs pour les fumeurs actifs et passifs. Un kit “mois sans tabac” a ainsi pu être donné à l’ensemble des associations adhérentes lors du congrès national à Angers le 31 octobre 2019.. 

        DÉCEMBRE

        Le Mois de Décembre accompagne le lancement du Téléthon. La FNESI accompagne les associations souhaitant réaliser des actions pour le téléthon en promouvant leurs actions sur les réseaux sociaux. 

        Comme tu peux le voir le calendrier se remplit mais n’est pas complet. Nous te proposons de nous envoyer un mail avec les actions misent en places par ton association ou avec les étudiant.e.s de ton IFSI, afin de promouvoir l’innovation sociale dans ton IFSI!

        Apporte ta pierre à l’édifice et tiens nous au courant à Innovation.sociale@fnesi.org 

        Astrid BONNEL, Vice-Présidente en charge de l’Innovation Sociale

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        Sérum 59 – Innovation Sociale

        Sérum 58 – Innovation Sociale

        Les discriminations, une réalité encore bien trop présente dans notre formation !

        Selon l’enquête “Bien Être” de 2017, “36,5 % des ESI estiment en avoir été victime de discrimination depuis leur entrée en formation”. 36,5% qui comprend des remarques sexiste, de dénigrement, de harcèlement, de pointage du doigt ! Sommes-nous en tant que “stagiaire” contraint à vivre cela ? Est-ce normal dans des études de santé où le non-jugement, la bienveillance et l’empathie sont maîtres mots que les étudiant.e.s subissent de tel traitement ?

        Les discriminations, au final, qu’est-ce que c’est ?  

        Les discriminations s’apparentent à tout traitement inégal d’autrui en raison de sa différence. Ainsi, la lutte contre les discriminations est au centre des préoccupations de la FNESI. Les violences sexistes et sexuelles (VSS) et l’égalité des genres, sujets phares de cette année sont déjà abordés dans nos formations lors des Week-end de Formation Régionaux ou lors des différents Événements Nationaux. En effet, durant les Universités d’été (UE) de juin 2019, des formations ont été faites sur les VSS , l’égalité des genres, le handicap, les risques psycho-sociaux et les actions à faire contre ces discriminations en général ! Des thématiques qui ont su susciter  l’intérêt des étudiant.e.s : de nombreux échanges et témoignages ont pu être partagés. Sur la même dynamique d’interroger les ESI sur les pratiques, des ateliers sur le gestion du stress, l’art thérapie ou encore le sport, ont été mis en place. Ces dernières ont pour but de questionner l’étudiant.e sur ces situations vécues en stage ou en IFSI…

        Cette année, après la sortie du Kit Discriminations (clé pour mener une action de sensibilisation sur les discriminations) accessible aux associations adhérentes, un Groupe de Travail sur la lutte contre les discriminations a été renouvelé. Ce groupe de travail a plusieurs objectifs : élaborer une enquête sur les discriminations faites aux ESI durant leur formation que ce soit sur le lieux de stage ou en IFSI, mais aussi créer un serious game permettant d’aborder et de sensibiliser à ce sujet tout type de public.

        Le groupe de travail Discriminations est encore ouvert et accessible à tou.te.s ! Cette thématique te tient à coeur ? Tu as envie de passer de spectateur/trice à acteur/trice sur ce sujet ? Envoie un mail à innovation.social@fnesi.org !

        “Témoignages” de l’Enquête réalisée

        1. “j’ai été discriminé car trop jeune, trop grosse, trop inexpérimentéeEnquête 2019 : “Ma parole compte sur les discriminations”

        Ils pensaient que j’étais trop fragile physiquement car je suis maigreEnquête 2019 : “Ma parole compte sur les discriminations”

        => Le non-jugement est une valeur soignante ! Elle doit aujourd’hui transparaître dans l’encadrement des étudiant.e.s  ! 

        2) “J’arrête les études après ma deuxième année à cause d’expérience traumatisanteEnquête 2019: “Ma parole compte sur les discriminations”

        => Combien d’étudiant.e.s devront encore arrêter leur formation pour qu’on reconnaisse enfin les risques psychosociaux inhérents à la formation ?

        3) “Je suis dysorthographique et on m’a dit que je ne réussirai pas si je ne faisais pas d’efforts” “Enquête 2019: “Ma parole compte sur les discriminations”

        => Être formé.e en situation de handicap est une réalité et est possible… Il est temps de passer des paroles aux actes au sein de nos propres rangs ! 

        Ainsi l’enquête “Ma parole compte sur les discriminations” a été diffusée durant les mois de mai et juin. Les résultats et surtout les témoignages sont alarmants ! 

        La FNESI n’a jamais été dans une démarche fataliste : après l’analyse des témoignages, nous devons agir dès maintenant à travers différents leviers : 

        • la formation
        • la sensibilisation (notamment avec l’élaboration d’un Serious Game)
        • l’écoute pour chaque étudiant.e
        • l’accompagnement avec les interlocuteurs compétents en cas de détresse !

        Et toi, alors ? Tu veux utiliser le Serious Game pour à ton tour sensibiliser les étudiant.e.s dans ton IFSI ? Envoie vite un mail à innovation.sociale@fnesi.org !

        Astrid BONNEL, Vice-Présidente en charge de l’Innovation Sociale

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        Sérum 58 – Innovation Sociale

        Sérum 60 – Top / Flop / En bref

        60ème Sérum 

        Créé en juin 2002, cela fait maintenant 18 ans que chaque trimestre, le Sérum vous informe sur l’actualité étudiante, la formation en soins infirmiers, les poursuites d’études et plus largement le système de santé. 

        Elections Centrales 2019 

        Plus de 25000 ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ont été privé·e·s de vote lors des dernières élections aux conseils centraux universitaires. Il est désormais temps que les ESI cessent d’être marginalisé·e·s et puissent être représenté·e·s par les étudiant·e·s de leur choix au sein de ces conseils !

        Journée Mondiale de la Santé

        La Journée Mondiale de la Santé déclarée le 07 Avril 2020 par l’OMS a pour objectif de promouvoir la CSU (Couverture Santé Universelle), ce qui signifie la promotion d’un égal accès pour tou·te·s aux services de santé nécessaires sans véhiculer de situation de précarité chez la population. C’est un enjeu majeur notamment lorsque l’on s’adresse au public estudantin qui, nous le savons montre des difficultés d’accès aux soins. 

        WESS 

        Du 31 janvier au 2 février s’est déroulé le WESS (Week-End Santé et Solidarité) à Nancy !

        Une initiative étudiante, le WESS est un événement national ouvert à tou·te·s les étudiant·e·s en santé, riche en formations assurées par plusieurs fédérations de filières en santé, débats et conférences sur le thème des initiatives solidaires en santé publique, humanitaires et associations en santé.

        Un événement propice aux échanges et aux rencontres pluriprofessionnelles.

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        Sérum 60 – Top / Flop / En bref

        Sérum 59 – Top / Flop / En bref

        WEFR Blois

        Le 5 et 6 octobre à Blois avait lieu un weekend de formation régional qui fait rêver ! Sur le thème d’Harry Potter l’association CADUCÉE de Blois a plongé une quinzaine d’étudiants dans un monde féérique le temps de deux jours. L’invitation pour rejoindre Poudlard, et notre baguette magique en main (fournie dans les Welcome pack), nous voilà fin prêt pour un weekend d’exception !

        Les formations ont été ponctuées par la diffusion du premier volet de la saga, une visite du château de François Ier, des moments de cohésion et des repas de qualité. Tout est réuni pour créer un environnement propice à l’échange, la cohésion et au partage.
        Un grand merci aux étudiants de l’association qui ont donné beaucoup d’énergie pour ce temps qui a mis des étoiles dans les yeux.

        Lettre ouverte au Président de la République

        Le 4 octobre 2019, la FNESI et le l’Association Nationale des Directeurs d’École Paramédicale ont interpellé le Monsieur Emmanuel Macron face à la problématique des frais complémentaires en IFSI. L’objectif de cette démarche était également de faire front commun devant les pouvoirs publics. Malheureusement le Cefiec, bien qu’il prétend prôner les droits étudiants n’a pas soutenu cette démarche. Une fois de plus, il manque l’occasion de montrer publiquement que l’intérêt collectif prime sur l’individualité, l’opportunité de montrer que sur ces thématiques il n’y a pas de guerre de chapelle. Un grand merci à l’ANDEP et tous les directeurs pour leur soutien sur le combat. 

        Elections centrales

        Cette année universitaire 2019-2020 sera ponctuée des élections centrales dans différentes universités. Ces élections qui ont lieu tous les deux ans ont pour but de renouveler les élu.e.s dans les conseils Conseil d’Administration (CA), les Commissions de Formation et de Vie Universitaire (CFVU) ainsi que dans les Commissions Recherche (CR) des universités. Il est nécessaire que des étudiant.e.s en soins infirmiers se présentent pour faire entendre nos voix dans ces conseils décisionnaires.  

        Ce trimestre petit focus sur les salons d’orientation ! La FNESI se déplace pour informer et échanger sur la formation en soins infirmiers.

        Mais comment se déroule un salon d’orientation ?

        La FNESI effectue des réservations de stands dans toute la France auprès de Studyrama!

        C’est une opportunité unique pour rencontrer les lycéens ainsi que leurs parents, les personnes en réorientations, celles en reconversions etc.. Vous l’aurez compris, toute sorte de public qui serait intéressé par notre superbe formation 

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        Sérum 59 – Top / Flop / En bref

        Sérum 58 – Top / Flop / En bref

        Les associations étudiantes se mettent au vert ! C’est un plaisir de voir le réseau de la FNESI s’investir dans le développement durable ! Ces actions quotidiennes se sont reflétées jusqu’au Conseil d’Administration de la FNESI où les associations organisatrices ont donné à tou.te.s les participant.e.s des couverts réutilisables en bambou ! 

        Au printemps 2019, de nombreux ESI se sont vu refuser le droit de vote aux élections universitaires, notamment aux élections de Paris, Poitiers et de Normandie ! A l’aube des élections étudiantes de la plupart des Universités de France, combien de temps devront encore attendre les étudiant.e.s en soins infirmiers pour être enfin considéré.e.s comme des “étudiant.e.s comme les autres”, promesse des Ministres faite il y a plus d’un an maintenant ? 

        Au printemps 2019, de nombreux ESI se sont vu refuser le droit de vote aux élections universitaires, notamment aux élections de Paris, Poitiers et de Normandie ! A l’aube des élections étudiantes de la plupart des Universités de France, combien de temps devront encore attendre les étudiant.e.s en soins infirmiers pour être enfin considéré.e.s comme des “étudiant.e.s comme les autres”, promesse des Ministres faite il y a plus d’un an maintenant ? 

        Le Congrès des Régions de France 

        Chaque année, le Congrès des Régions de France réunit près de 2000 participant.e.s. Pour cette quinzième édition, c’est le Nouveau Hall du Palais des Expositions de Bordeaux qui aura l’honneur d’accueillir cet événement le 30 septembre et 1er octobre 2019. 

        Entre ateliers thématiques, village partenaire, séances de plénières et discours des Président.e.s des différentes Régions, le programme de ces deux journées s’annonce d’ores et déjà chargé !  

        Evénement gratuit pour les étudiant.e.s, c’est avant tout l’occasion de rencontrer les acteurs incontournables de notre formation en soins infirmiers ! Soyons force de propositions pour défendre nos conditions d’études ! 

        N’hésite pas à prendre ta place sur le site des Régions de France, car la FNESI sera bien entendu au rendez-vous ! 

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        Sérum 58 – Top / Flop / En bref

        Sérum 60 – Enseignement Supérieur

        La réforme du premier cycle : dis m’en plus !

        Face à un constat ancré depuis de nombreuses années, montrant des étudiant·e·s exténué·e·s après une PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), il était nécessaire de créer un nouveau moyen de sélection prônant l’interprofessionnalité, la réussite étudiante, l’innovation pédagogique et créant un bien-être en formation.

        La réforme devrait permettre de diversifier les profils des étudiant·e·s qui souhaitent poursuivre des études en santé et d’autre part stopper le gâchis humain qu’engendrait cette PACES.

        La mise en place de cette réforme est programmée pour la rentrée de septembre 2020. Cette première année de mise en place doit permettre aux UFR (Unité de Formation et de Recherche) de santé de s’adapter au mieux à cette réforme, en proposant de nouvelles voies d’accès aux études de santé tout en ne défavorisant pas les étudiant·e·s déjà inscrit·e·s cette année.

        Comme expliqué précédemment, ces nouvelles voies d’accès doivent permettre à la fois de diversifier les profils des étudiant·e·s et donc des futur·e·s professionnel·le·s de santé, mais aussi permettre la réussite étudiante. 

        Pour cela, il est important de rappeler que sous le modèle de la PACES, les étudiant·e·s qui ne se plaçaient pas parmis les favori·te·s “perdaient” une année d’étude et de bachotage par manque de possibilité d’équivalence avec d’autres filières. Aujourd’hui la réforme du premier cycle, via la voie PASS (Parcours Accès Santé Spécifique), permettra à tout·e·s les étudiant·e·s ayant validé leur année, sans limite de quota, de pouvoir continuer leurs études dans une discipline de licence grâce à la validation de 10 ECTS d’un autre domaine qu’ils auront choisis en début d’année.

        Il est également possible de suivre la voie LAS (Licence Accès Santé). Dans ce cas là, 10 ECTS dans l’année seront en lien avec la santé, les étudiant·e·s suivront une licence autre proposée par leur Université et auront soit en plus, soit directement dans la licence, la possibilité de valider 10 ECTS en lien avec la santé. Si ces étudiant·e·s valident leur année et les 10 ECTS, il·elle·s seront alors considéré·e·s comme admissibles et devront passer une épreuve d’admission. Si tout est validé, il·elle·s. auront la possibilité de continuer en deuxième année dans  les filières MMOP (Médecine, Maïeutique, Odontologie ou Pharmacie).

        En ce qui concerne les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers), une dernière voie leur permet de passer en deuxième année d’études en santé : la voie “formations paramédicales”. C’est par la validation de 10 ECTS intégrés à la formation que ces étudiant·e·s auront la possibilité, à l’acquisition du grade licence, de poursuivre leurs études en deuxième année en MMOP.

        Ce qui change par rapport à la passerelle qui existe actuellement : pour le moment les seules possibilités pour les étudiant·e·s en soins infirmiers de passer en deuxième année de filière MMOP c’est dans un premier temps de valider le diplôme d’état infirmier puis d’exercer deux ans avant de pouvoir déposer une candidature pour intégrer la filière MMOP. 

        Un·e ESI qui aura son diplôme d’état infirmier, sera considéré·e comme possiblement admissible en deuxième année des filières MMOP et il·elle devra suivre la phase d’admission comme les autres voies de cette réforme. 

        La phase d’admission se compose généralement d’un oral qui permettra de classer les étudiant·e·s dans leurs voies d’admission respectives et donc de connaître quel·le·s candidat·e·s pourront accéder à cette passerelle.

        Dorian Hérault, Secrétaire Général en charge de l’Enseignement Supérieur

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        Sérum 60 – Enseignement Supérieur

        Sérum 59 – Enseignement Supérieur

        Les passerelles

        Débuter dans les études supérieures n’est pas toujours simple, trouver la voie qui nous convient le mieux, encore moins. Se retrouver à changer de formation n’est pas forcément facile à vivre pour un étudiant car c’est souvent vécu comme un échec.

        Aujourd’hui, dans l’enseignement supérieur, des processus sont mis en place afin de permettre aux étudiant.e.s d’évoluer dans leurs études ou de changer de voie plus facilement : les passerelles. C’est un processus qui permet à l’étudiant.e de poursuivre ses études dans un autre cycle ou dans une autre filière sans perdre la reconnaissance de ses acquis. 

        Actuellement, les passerelles entrantes et sortantes sont rares pour la formation en soins infirmiers. Pourtant, nos trois ans d’études sont riches en apports de connaissances. Nous abordons de nombreuses notions autres que la santé et le soin : le droit, la psychologie, la sociologie, l’éthique, la déontologie … 

        Les passerelles sont un atout majeur dans le cursus d’un étudiant. Elles permettent une reconnaissance des compétences acquises dans les années passées, mais surtout une fluidification du parcours. Le développement de celles-ci permet aussi une diversité des profils dans l’ensemble des formations de l’enseignement supérieur. 

        Très récemment, le 4 novembre 2019 plus précisément, la FNESI a connu une victoire lors de la sortie de l’arrêté relatif à la réforme des études de santé. En effet, maintenant, les étudiant.e.s en soins infirmiers peuvent accéder à la deuxième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques et de sage femme (MMOP) dès la fin de leur première année d’étude à l’IFSI. Depuis 2017, il était possible d’accéder à la deuxième ou troisième année mais seulement après deux ans d’expériences. La suppression du temps d’exercice obligatoire est une belle avancée pour nous aujourd’hui. En effet, elle montre une reconnaissance de notre diplômés, des différentes compétences acquises au cours des trois années de formation. De plus, nous sommes la seule formation où on nous demande sans cesse d’exercer avant de pouvoir poursuivre ses études ou se spécialiser. Il est temps que notre formation soit enfin réellement reconnue. Cette réforme permet aussi à l’étudiant d’intégrer les études MMOP pendant sa formation, en fonction du nombre d’ECTS qu’il a acquis (60 ECTS pour rentrer en 2ème année et 120 ECTS pour rentrer en 3ème année). Ceci permet aux étudiants voulant se réorienter, de le faire directement et non d’attendre la fin des trois ans d’études au risque de ne pas les vivre correctement. 

        Malheureusement ce dispositif ne concerne pas encore pour les réorientations vers les autres filières paramédicales comme ergothérapie ou orthophonie. De plus, la rigidité de notre référentiel, fait qu’il existe très peu de passerelles entrantes ou sortantes entre les autres filières comme la psychologie, la sociologie et les études en soins infirmiers. Ainsi, le combat de la FNESI est loin d’être terminé pour permettre aux étudiants de vivre leurs études supérieures comme ils le souhaitent. 

        Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter à l’adresse mail enseignement.superieur@fnesi.org 

        Margot SAUVESTRE, Vice-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à la FNESI

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        Sérum 59 – Enseignement Supérieur

        Sérum 60 – International (FR)

        Journée Internationale de l’infirmière

        L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a déclaré 2020 comme étant l’Année Internationale de l’Infirmière, de l’Infirmier et des Sages-Femmes.

        C’est également l’occasion de célébrer l’anniversaire des 200 ans de la naissance de Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers modernes, le 12 mai 2020. L’OMS reconnaît d’ailleurs cette journée comme étant la Journée Internationale de l’Infirmière et de l’Infirmier.

        C’est en 1953 que Dorothy Sutherland, qui travaillait au Département de la Santé et des Services Sociaux des Etats-Unis, propose au Président Eisenhower de proclamer une Journée de l’Infirmière. Malheureusement, il n’approuve pas la proposition. En 1965, l’ICN (International Council of Nurses ou Conseil International des Infirmières) décrète le 12 mai comme étant notre journée avec pour objectif chaque année, de marquer les contributions et la place du personnel infirmier dans la société et le monde de la Santé.

        Il a fallu attendre janvier 1974 pour que cette date soit reconnue comme Internationale par l’OMS. Mais quelle est l’importance de cette journée concrètement ?

        2020 coïncide avec le bicentenaire de l’anniversaire de Florence Nightingale, c’est une opportunité unique pour que les infirmières et infirmiers soient enfin reconnu·e·s à leur juste valeur, et que les stéréotypes gravitant autour de notre formation et de notre profession s’érodent totalement. Cette journée permettra de mettre en lumière la place centrale qu’occupent les infirmier·ère·s dans la Santé. 

        “Nurses, because of their unique role of working with people from birth to death, need to be involved in health policy” – Annette Kennedy, présidente de l’ICN

        “Les infirmier·ère·s, de par leur rôle unique qui est de travailler avec des personnes de la naissance au décès, doivent être impliqué·e·s dans la politique de santé”

        Tous les ans, un thème est sélectionné afin de donner un poids à la profession et la formation en soins infirmiers. Le thème pour 2020 est : Nursing the world to health. Traduit en français, cela donne : Une voix faite pour diriger vers un monde en bonne santé. Il faut encourager les infirmier·ère·s mais aussi la société à célébrer cette grande journée en informant au mieux les personnes concernées, c’est-à-dire tout le monde : des patient·e·s aux député·e·s européen·ne· s, du·de la citoyen·ne français·e, au président de l’OMS.

        Pourquoi un tel focus sur la profession d’infirmier·ère ? Le monde entier se retrouve face à un problème de taille : d’après l’OMS, le monde (donc la Santé à l’échelle globale) a besoin actuellement de plus de 9 millions d’infirmier·ère·s. Le manque de personnel est une problématique touchant tant les pays en voie de développement que les grandes puissances mondiales.

        Cette journée internationale permet ainsi à terme de rapprocher les nations et de les unir autour de la Santé, préoccupation majeure de l’ensemble de la population. Par exemple, le Ministre de la Santé allemand s’est rendu au Mexique pour encourager le recrutement d’infirmier·ère·s. Bien qu’un pas en avant, il faut avant tout s’intéresser aux barrières universelles qui transcendent les frontières comme les stéréotypes concernant la profession d’infirmier·ère ou les disparités de la formation entre les pays. 

        La Journée Internationale de l’Infirmière, de l’Infirmier et des Sages-Femmes contribuera dans tous les cas à l’amélioration de la prise en soins des patient·e·s et à la gestion de la Santé. Et vous ? Qu’allez-vous faire pour célébrer le 12 mai 2020 ?

        Vincent Opitz, Vice-Président en charge de la Communication et des Affaires Internationales

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        Sérum 60 – International (FR)

        Sérum 59 – International (FR)

        ENSA: European Nursing Students Association

        L’ENSA ? Mais quel drôle de nom…

        Créé en 2014, l’ENSA, l’association européenne des étudiant.e.s en soins infirmiers permet à la FNESI ainsi qu’à d’autres structures européennes homologues une représentation au niveau européen.

        De par son spectre international, la FNESI s’est très vite intéressée à l’action de l’ENSA pour faire avancer ses positions à un niveau plus que national.

        Ainsi, dans un but de développement de la culture internationale, nous te proposons cette article en anglais, tu peux retrouver la traduction avec ce QRcode !

         

        Overall, the subjects that ENSA deals with are around training and its organization and the representation of nurses. For example, the board is working, on an amendment to Annex 5 and Article 31 of the European Union’s Directive 55, which frames our training to rejuvenate our teachings. They are also on reflections of harmonization of training. This allows the development of ERASMUS + exchanges !

        Promoting more leadership, ENSA has naturally enrolled in the Nursing Now campaign and is even the head of Nursing Now Youth Europe ! (Want to know more about the Nursing Now campaign ? A whole article is waiting for you in Serum 58).

        One of the new big projects at ENSA is also a desire to see more gender equality in training and the profession. Because even if we consider that our French balance at about 80/20 is weak; some countries do not exceed 5% of men in training and profession …

        One of the major innovations introduced by the outgoing board led by Viviana Lundberg, a Sweden student, has been to push student nursing representation into professional bodies : be it by very close links to the EFN (European Federation of Nurses) or the ICN (International Council of Nurses)

        All these topics and much more were discussed at the last ENSA General Assembly held in Athens on October 17 and 18, 2019. All these strong wishes of the outgoing mandate led by Viviana Lundberg, allowed a real renewal of ENSA ! It is now at the new board, led by Croatian student David Mlakic, to take up the challenge !

        ENSA 2019-2020 board :

        • Président : David Mlakic, Croatie
        • Vice-President : Ziga Metelko, Slovénie
        • Board Member : Bartosz Priba, Pologne
        • Board Member : Nikolas Xouliaras Simitzis, Grèce
        • Board Membre : Tanguy Guibert, France

        Go like ENSA on Facebook : European Nursing Student Association – ENSA.

        Tanguy GUIBERT, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

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        Sérum 59 – International (FR)

        Sérum 58 – International (FR)

        Nursing Now, et si les infirmier.e.s du monde allaient plus loin, ensemble ? / Version EN

        La campagne “Nursing Now”, tu en as déjà entendu parler ? Non ? Lancée en février 2018, elle est encore très peu visible en France… Son but est de promouvoir la place des infirmier.e.s dans les systèmes de santé, et ce à l’échelle internationale !

        A la FNESI, seule organisation représentative des étudiant.e.s, mais qui porte également une réflexion sur l’avenir de la profession, nous souhaitons développer la visibilité de cette campagne pour qu’elle prenne l’ampleur qu’elle mérite ; et tu en seras l’acteur/trice !

        Ainsi, dans un but de développement de la culture internationale, nous te proposons cette article en anglais, tu peux retrouver la traduction avec ce QRcode !

        Lancée en Février 2018, par sa Majesté Royale, la duchesse de Cambridge, la campagne Nursing Now a pour but de donner aux infirmier.e.s une nouvelle place centrale dans les systèmes de santé du monde entier. Déjà active dans plus de 80 pays, l’impact de la campagne est chaque jour un peu plus important.

        5 propositions

        La campagne se décline en 5 grands axes majeurs, qui sont :

        1. Être valorisé.e.s et respecté.e.s pour la place central que nous occupons dans les systèmes de santé.
        2. Plus de prévention et de promotion de la santé faites par les infirmier.e.s et pour cela, s’aider des nouvelles technologies, en donnant plus d’espace au/à la patient.e et investir plus dans les soins primaires.
        3. Plus d’implication des infirmier.e.s dans l’élaboration des politiques de santé.
        4. Maximiser la contribution des infirmier.e.s dans l’expansion de la couverture maladie universelle dans les nouveaux systèmes de santé.
        5. Plus de financements gouvernementaux dans la formation des infirmier.e.s, pour l’amélioration des conditions de travail et le développement des capacités de leadership.

        Ces 5 propositions ont été édictées pour améliorer la santé globale, redonner du pouvoir aux femmes et renforcer l’économie locale.

        2020

        Au lancement, il a été prévu que la campagne s’arrête en 2020 pour les 200 ans de l’anniversaire de la naissance de Florence Nightingale. Ainsi, 5 buts principaux ont été imaginés pour être réalisés avant 2020.

        Globalement, ceux-ci sont à propos de l’investissement dans la formation et la profession, l’amélioration des pratiques, plus d’influence et de responsabilités des infirmier.e.s dans le monde de la santé.

        En attendant cela, le bureau de direction, composé de professionnel.le.s de la santé impliqué.e.s la cause infirmière, font tout un travail d’influence avec les partenaires financiers et politiques du monde pour défendre une meilleure place pour les infirmier.e.s dans les systèmes de santé.

        Toi lecteur/trice, maintenant que tu as lu cet article, tu es devenu.e un.e des fers de lance du développement de Nursing Now !

        Si tu veux plus d’informations à propos de Nursing Now, comment ça fonctionne ou ce que tu peux faire pour participer à ce projet global pour promouvoir ta future profession, je t’invite à aller visiter leur site internet : www.nursingnow.com ou à envoyer un mail à ai@fnesi.org 

        Tanguy GUIBERT, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

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        Sérum 58 – International (FR)

        Sérum 58 – International (EN)

        Nursing Now, et si les infirmier.e.s du monde allaient plus loin, ensemble ? / Version EN

        Launched in February 2018 by her Royal Highness, the Duchess of Cambridge herself, the Nursing Now campaign aims to give nurses a new central place in health systems all around the world. Already active in more than 80 countries around the world, the campaign’s impact get each day stronger.

        5 propositions

        The campaign is divided in 5 major axes, which are :

        1. Be valued and respected for their central role into health system
        2. More prevention and promotion of health made by nurses and for that, help themselves with new technologies, give patients more space and invest more primary health care.
        3. More nurse involvement into health policy development.
        4. Maximizing nurse contribution to expanding universal health coverage in new health systems
        5. More financing from governments into nurse student training, work condition improvements and leadership ability enhancement

        All of these 5 proposals was edicted to enhance global health, empower women and nurses and finally to strenghten local economy. 

        2020

        At launch, it was planned that the campaign will stop in 2020 for the 200th anniversary of Florence Nightingale birthday. Thus, 5 main aims were think to be realized before 2020.

        Generally, there are about investment into training and the profession, improvement of practice, more influence and responsibilities of nurses on the health world.

        Until then, the board of directors, made up of health professionals dedicated to the nursing cause, do influential work with political and financial partners from around the world to advocate for a better place for nurses in health systems.

        You reader, now you have read this article you are a spearhead for the development of Nursing Now !

        If you want more informations about Nursing Now, how it works or what you could do to participate to this global project to enhance your futur job go visit their website : www.nursingnow.com or send an email at ai@fnesi.org 

        Tanguy GUIBERT, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

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        Sérum 58 – International (EN)

        Sérum 60 – Culture

        Florence Nightingale, ses 200 ans

        Florence Nightingale est née le 12 Mai 1820 dans une riche famille anglaise à Florence en Italie, son prénom est d’ailleurs un hommage à cette ville où elle naquit.

        Elle a une grande soeur, Parthenope; elles furent toutes les deux éduquées par leur père diplômé de l’université de Cambridge qui leur fit l’école à la maison. La famille Nightingale est engagée politiquement et, dès le plus jeune âge de leurs filles, va faire des visites aux personnes malades. Cependant, très vite, ces “simples visites” ne suffisent plus à Florence qui veut s’engager davantage.

        En 1837, Florence n’a alors que 17 ans, une épidémie de grippe ravage l’Angleterre. Elle passe son temps au chevet des malades. Elle dit avoir reçu un “appel de Dieu”. Dans un premier temps, ses parents ne la soutiennent pas dans son projet : devenir infirmière. À partir de cette période, elle consacre sa vie à prendre soin des autres, chose qu’elle fit en voyageant à travers l’Europe. Ce n’est qu’en 1851 que ses parents acceptent son désir de devenir infirmière et lui offrent une formation de 3 mois en tant que soeur de Kaiserswerth, formation au cours de laquelle elle apprend à faire des pansements et préparer des médicaments. 

        En 1853, la guerre de Crimée débute, un grand nombre de soldats sont blessés. En réaction à cette guerre et à ces blessés, Florence Nightingale propose au gouvernement anglais d’envoyer des infirmières sur le front afin de soigner les soldats. Cette proposition fait couler beaucoup d’encre dans les journaux anglais car l’idée d’envoyer des femmes, des “ladies”, sur un champ de bataille ouvre le débat en territoire  britannique. Malgré ces débats, 38 infirmières sont envoyées sur le front afin de prendre en soins les soldats. Durant cette guerre, Florence reçoit le surnom de la “Dame à la Lampe”, car elle rend visite pendant la nuit aux soldats en tenant une lampe. 

        A son retour, en 1856, elle est accueillie comme une héroïne de guerre et joue un rôle majeur dans la rédaction de la Commission Royale pour la Santé dans l’Armée. Cette commission permet la révision des soins aux soldats et l’établissement d’une école de médecins militaires ainsi que d’un vaste système d’archives médicales de l’armée.

        En 1860, elle crée une école d’infirmières : “Nightingale School and Home for Nurses at Saint-Thomas’ Hospital”. Cette école est créée grâce à l’expérience de Florence pendant la guerre de Crimée ainsi que des fonds souscrits à son égard. Mme Sarah Wardroper, matrone à Saint-Thomas, devient la directrice de cette nouvelle école. Les infirmières-stagiaires suivent cette formation pendant un an, à l’aide d’un petit livre de 136 pages que Florence a écrit : “Notes on Nursing”

        Le modèle Nightingale se diffuse dans un premier temps en Angleterre puis, en 1873, ce modèle est officiellement reconnu et mis en place aux Etats-Unis.

        Elle décède le 13 Août 1910 chez elle, après avoir passé les dernières années de sa vie à domicile selon sa volonté. 

        Afin de rendre hommage à Florence Nightingale, sa date de naissance est retenue comme date anniversaire de la Journée Mondiale de l’Infirmière et de l’Infirmier.

        Quelques hommages à Florence Nightingale:

        • Florence Nightingale, film de Daryl Duke sorti en 1985
        • Musée Florence Nightingale à Londres

        Bleuenn Laot, Vice-Présidente en charge de la Formation

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        Sérum 60 – Culture

        Sérum 59 – Culture

        Imaginer la formation de demain

        La carrière d’un infirmier n’est pas celle d’un radeau sur un long fleuve tranquille mais bien d’un voilier en pleine tempête.

        Je m’explique, notre métier évolue, nos pratiques changent et à nous professionnel de terrain de s’adapter. Il est de notre décret de mettre en place les données issues de la science dans nos pratiques même si les soignants réfractaires au changement existent.

        Nous sommes à un carrefour d’une évolution de notre profession. D’une part par l’intégration du volet numérique dans les soins, la gestion des soins et la gestion du parcours patient etc… grâce aux travaux menés par le projet de Dominique Pon « le tour de France de la e-santé en 17 étapes » de ma santé 2022 et d’autre part avec la parution du décret sur la création au Conseil National Universitaire  des sciences infirmières (CNU 92) pour acter l’universitarisation de notre profession.

        -Infirmier depuis 15 ans en CHU

        -Formateur en simulation, 

        -Infirmier sapeur-pompier volontaire, ancré dans la recherche paramédicale,

        Je souhaite faire bouger les liens entre l’IFSI et le terrain. J’interviens ponctuellement en IFSI pour des cours ou jury de MFE. Actuellement en reprise d’étude, je suis doctorant en psychologie cognitive après un master 2 en sciences de l’éducation. Tous les CHU ne financent pas ces reprises universitaires. J’ai dû prendre une disponibilité et me faire embaucher en convention CIFRE (pour les 3 ans de la thèse) par une société de la région Bordelaise spécialisé dans l’édition de simulateurs numériques et de réalité virtuelle en santé. Ma thèse porte sur l’apprentissage des étudiants infirmiers à travers l’utilisation des simulateurs numériques en formation initiale.

        La simulation numérique en formation permet une réingénierie pédagogique innovante. Cette approche, est une modalité décrite par l’HAS pour intégrer de la simulation (HAS, 2012). 

        Grâce au numérique et aux nouvelles technologies, nous pouvons en formation initiale ou continue s’entrainer sur des situations de soins auxquelles nous n’aurions pas eu l’occasion de connaître ou d’appréhender durant nos études.

        Celles-ci sont mises à notre disposition pour augmenter et faciliter notre cursus expérientiel, dans le but de mettre en œuvre notre raisonnement clinique et ses attributs pour favoriser une meilleure prise en soin du patient et sa famille, plus rapidement, dans de meilleures conditions et surtout limitant son temps d’hospitalisation. Pour aller dans ce sens, s’entrainer et s’entraider entre professions multidisciplinaires améliore la qualité de prise en charge du patient surtout avec les créations des maisons de santé et l’ouverture vers le retour à domicile précoce.

        Et si le numérique l’envisageait ? Le numérique permet par exemple de s’entraîner à des réunions pluridisciplinaires avec tous les acteurs de soins pour prévoir un plan de soins personnalisé et envisager le retour à domicile précoce du patient, ou s’entraîner sur différents lieux de stages, ou à des conflits interculturel aux urgences, prise en soins de victimes en afflux massif, s’exercer au raisonnement clinique, au tutorat, à la prise de décision sans risque (etc…). 

        C’est à vous, étudiants infirmiers, d’être le moteur de cette interdisciplinarité, cette complémentarité dans l’exercice de notre profession. Nous sommes tous d’accord, le numérique ne viendra jamais remplacer la pratique, mais permet de s’y préparer par l’entrainement. Dans les années à venir, (bientôt) les étudiants infirmiers auront un parcours (complémentaire à la formation théorique) de formation par simulation en mutualisant les différentes approches. 

        Ex : Vous travaillez sur la pose de chambre implantable. Vous ferez en amont de la pédagogie inversée pour l’apprentissage théorique puis l’aborderez sous l’angle « patient standardisé » pour travailler vos compétences relationnelles, votre positionnement posturale (vous asseoir ? rester debout ?)… puis vous ferez du procédurale sur un dispositif spécifique puis de la simulation hybride avec un vrai patient (acteur) qui aura une prothèse de perfusion sur son torse pour cumuler vos apprentissages. Vous pourrez faire de la simulation plein échelle pour travailler vos compétences dites « non techniques » telle que la communication, la prise de décision, l’appel à l’aide en situation réelle… et enfin vous l’aborderez par la simulation numérique ou la réalité virtuelle pour multiplier les environnements différents et ancrer les procédures et les questions de connaissances théoriques. Enfin vous terminerez par un débriefing lié à chaque situation. C’est l’ancrage des connaissances par la réflexion de groupe et la verbalisation de ses actions.

        Dans une dernière partie, je souhaiterai vous sensibiliser tous individuellement sur le fait qu’ensemble les choses peuvent bouger. Chacun peut apporter sa pierre à l’édifice, pour notre profession. Vous êtes le vivier de demain. Tout le monde, dans sa spécialité, son domaine d’exercice et d’expertise contribuera à l’amélioration de la  prise en soin du patient, de la qualité des soins apportés pour lui et sa famille. 

        Le MFE est perçu pour certains comme inutile. Cependant il permet de vous lancer dans une dynamique de réflexivité interprofessionnelle pour éviter d’entendre : « pourquoi tu fais comme ça ? parce que j’ai toujours fait comme ça ». Il est de notre responsabilité, impulsé par notre décret de mettre en place les données probantes dans les soins pour garantir la qualité des soins (Poiroux, 2016). 

        Nous aurons davantage de légitimité auprès de tous, comme au niveau international quand nos pratiques cliniques seront appuyées sur ces preuves scientifiques. C’est l’affaire de tous, à tous niveaux : exemple récent avec la nomination de l’infirmière Isabelle Fromantin au titre HDR (le plus haut niveau universitaire). Isabelle est toujours infirmière clinicienne, travaille entre le laboratoire et le terrain. Elle est un model pour notre profession.

        C’est ce qui fait que notre profession est riche, en constante mouvance et nous permet de diversifier et d’actualiser nos connaissances pour assurer des soins justes et conformes aux patient à leurs familles. 

        Guillaume Decormeille

        Infirmier

        Contact : guillaumedecormeille@wanadoo.fr

        Interview réalisé par Romaric HERVO, Vice-Président en charge de la stratégie réseau national.

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        Sérum 59 – Culture

        Sérum 58 – Culture

        Interview sur le bien-être étudiant : le Professeur Walter Hesbeen

        Walter Hesbeen est infirmier et docteur en santé publique. Professeur à l’Université catholique de Louvain (UCL-Belgique), Responsable pédagogique du Groupe francophone d’études et de formations en éthique de la relation de service et de soin (GEFERS-Paris-Bruxelles) et Rédacteur en chef de la revue Perspective soignante. w.hesbeen@gefers.fr

        Aujourd’hui, nous avons interrogé Monsieur Hesbeen, auteur de nombreux ouvrages de réflexions soignantes, sur la question du bien-être étudiant. Voici le message qu’il a souhaité transmettre.

        “La notion de bien-être renvoie à une perception : le sentiment d’être bien. Un tel sentiment est personnel, le bien-être perçu par l’un n’équivaut pas, dans des contextes pourtant identiques, à celui perçu par d’autres.

        Le sentiment de bien-être des étudiants qui poursuivent une même formation et fréquentent un même établissement est ainsi fonction de facteurs multiples. Si certains de ces facteurs sont communs, d’autres sont personnels mais également contextuels le tout se conjuguant pour un bien-être – ou un mal-être -, dont la perception est variable selon l’intensité de ce qui est ressenti par chacun.

        Nous pouvons identifier un certain nombre de ces facteurs afin de repérer, selon un contexte donné, ceux sur lesquels agir prioritairement ou plus intensément, soit de manière individuelle, soit de manière collective. Pour ma part, j’en retiendrai cinq ici en précisant qu’il ne s’agit pas d’une énumération exhaustive mais d’une brève présentation des cinq facteurs sur lesquels il m’apparaît le plus important de réfléchir. 

        Le premier facteur de bien-être est relatif à l’étudiante ou l’étudiant que je suis. C’est de « moi » dont il est question. Moi dans ma vie de tous les jours, moi dans le choix des études que j’ai opéré et dans le plaisir que j’en retire, moi face aux facilités ou difficultés que je rencontre pour mener à bien mon parcours et tout ce qui caractérise un tel parcours. Moi dans ma manière d’avoir intégré et de m’être approprié les exigences associées à mon « métier d’étudiant » ? Moi dans mon rapport à mon entourage et face à la considération que j’y perçois pour les études que j’ai entamées et le métier que je souhaite exercer. 

        Le deuxième facteur est celui de « mon école », c’est-à-dire le lieu où se déroulent mes études. En quoi l’IFSI au sein duquel j’étudie est-il conçu pour faciliter mes études ? Est-il aisément accessible ? Les locaux sont-ils suffisamment spacieux et leur agencement est-il approprié ? Leur esthétique a-t-elle été pensée pour offrir un environnement agréable ? L’atmosphère qui s’y ressent est-elle bienveillante, aidante, apaisante? Le matériel est-il adapté ? Le centre de documentation permet-il un accès aisé aux bases de données et à la littérature et est-il propice à l’étude ? 

        Le troisième facteur est celui de la « qualité pédagogique ». Le projet pédagogique de l’IFSI reflète-t-il une ambition riche tant pour la dynamique d’apprentissage que pour l’exercice du métier infirmier ? Les cours et les activités diverses sont-ils pertinents en terme de contenu et des liens facilitant la compréhension sont-ils établis avec la pratique infirmière ? Les enseignants ou les  formateurs favorisent-ils l’appropriation des savoirs et des techniques et leur passion se ressent-elle à l’occasion de leurs interventions ? Leur créativité permet-elle une pédagogie propice à l’envie d’étudier et à l’élévation de la pensée ? Suscitent-ils la curiosité et l’ouverture sur le monde ? Les informations et consignes sont-elles accessibles, cohérentes et compréhensibles par chacun ? 

        Le quatrième facteur est celui des « lieux de stage » ? Comment ceux-ci sont-ils sélectionnés par l’IFSI et quelles exigences formelles l’école a-t-elle pour sélectionner ou non un service ou un établissement ? Quels liens y a-t-il entre l’équipe pédagogique et les professionnels et comment les milieux cliniques sont-ils évalués pour la qualité pédagogique des stages et pour la préoccupation éthique dont on y fait preuve en regard des stagiaires ? Comment les stages sont-ils attribués ? Comment les stagiaires y sont-ils préparés et comment y sont-ils accueillis, accompagnés, évalués ? Quelle passion et quelle rigueur émanant des tuteurs et maîtres de stages y perçoit-on ? Quelle importance y accorde-t-on à la bienveillance et quel refus y perçoit-on de la complaisance ?  Comment les situations vécues en stage par les étudiantes et les étudiants sont-elles analysées et mise en perspective avec l’équipe pédagogique afin  d’alimenter et d’affiner la réflexion et concourir au déploiement d’une intelligence soignante de situation ? 

        Le cinquième et dernier facteur est celui du « groupe de classe ». En quoi le groupe – une promo – se montre-t-il soucieux de rapports humains harmonieux, empreints de considération et de bienveillance ? Comment y est-on aidé à prendre conscience de l’incompatibilité de certaines manières d’être, de faire et de s’exprimer avec le futur métier d’infirmière ou d’infirmier ? Comment chacune et chacun y est-il éveillé à la rudesse malfaisante que revêtent parfois les comportements ? Quel souci de solidarité y perçoit-on et quel sens de la convivialité y développe-t-on ? Quelle volonté anime le groupe pour qu’une ambiance propice au plaisir d’étudier imprègne la promo et quelle vigilance y déploie-t-on pour repérer les sources de difficulté ? Quels moyens se donne-t-on pour développer des activités extra-scolaires favorisant l’ouverture sur le monde avec la découverte des « choses de la vie », l’étonnement, le goût de l’esthétique et la sensibilité qu’une telle ouverture rend possible ? 

        Comme mentionné plus haut, ces cinq facteurs ne recouvrent pas à eux seuls tous les éléments à prendre en compte pour agir sur le bien-être étudiant mais ils me semblent offrir une base sérieuse de réflexion et d’actions et se présentent, de la sorte, comme un socle – ou la fondation – à une telle préoccupation.“

        Interview réalisée par Delphine SASSUS, Vice-Présidente en charge des Publications et de la Culture.

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        Sérum 58 – Culture

        Sérum 60 – Affaires sociales

        Le Crous, ses missions

        Les Crous (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires) ont été créés en 1955. Ce sont des établissements publics placés sous la tutelle du Cnous (Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires).

        Il en existe 28 en France qui sont répartis par académie et ont un rôle important dans le développement de la vie étudiante : ils œuvrent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des étudiant·e·s. Pour cela, les Crous ont 7 missions qui leurs incombent.

        Tout d’abord, ils ont pour principale mission d’assurer l’accompagnement des étudiant·e·s en situation de précarité en leur proposant des aides sociales. Des assistant·e·s social·e·s soutiennent, orientent, peuvent accompagner dans la construction d’un dossier visant à l’obtention d’aides sociales : ASAA (Aide Spécifique Annuelle), ASAP (Ponctuelle) ou encore d’urgence. C’est aussi les Crous qui versent les bourses des étudiant·e·s de l’enseignement supérieur. Ces aides sociales ne sont cependant pas accessibles aux ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) (sauf la demande d’une ASAP) puisque celles-ci dépendent actuellement de la Région. 

        Ensuite, ces centres régionaux ont aussi pour objectif de développer la culture et son accès aux étudiant·e·s. Il existe ainsi une subvention mise en place par le Crous, le Culture-ActionS, qui permet de soutenir des projets étudiants à caractère culturel. Les Crous peuvent également mettre certains locaux à disposition pour la promotion de cette culture et être organisateur de concours culturels, allant de la représentation théâtrale au concours photo.

        Pour faciliter la démarche des étudiant·e·s dans la recherche d’un logement pour l’année universitaire, les Crous proposent des logements à tarifs réduits en résidence ou cités universitaires. Ils sont destinés en priorité aux étudiant·e·s boursier·ère·s éligibles à la vue du dossier sur critères sociaux. De plus, les Crous proposent  un service de cautionnement gratuit afin d’aider les étudiant·e·s sans ressources à l’obtention d’un bail (appelé Visale) et un site recensant différents logements afin de faciliter les recherches des étudiant·e·s (appelé Lokaviz). Dans les situations difficiles, les Crous peuvent parfois disposer de logements d’urgence afin d’héberger un·e étudiant·e. Ils mettent également à disposition le service Bed&Crous.

        La restauration à tarif réduit fait également partie des missions incombant aux Crous. Ainsi, ils proposent un repas complet (entrée, plat, dessert) au le prix de 3,30€, depuis juillet 2019, dans les restaurants universitaires. Ils disposent également de services de restauration et autres de type cafétéria, food-trucks, etc.

        Pour aider les étudiant·e·s disposant de petits budgets et à la recherche d’un emploi les Crous ont développé la plateforme Jobaviz afin de faciliter leurs recherches. Les emplois proposés sont considérés comme compatibles quant au volume horaire par semaine d’heures travaillées qui est proposé.

        Concernant la santé des étudiant·e·s relevant de leur compétence, les Crous peuvent proposer des consultations avec des psychologues ou orienter vers les centres de santé universitaires, encore trop peu connus des étudiant·e·s.

        Enfin, pour ce qui est des étudiant·e·s internationaux·ales, les Crous peuvent prendre en charge financièrement ces étudiant·e·s boursier·ère·s et leur proposer un accompagnement afin de favoriser leur réussite scolaire, leur insertion sociale et professionnelle. 

        Sophie Noury, Vice-Présidente en charge des Affaires Sociales

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        Sérum 60 – Affaires sociales

        Sérum 59 – Affaires sociales

        Réforme de l’assurance au chômage

        Cette année une importante réforme de l’assurance chômage a été annoncée, elle est entrée en vigueur en novembre 2019.

        Mais qu’est ce qui change alors ? 

        • La durée minimale de travail 
        • Le rechargement des droits 
        • Un nouveau mode de calcul pour les indemnités 

        La durée minimale de travail : 

        Auparavant pour avoir accès à une indemnisation il fallait avoir travaillé 610 heures (soit environ quatre mois) sur les 28 derniers mois. A partir de novembre 2019 cela évolue, il faut maintenant avoir travaillé 130 jours, soit 910 heures (6 mois) pour ouvrir des droits. 

        En contrepartie la durée d’indemnisation passe de 4 mois à 6 mois. 

        Le rechargement des droits : 

        Lorsque vous travaillé pendant votre période d’indemnisation, vous pouvez acquérir de nouveaux droits à l’assurance chômage et ainsi allonger votre durée d’indemnisation. C’est ce qu’on appelle le rechargement des droits. 

        Avant novembre 2019 : si au cours de votre période d’indemnisation, vous aviez travaillé au moins 150 heures (1 mois) sur une période de 28 mois précédent la date de fin de votre dernier contrat alors vos droits pouvaient être rechargés. 

        Maintenant pour recharger vos droits vous devez  travailler 910 heures (au moins 6 mois) sur une période de 24 mois au cours de votre période d’indemnisation. 

        Un nouveau mode de calcul pour les indemnités : 

        A partir du 1er avril 2020, le salaire journalier de référence, qui sert de base de calcul pour montant de la future allocation, sera obtenu selon une nouvelle méthode de calcul : les salaires de la période retenue seront divisés par l’ensemble des jours (repos, fériés et dimanches compris), et ce à partir du premier jour d’emploi. Actuellement, seuls les jours travaillés sont pris en compte. 

        Ces annonces ont été notifié dans les décrets n° 2019-797 du 26 juillet 2019 relatif au régime d’assurance chômage et n° 2019-796 du 26 juillet 2019 relatif aux nouveaux droits à indemnisation.

        Eugénie NAUD, Vice-Présidente en charge des affaires sociales

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        Sérum 59 – Affaires sociales

        Sérum 58 – Affaires sociales

        La RFF, un levier à la précarité de la formation

        La précarité étudiante est grandissante et la formation en soins infirmiers par son format et sa densité, 35h de cours théoriques ou de stage par semaine, peut s’avérer encore plus précaire que les autres formations !

        Cela limite la possibilité d’avoir une activité salariale en complément. Pour autant, il existe des dispositifs propres à notre formation qui peuvent être un levier à cette précarité. 

        Un exemple : La rémunération de fin de formation ! Plus communément appelé RFF !

        Lorsque tu as travaillé plus de 610 heures sur les 28 derniers mois, tu peux prétendre à l’allocation de retour à l’emploi (ARE). Pour cela, muni.e de tes attestations de fin de contrat remplies par ton employeur tu peux t’inscrire à pôle emploi. Un rendez-vous te sera donné avec un conseiller et ainsi tu pourras demander à percevoir cette aide.

        Ainsi au début de ta formation tu percevras l’ARE. La durée de cette allocation est proportionnelle aux nombres d’heures travaillées.

        Lorsque cette allocation arrivera à échéance tu pourras prétendre à la rémunération de fin de formation ou RFF. C’est une allocation gérée par pôle emploi jusqu’à la fin de ta formation (c’est-à-dire pendant les 3 ans). Le montant mensuel est égal au montant journalier multiplié par le nombre de jours du mois, dans la limite de 652,02 € par mois. 

        A savoir que cette allocation ne dépend pas de tes revenus ou de ceux de tes parents comme les bourses de l’enseignement supérieur.

        Pour qui ? / illustration : logo préfet de la région

          • La RFF est accordée pour les professions dites « en tensions ». C’est-à-dire des métiers pour lesquels des difficultés de recrutement sont identifiées. La liste de ces métiers est établie localement par le préfet de région. Elle est disponible dans ton pôle emploi.
          • Après l’Aide de Retour à l’Emploi (ARE). 
          • Être dans une formation reconnue qualifiante.
          • Astuce : cette rémunération est souvent méconnue, n’hésites pas à en parler a ton conseiller pôle emploi !

        Durée de la rémunération

          • La RFF vous est versée mensuellement à terme échu (par exemple, début novembre pour l’allocation du mois d’octobre).
          • La RFF est versée jusqu’à la fin de la formation. Toutefois, la durée cumulée de versement de l’ARE ou de l’ASP (Allocation de Sécurisation Professionnelle) et de la RFF ne peut excéder 3 ans. 
          • En cas d’interruption de la formation pour une durée supérieure à 15 jours calendaires, le versement de la rémunération de fin de formation est suspendu.
          • Le versement de la RFF est subordonné à l’actualisation de votre situation et à votre assiduité.

        Démarches à faire

          • Si ta demande est acceptée, Pôle emploi te verse la RFF à l’expiration de tes droits à l’ARE ou à l’ASP.
          • Le délai de réponse au demandeur d’emploi ne doit pas excéder 21 jours à compter de la date de demande d’attribution de la rémunération de fin de formation.

        Tu es déjà en formation et tu ne disposes pas de ce dispositif ? Ne t’inquiète pas, tu peux en faire la demande au cours de ta formation afin de finir tes études dans les meilleures conditions possibles !

        Si tu n’es pas concerné.e par ce dispositif mais que tu cherches des solutions de financements, tu peux nous contacter par mail : affaires.sociales@fnesi.org.

        Bilal LATRECHE, Président

        Eugénie NAUD, Vice-Présidente en charge Affaires Sociales

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        Sérum 58 – Affaires sociales

        Sérum 60 – Vos droits

        La césure

        Dans notre formation, les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ont le droit de demander une césure. Cette année, l’arrêté qui la réglemente a été modifié, avec un modèle s’adaptant avec ce qui est déjà présent depuis plusieurs années à l’université. La FNESI, qui a été motrice pour octroyer ces droits nouveaux aux étudiant·e·s, vous explique les principaux changements.

        Le droit d’une césure, et les règles d’un projet

        Quel que soit le projet envisagé, la césure peut dorénavant être entamée dès le premier semestre de la formation. Elle commence obligatoirement au même moment qu’un semestre, et dure entre six mois et un an sans période d’interruption.

        En césure, le statut d’étudiant·e est conservé, d’où l’acquittement de droits d’inscription universitaire et de la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus).. D’autres frais peuvent s’ajouter, mais uniquement dans les IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) privés. Les IFSI publics tout comme les universités ont interdiction d’imposer d’autres frais, y compris pour les étudiant·e·s demandant une césure. 

        Dans tous les cas, la césure n’est possible qu’une seule fois pour les trois années de formation, alors autant bien choisir quand la demander.

        Demander une césure, la première étape d’une grande aventure.

        L’étudiant·e qui demande une césure doit remplir un formulaire auprès de son IFSI. Il n’y a dorénavant plus un délai de trois mois avant la période de césure à respecter, contrairement à ce qui était établi avant la modification. Pour ce faire, “la demande est adressée au directeur de l’institut, accompagnée d’un projet justifiant la demande de césure

        Dès lors, une section dite “compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants” se réunit dans un délai de deux mois maximum. Elle est composée de différents membres, présent·e·s de droit (la·le directeur·rice par exemple), ou élu·e·s (comme les représentant·e·s des étudiant·e·s). Elles·ils décident de voter à bulletin secret un avis favorable ou défavorable à la suite d’un scrutin face à la demande de césure. 

        Si celle-ci est acceptée, “un contrat, signé entre l’institut de formation et l’étudiant, définit les modalités de la période de césure et les modalités de réintégration de l’étudiant dans la formation.

        Une césure remplie de possibilités

        En plus de l’instauration de nouveaux aménagements d’étude pour les étudiant·e·s en soins infirmiers, la césure favorise elle aussi l’engagement étudiant. De nombreux types de projets peuvent être soumis, que ce soit un engagement associatif, du volontariat comme un service civique, essayer une autre formation ou pouvoir effectuer un contrat de travail.

        Auparavant inaccessible pour bon nombre d’ESI, la césure est aujourd’hui une occasion que chaque étudiant·e peut saisir dans son cursus, amenant de nouvelles expériences.

        Référence juridique : 

        Article 22 de l’arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l’admission dans les instituts préparant aux diplômes d’État de pédicure podologue, d’ergothérapeute, de psychomotricien, de manipulateur d’électroradiologie médicale et de technicien de laboratoire médical et portant dispositions diverses, modifiant l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.

        Simon Gendron, Vice-Président en charge de la Défense Des Droits

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        Sérum 60 – Vos droits

        Sérum 59 – Vos droits

        Les indemnités de stage

        Les indemnités de stages et les remboursements des frais de transport sont légiférés par l’arrêté du 18 mai 2017. Ce dernier met en avant le fait qu’une indemnité de stage et des remboursements de frais de transports sont versés aux étudiant.e.s pendant la durée des stages réalisés au cours de leur formation.

        Le montant des indemnités de stage est fixé, sur une base d’une durée de stage de 35 heures par semaine, à 28€ en première année, 38€ en deuxième année et 50€ en troisième année. 

        Concernant les frais de transports, ils sont pris en charge quotidiennement si le stage est effectué dans la région ou dans une région limitrophe, où est implanté ton Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Le trajet pris en charge est celui le plus court entre le lieu de ton stage et l’IFSI ou alors, le lieu de stage et ton domicile. Lorsque le stage se trouve à de nombreux kilomètre, ton IFSI peux te proposer de louer un hébergement pendant la durée du stage. Cette solution est, elle aussi, remboursée par l’IFSI. De plus, sur autorisation du/de la directeur/trice, des frais d’utilisation de parcs de stationnement et de péage d’autoroute peuvent être remboursés sur présentation des pièces justificatives. Les indemnités de stage et remboursements aux frais de déplacement ne sont pas imposables.

        Les dispositions de l’arrêté précité s’appliquent à l’ensemble des étudiant.e.s (stagiaire non-redoublant, redoublant, en formation continu ou initiale). En effet, les textes n’interdisent pas de distinctions.

        Dans certaines régions, des recommandations sont écrites par la région. Il se peut que celles-ci aillent à l’encontre de l’arrêté du 18 mai 2017. Toutefois, celles-ci ne sont pas source de droit.

        Les remboursements de frais kilométriques dépendent de deux facteurs : le nombre de kilomètres parcourus et la puissance fiscale de ta voiture.

        Les délais de versement dans certains IFSI sont parfois long. Selon la législation, le remboursement des frais de déplacement et le versement des indemnités de stage sont effectués à terme échu du stage. Il n’y a donc pas de délai donné. Pour instaurer un délai, nous t’invitons à remonter l’information à tes représentants de promotion et leur demander de faire part de ce désir. Lors de l’Instance Compétente pour les Orientations Générales de l’IFSI, le règlement intérieur est voté. C’est alors à ce moment que les représentant.e.s de promotion pourront faire une proposition.

        Si tu rencontres quelconques soucis dans ton IFSI, nous t’invitons à nous faire remonter l’information à vosdroits@fnesi.org.

        François DESMONS, Vice Président en charge de la défense des droits.

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        Sérum 59 – Vos droits

        Sérum 58 – Vos droits

        Les services universitaires

        Et si les ESI profitaient de ces nouveaux droits ?

        Les services universitaires, kesako ?

        Les premiers services au sein des universités furent des structures de restauration et de médecine préventive peu avant la seconde guerre mondiale. Le développement de la dynamique universitaire se fait par la suite avec l’apparition des campus dans les années 1960 et l’accroissement de la démocratie étudiante. Peu à peu, l’Université, qui autrefois servait de lieu d’enseignement supérieur, devient une entité incontournable pour la vie estudiantine ! Mais cette attractivité que connaît aujourd’hui l’Université auprès des étudiant.e.s n’est pas seulement liée à ses maquettes de formations et de recherches, mais bel et bien à ses services dits “universitaires”. 

        En effet, un grand nombre d’étudiant.e.s se rendent à la Bibliothèque Universitaire (BU) pour réviser, bénéficient de l’Espace Numérique de Travail (ENT), vont se dépenser au cours de sport du Service Universitaire des Activités Physiques et Sportives (SUAPS), ou encore se soigner au Service Universitaire de Médecine Préventive et de Promotion de la Santé (SUMPPS). C’est l’ensemble de ces aménagements matériels et numériques qu’on appelle les services universitaires. Mais alors comment se fait-il que certain.e.s étudiant.e.s y aient accès alors que ça n’est pas le cas pour d’autres ? Pour pouvoir bénéficier des services universitaires, il faut avoir une carte étudiante qui est délivrée par l’Université lors de ton inscription à celle-ci. Ta carte doit comporter obligatoirement le logo et le nom de ton université ainsi que la vignette “Izly” pour te permettre d’accéder aux services !

        Des droits pour tous les étudiant.e.s, ESI compris ! 

        Depuis la rentrée 2018, les étudiant.e.s en soins infirmiers de toute la France sont censé.e.s être inscrit.e.s auprès de l’Université à laquelle est rattaché leur IFSI et donc avoir reçu une carte étudiante. Il est possible que certain.e.s en aient deux différentes (une pour l’IFSI et une autre pour l’université). Ainsi, tous les ESI sont présumé.e.s avoir gratuitement accès aux services de la BU, l’ENT, le SUAPS et le SUMPPS de leur université ! Dans le cas contraire ? Envoi vite un mail à vosdroits@fnesi.org

        Quand notre voix compte…

        Le dernier service universitaire est la participation des étudiant.e.s à la gouvernance de l’université. Une fois tous les 2 ans, chaque Université doit organiser les élections des représentant.e.s étudiant.e.s à ses conseils. Il existe de nombreuses manières de s’investir dans la démocratie étudiante universitaire : Conseil d’Administration (CA), Commission de Formation et de Vie Universitaire (CFVU) contenu dans une Unité de Formation et de Recherche (UFR). Tout comme les élu.e.s de promotion dans nos IFSI, les élu.e.s universitaires ont un rôle de représentant.e et vont siéger dans différentes instances mais pour une durée de 2 ans. Alors que le droit de vote, et d’éligibilité avec, n’est pas accordé aux ESI dans la quasi-totalité des universités françaises, la FNESI se mobilise pour que ce droit soit octroyé dès l’année 2020 !

        Si tu n’as pas de carte étudiante délivrée par ton université cette année fais-le nous savoir par mail à vosdroits@fnesi.org

        Si tu es intéressé.e pour t’investir dans la démocratie étudiante de ton université, contacte-nous à elections@fnesi.org

        Il est important de différencier services universitaires et services du CROUS, auquelle nous avons tout deux accès, (restaurant universitaire, cafétéria, logement universitaire, bourses, etc) qui se complète puisqu’ils sont à destination des étudiant.e.s mais dont la gestion et le fonctionnement restent différents.

        Félix LEDOUX, Secrétaire Général en charge des élections et du suivi des élu.e.s

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        Sérum 58 – Vos droits

        Sérum 60 – Dossier

        Les poursuites d’études

        Tu es, ou tu vas bientôt être diplômé·e ? Tu aimerais continuer tes études mais tu ne sais pas ce qui existe ? Aujourd’hui, l’obtention du Diplôme d’Etat Infirmier n’est plus synonyme de fin d’études. Souvent trop peu connues, il y a diverses spécialisations et poursuites d’études qui s’offrent à toi.

        Tout d’abord, il existe quatre évolutions professionnelles possibles après l’obtention du diplôme d’état : IADE (Infirmier·ère Anesthésiste Diplômé·e d’Etat), IBODE (Infirmier·ère de Bloc Opératoire Diplômé·e d’Etat), IPDE (Infirmier.ère Puériculteur·rice Diplômé·e d’Etat) et IPA (Infirmier·ère de Pratique Avancée).

        L’IADE est un·e infirmier·ère diplômé·e qui se spécialise et acquière de nouvelles compétences dans les domaines de l’anesthésie, de la réanimation, de la prise en charge de la douleur et des soins d’urgence. Ce·tte dernier·ère travaille en étroite collaboration avec la·le médecin anesthésiste-réanimateur·rice et peut exercer principalement en bloc opératoire, en SMUR (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) et en SSPI (Salle de Surveillance Post-Interventionnelle) avec parfois des exercices mixtes. 

        Pour entrer en formation, il faut pouvoir justifier de deux ans d’expérience professionnelle en tant qu’IDE et constituer un dossier que tu remettras aux instituts de ton choix. Ce dossier comportera une lettre de motivation et un Curriculum Vitae que tu auras réalisé au préalable, ainsi qu’un certificat médical assurant la mise à jour des vaccinations exigées par le Code de la Santé publique (article L3111-4) et un document attestant l’acquittement des droits d’inscriptions aux épreuves d’admissions. Ensuite, il te faudra réussir les épreuves d’admission. Et quelles sont-elles ? Il y a une épreuve écrite, évaluant les connaissances professionnelles et une épreuve orale, consistant à déterminer la capacité du·de la candidat·e à gérer une situation professionnelle concrète. 

        Une fois admis·e, la formation dure deux ans et comporte 910 heures d’enseignements théoriques, 350 heures de travail personnel guidé et 2020 heures de stage. 

        L’IBODE est un·e infirmier·ère diplômé·e d’état qui dispense des soins spécifiques dans le bloc opératoire et dans les secteurs qui y sont associés, notamment auprès de patient·e·s qui bénéficient d’interventions chirurgicales, endoscopiques ou autres actes techniques invasifs à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Elle·il travaille en équipe avec les opérateur·rice·s et les anesthésistes. 

        Depuis cette année (et grâce à l’arrêté du 30 janvier 2020), tu as accès à la formation d’IBODE dès l’obtention de ton DE infirmier. Le mode de candidature est le même que pour les IADE, Il faut présenter un dossier identique au dossier de candidature pour intégrer les écoles d’IADE. Tu as ensuite une épreuve écrite sur les connaissances acquises lors de la formation en soins infirmiers et une épreuve orale, consistant à présenter un exposé sur une thématique professionnelle qui te permettront d’entrer dans la formation. 

        Cette dernière dure 18 mois, dont 30 semaines de théorie et 39 semaines de pratique.

        A noter que depuis le 1er janvier 2020, l’aide à l’exposition du patient, à l’hémostase et à l’aspiration deviennent une exclusivité des IBODE. 

        L’IPDE est un·e infirmier·ère spécialisé·e dans les soins infirmiers administrés aux enfants. Il·elle a également des missions telles que former, éduquer et informer. Il·elle peut exercer en intra ou extra-hospitalier et avoir un rôle dans la coordination des soins. 

        Les conditions d’entrée en formation sont similaires à celles d’IBODE, notamment dans le contenu du dossier et les modalités de candidature. En revanche, tu retrouveras une nuance concernant les épreuves d’admissions. En effet, il y a deux épreuves écrites relatives aux connaissances acquises lors de la formation et à des tests psychotechniques, ainsi qu’une épreuve orale portant sur l’étude d’une situation professionnelle ou de stage.

        Après l’admission, la durée de formation est d’un an et elle comporte 650 heures d’enseignements théoriques, 710 heures d’enseignements cliniques et 140 de travaux dirigés et d’évaluation.

        L’IPA est expert·e dans son domaine et détient davantage d’autonomie au cours de son exercice professionnel. Elle·il a des compétences élargies et définies pour réaliser des activités d’orientation, d’éducation, de prévention ou de dépistage ; des actes d’évaluation, de conclusion cliniques et techniques, et des actes de surveillance clinique et para-clinique. Il·elle peut également réaliser des suivis de certain·e·s patient·e·s confié·e·s par le corps médical et ainsi prescrire des examens complémentaires, renouveler ou adapter certaines prescriptions médicales si nécessaire et prescrire des produits de santé non soumis à la prescription médicale. L’IPA peut exercer en établissement de santé ainsi qu’en ambulatoire en exercice coordonné.

        Autrement dit, cette formation de grade master va permettre à l’infirmier·ère de renforcer à la fois son analyse de manière plus fine et plus précise, la rigueur dans sa méthodologie, son autonomie, l’utilisation de plus d’outils dans sa pratique et une argumentation renforcée de ses choix auprès du médecin. 

        Cette formation d’infirmier·ère en pratique avancée est accessible depuis 2018. C’est une grande avancée pour l’histoire de l’infirmier·ère et grâce à lui, c’est un pas vers la reconnaissance des compétences infirmières, tant managériales que scientifiques et cliniques.

        Mais comment accéder à cette formation ? Sous quelles conditions ?La seule condition est de détenir le diplôme d’état d’infirmier pour rentrer dans la formation. Cette dernière dure deux ans et est divisée en deux : la première année est commune à tou·te·s les étudiant·e·s. Puis, la deuxième année qui permet aux étudiant·e·s de se spécialiser dans un domaine : Pathologies chroniques stabilisées et polypathologies courantes en soins primaires ; Oncologie et hémato-oncologie ; Maladies rénales chroniques, Dialyses et transplantations rénales ; et Psychiatrie et santé mentale.

        Concrètement, où peux-tu te former ?

        Cette formation est entièrement gérée par l’Université mais toutes n’ont pas les mêmes mentions. Ainsi tu peux te renseigner sur les sites des universités afin d’identifier les mentions disponibles dans ces dernières.

        Pour accéder à cette formation, nous te conseillons de te renseigner directement auprès des universités qui t’intéressent afin d’obtenir des informations spécifiques sur les modalités d’accès et les contenus de formation.

        Une fois diplômé·e, il te faut justifier à ce jour de 3 ans d’expérience professionnelle IDE, pour exercer en tant qu’IPA. C’est ce qui explique qu’aujourd’hui, beaucoup d’étudiant·e·s en pratique avancée ont déjà exercé·e·s en tant qu’IDE avant leur entrée en formation. 

        Et les masters alors dans tout ça ?

        Depuis le référentiel de 2009, c’est l’attribution des 180 ECTS au terme des 3 ans d’études qui permet la reconnaissance de notre formation à un niveau licence, notamment à travers l’obtention d’un grade licence. Par conséquent, même s’ils sont souvent difficiles d’accès, les masters te sont ouverts !

        Pourquoi sont-ils difficiles d’accès ?

        Plusieurs problématiques surviennent telles que le manque d’information et la diversité de la formation. En effet, en fonction des instituts de formation, des promotions et de la formation, les ESI sont finalement peu informé·e·s sur les poursuites d’études et l’étendue des masters accessibles. Ensuite, il faut dire que la formation est très diversifiée puisqu’il y a un nombre important d’Unités d’Enseignements qui permettent de balayer des domaines comme la psychologie, l’hygiène, la législation, la biologie, la pharmacologie et tant d’autres encore. Cela empêche d’être considéré·e comme expert·e d’un domaine et certaines universités peuvent demander à ce que tu reprennes en deuxième ou troisième année de Licence en fonction du master ciblé.

        Aujourd’hui, les masters les plus demandés et les plus accessibles sont ceux concernant la santé publique, les sciences de l’éducation ou encore le management en santé. Mais comme dit précédemment, nous avons un grand champ de compétences, et donc certain·e·s étudiant·e·s parviennent à intégrer des masters de biologie, psychologie, sociologie, anthropologie ou droit de la santé.

        Alors pourquoi pas toi ?

        La FNESI a, dès sa création en 2000, défendu la poursuite d’études après le Diplôme d’Etat Infirmier. C’est dans l’obtention du grade licence en 2009 que s’inscrit la première victoire nous permettant de faire un pas vers l’accès aux masters de l’Université. Aujourd’hui, nous sommes fier·e·s d’avoir contribué à l’émergence de la pratique avancée en France et continuerons d’oeuvrer à l’évolution de la formation des infirmier·ère·s.

        S’il te reste des questions concernant les poursuites d’études possibles, n’hésite pas à envoyer un mail à l’adresse suivante : enseignement.superieur@fnesi.org 

        Montaine Bouhier, Secrétaire Générale Adjointe

        Alix Navarro, Trésorier en charge du développement de la structure

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        Sérum 60 – Dossier

        Sérum 59 – Dossier

        La Sécurité Sociale

        Quel financement pour le système de santé ?

        La Sécurité sociale est souvent confondue avec l’Assurance Maladie, qui n’en est pourtant qu’une composante. La « Sécu » a maintenant 74 ans. L’Assurance Maladie ne représente que la branche maladie et accidents du travail, du Régime Général. Il regroupe les salarié.e.s, travailleurs/ses indépendant.e.s, ayant-droits et depuis peu les étudiant.e.s. 

        Créée en 1945, la Sécurité sociale […] a pour mission de protéger les Français contre tous les risques de la vie, en les accompagnant à chaque étape de leur existence. Elle repose sur un principe de solidarité, chacun participant à son financement selon ses moyens.

        Le financement de la Sécurité Sociale est assuré par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS). Le Parlement vote chaque année la Loi de financement de la sécurité sociale et fixe l’Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM).

        Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS), vise à maîtriser les dépenses sociales et de santé. En fixant les objectifs de dépenses en fonction des prévisions de recettes, le PLFSS détermine les conditions nécessaires à l’équilibre financier de la Sécurité Sociale. 

        Le processus d’examen et d’adoption du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) est le suivant : il est déposé par le Gouvernement au plus tard le 15 octobre de chaque année, à l’Assemblée Nationale. Le Parlement vote le PLFSS mais dispose de 50 jours pour se prononcer. Une fois adoptée, la loi de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) peut être modifiée par une LFSS rectificative.

        Encourager et valoriser le travail

        La reconduction de la prime exceptionnelle totalement exonérée

        La prime exceptionnelle, reconduite dans le PLFSS 2020, totalement exonérée a pour but l’exonération, pour le/la salarié.e comme pour l’employeur/se, de l’ensemble des cotisations et contributions sociales (sécurité sociale, retraites, etc) et d’impôt sur le revenu, dans la limite de 1000€. Elle s’applique aux salarié.e.s dont la rémunération mensuelle brute est inférieure à 3 SMIC, soit 3600€ par mois environ. 

        La prévention de la désinsertion professionnelle et la modernisation du régime de l’invalidité

        Afin de prévenir la désinsertion professionnelle, le PLFSS 2020 prévoit l’expérimentation d’une plateforme départementale pluridisciplinaire, coordonnée par l’Assurance maladie. Elle permettra d’identifier de manière plus précoce les salarié.e.s à risque tout en leur proposant un parcours d’accompagnement adapté à leur situation.

        Le présent projet de loi supprime la condition liée à un arrêt de travail préalable à temps complet et assouplit les conditions d’accès au dispositif prévu en cas d’accident de travail ou de maladie professionnelle. 

        Simplifier les démarches des employeurs

        L’unification du recouvrement social

        Le recouvrement consiste en la perception par certains organismes de sommes dues par une personne physique ou morale. Ces sommes sont appelées les “cotisations sociales”. 

        Le Gouvernement souhaite simplifier le recouvrement des impôts et des cotisations sociales à cause de l’organisation répétitive des démarches auprès des différents organismes. Parallèlement, la mission «France recouvrement», nouvellement créée, a pour objectif de développer des services communs pour les cotisant.e.s. 

        Le « tout en un » pour les employeurs/ses de service à la personne

        Les particuliers employeurs/ses entreront dans le prélèvement à la source en janvier 2020. Le prélèvement à la source consiste au prélèvement de l’impôt directement sur le salaire de la personne. Pour aller plus loin, le Gouvernement a souhaité engager l’extension du système à l’ensemble des aides sociales et fiscales dans le secteur des services à la personne, sous la forme d’une expérimentation. 

        La fusion des déclarations fiscale et sociale pour les travailleurs/ses indépendant.e.s

        Il est prévu pour 2020 de procéder à la fusion des déclarations sociale et fiscale de revenus que les travailleurs/ses indépendant.e.s (exemple : les infirmier.e.s libéraux/les) doivent effectuer. L’unification permettra donc de simplifier les formalités des travailleurs/ses indépendant.e.s et leur permettra, dès 2021 pour leurs revenus de 2020, de déclarer de manière simultanée, dématérialisée et immédiate leurs revenus aux administrations fiscales et sociales. Les 400 000 professionnel.le.s médicaux/les et paramédicaux/les libéraux/les seront concerné.e.s par cette mesure en 2023. 

        Soutenir les familles monoparentales

        Le service public de versement des pensions alimentaires

        Le projet de loi souhaite sécuriser le versement des pensions alimentaires pour les familles monoparentales. Les familles seront accompagnées dans le paiement des pensions alimentaires, notamment en confiant à l’Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaires (ARIPA) le développement d’un dispositif de versement des pensions alimentaires. Ce dernier consiste à l’encaissement des pensions alimentaires par l’agence qui se chargera ensuite de les reverser immédiatement au parent créancier. 

        Renforcer l’accès aux soins dans tous les territoires

        Des mesures d’aide à l’installation des médecins dans les zones mal dotées en professionnels de santé

        Quatre contrats incitatifs sont aujourd’hui proposés par l’Etat aux jeunes médecins selon leur statut (installation ou remplacement, généraliste ou spécialiste notamment). Le PLFSS 2020 prévoit le regroupement de ces quatre dispositifs en un contrat unique appelé «contrat début d’exercice» (CDE) ouvert à l’ensemble des médecins s’installant dans une zone sous-dense. L’éligibilité à ce nouveau contrat sera conditionnée à l’inscription dans un dispositif d’exercice coordonné et des engagements sur les tarifs proposés. 

        Les hôpitaux de proximité et le financement de nouvelles missions

        Les hôpitaux de proximité vont assurer le premier niveau de la gradation des soins. La mesure inscrite dans le PLFSS 2020 propose d’adapter les modalités de financement afin de favoriser le lien entre la médecine de ville et l’hôpital ainsi que la prise en charge coordonnée des patients. Par ailleurs, les établissements bénéficieront pour l’exercice de leurs missions d’une dotation de responsabilité territoriale, permettant l’accès à des consultations de spécialités, des plateaux techniques et des équipements de télésanté. 

        De nouvelles prestations hébergement et transport pour les femmes enceinte éloignées d’une maternité

        A partir de 2020, une nouvelle mesure permet aux femmes enceintes résidant à plus de 45 minutes d’une maternité de bénéficier d’un hébergement proche de l’établissement et d’un transport, tous deux pris en charge par l’Assurance Maladie. La mise en œuvre opérationnelle du dispositif fera l’objet d’un travail de concertation avec les professionnels du secteur. 

        Prévenir, soutenir et accompagner la perte d’autonomie

        L’indemnisation du congé proche aidant

        Le projet de Loi prévoit un accompagnement spécifique aux proches aidants leur permettant de concilier leur vie personnelle et leur vie professionnelle. En effet, les aidants sont souvent contraints d’aménager, de réduire voire de totalement arrêter de travailler, diminuant ainsi leurs revenus. Ainsi, l’une des premières mesures du plan se veut d’indemniser le congé proche aidant à l’instar du congé de présence parentale et du congé de soutien d’un proche en fin de vie. 

        L’investissement dans les structures d’accueil

        Le PLFSS prévoit un investissement de 130 Millions d’euros consacrés en faveur de la rénovation et de la transformation des établissements médico-sociaux. Cette volonté s’inscrit dans une démarche de revalorisation des métiers du grand âge avec notamment des versements de primes aux professionnel.le.s aide-soignant.e.s d’EHPAD, ou bien auprès de professionnel.le.s du secteur de l’aide à domicile. 

        Revaloriser les prestations sociales

        Une revalorisation plus forte pour les retraités ayant une retraite inférieure à 2000 euros

        Des minimas sociaux (AAH, minimum vieillesse) qui augmentent plus vite que l’inflation

        Dans le prolongement du rétablissement en janvier 2019 du taux de Contributions Sociales Généralisé (CSG), 12 millions des retraités bénéficieront d’une revalorisation de leurs pensions de base à hauteur de l’inflation, dès lors que leurs retraites brutes globales n’excèdent pas 2000€ par mois. 

        L’Allocation Adulte Handicapé (AAH) et le minimum vieillesse (ASPA) feront de nouveau l’objet d’une revalorisation exceptionnelle, respectivement au 1er novembre 2019 et au 1er janvier 2020. Ces revalorisations porteront leur montant à plus de 900 € pour une personne seule, soit 100 € de plus par mois qu’en 2017.

        • 9 octobre 2019 : le texte initial est déposé à l’assemblée nationale
        • 29 octobre 2019 : le texte est adopté avec l’ajout d’une trentaine d’articles 
        • 4 novembre 2019 : l’Assemblée Nationale a transmis le texte au sénat 
        • 14 novembre 2019 : refus en bloc du texte par le Sénat 
        • 15 novembre 2019 : le gouvernement convoque une commission mixte paritaire pour l’examen de ce projet de loi
        • 19 novembre 2019 : la commission mixte paritaire rejette le Projet de Loi faute d’accord entre députés et sénateurs
        • 25 et 26 novembre : Relecture du texte en séance publique à l’Assemblée Nationale après passage en commission des Affaires Sociales

        • Pallier les inégalités d’accès aux soins 

        Pour palier cette inégalité d’accès il est évident que le tiers payant doit être généralisé à tous les professionnels de santé et pour tous les patients. En effet, vous ne devez plus avancer les frais des consultations et des médicaments en pharmacie. 

        L’Infirmier.e Diplômé.e d’Etat, par son maillage territorial important, fait parti des professionnel.le de santé au plus proche du/de la patient.e. Ce sont des professionnel.le.s de premier recours. Afin de libérer du temps médical et parce que cela rentre dans notre champ de compétences, nous défendons le droit d’une prescription étendue. 

        • Augmenter la couverture vaccinale 

        La défiance envers les vaccins est importante en France. Il est donc nécessaire de mobiliser la plus large partie des professionnel.le.s de santé autour de la thématique, que ce soit pour sensibiliser ou produire l’acte. Nous vaccinons déjà les populations les plus fragiles contre la grippe et demandons ainsi à étendre notre population cible avec une vaccination généralisée pour tou.te.s par tous les IDE. 

        • Reconnaître les compétences infirmières à leur juste valeur 

        Aujourd’hui, l’avenant 6 de la convention nationale des libéraux limite l’IDE dans ses prescriptions de dispositifs médicaux à quelques produits en vente libre. Nous souhaitons qu’en 2020, le domaine de compétences des infirmier.e.s soit reconnu en permettant à tout les IDE de prescrire des produits thérapeutiques un lien avec un bilan de plaie, effectué également par l’IDE. Nous défendons également que les IDE doivent être sous leur unique responsabilité dans leurs prescriptions de ces dispositifs. 

        Dimitri ALLEMAND, Vice-président en charge des Perspectives Professionnelles

        Félix LEDOUX, Secrétaire Général en charge des Élections et du suivi des Élu.e.s

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        Sérum 59 – Dossier

        Sérum 58 – Dossier

        L’intégration Universitaire

        La FNESI se positionne depuis de nombreuses années en faveur de l’intégration universitaire de notre formation.

        En 2009, la sortie de notre référentiel actuel a rapproché notre formation de l’université avec l’obtention du grade licence améliorant nos possibilités de poursuites d’études ou encore la mise en place des ECTS et des compétences. Depuis la rentrée 2018, suite à l’annonce du 5 juillet 2018, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) ainsi que le Ministère des Solidarités et de la Santé (MSS), ont annoncé que tou.te.s les ESI doivent être inscrit.e.s auprès de l’université à laquelle est rattaché leur IFSI. 

        La première université de France naquit en 1150 à Paris et depuis, leur nombre ne cesse d’augmenter. Il existe aujourd’hui 73 universités sur le territoire national mais les IFSI sont rattachés à seulement 37 d’entre elles. Comment fonctionne et s’organise une université ? 

        Tout d’abord, une université est un établissement public d’enseignement supérieur qui dépend du MESRI. Elle peut comporter plusieurs missions comme la formation initiale et continue tout au long de la vie, la recherche scientifique, l’orientation et l’insertion professionnelle. Elle participe aussi à la construction de l’Espace Européen de l’Enseignement Supérieur qui se traduit notamment par les ECTS.

        La gouvernance 

        La gouvernance centrale de l’Université se compose d’un.e président.e (élu.e pour 4 ans), de l’équipe présidentielle (les vices-président.e.s, les conseiller.e.s et les chargé.e.s de missions) et du conseil d’administration (réunissant un grand nombre d’acteurs/trices de l’université comme les représentant.e.s des professionnel.le.s, des étudiant.e.s, des professeur.e.s, de la région, etc). Le conseil d’administration (CA) est une instance politique et délibérative chargée de voter les budgets et la politique générale de l’université. L’autre conseil délibératif existant au sein de chaque université est le Conseil Académique (CAc). Il est composé de la Commission de Formation et de Vie Universitaire (CFVU) qui se charge de répartir les enveloppes budgétaires selon les formations ou encore des modalités d’évaluations et la Commission Recherche (CR) qui se charge de répartir les budgets destinés à la recherche. Le CA et le CAc sont ce qu’on appelle les conseils centraux. Pour chacun d’entre eux sont élu.e.s des représentant.e.s étudiant.e.s qui vont porter la voix de tou.te.s les étudiant.e.s de l’université pendant 2 années. 

        Les UFR

        L’université est organisée et structurée par composantes, aussi appelées UFR (Unité de Formation et de Recherche). Elles correspondent à une discipline (UFR Santé, Droit, Lettres et Sciences humaines, etc) et sont chargées de créer des liens entre l’Université et la recherche. Pour illustrer : à Angers, il existe une UFR Santé à laquelle sont rattachées toutes les filières de Santé dont les IFSI alors qu’à Brest il y a une UFR par filière (Médecine, Pharmacie, Odontologie, etc). Les composantes ont une gouvernance qui se compose d’un.e doyen.ne (élu.e pour 4 ans), parfois d’un.e vice-doyen.ne, d’un.e ou plusieurs directeurs/trices d’études et des responsables pédagogiques. Tout comme le conseil d’administration, l’ensemble des acteurs/trices de chaque composante se retrouvent au sein du conseil de l’UFR qui est son instance politique et délibérative. Des étudiant.e.s y siègent aussi afin de participer au bon fonctionnement de leur UFR de rattachement en votant les maquettes de formation ou programmes de recherche par exemple. Dans certaines UFR, nous retrouvons des conseils de département correspondant aux différentes disciplines. Par exemple pour l’UFR Santé : département de médecine, de pharmacie, d’odontologie, etc. 

        Aujourd’hui, nous entendons sans cesse parler de l’intégration universitaire des IFSI, mais qu’est-ce que c’est au juste ? C’est un processus complexe qui consiste à renforcer le rattachement d’étudiant.e.s ou de formations à cet établissement d’enseignement supérieur. Il en existe cinq formes différentes, soit cinq façons d’être intégré à l’université. 

        Laquelle selon toi se rapproche le plus de l’intégration universitaire des IFSI ? 

        L’intégration des cursus = elle consiste en une reconnaissance de la formation de la part de l’Université avec un renforcement de la transversalité entre les formations. Par exemple : 

        → permet une meilleure réorientation des étudiant.e.s 

        → permet une plus grande poursuite d’études après l’IFSI 

        L’intégration par les outils = c’est le développement d’outils communs à différents établissements d’enseignement supérieur pouvant relever du domaine du numérique ou de la simulation.

        Exemple : mise en place d’une plateforme d’enseignements communs entre les IFSI et l’Université. 

        → permet une meilleure coordination et mise en commun des enseignements

        → permet de renforcer l’interprofessionnalité

        L’intégration immobilière = est le fait de rassembler différentes formations au sein d’un seul et même campus ou établissement.  

        Exemple : création d’Institut de Formation aux Professionnel.le.s de Santé (IFPS) ou bien d’un campus Santé

        → facilite la mutualisation des enseignements

        → facilite l’interprofessionnalité dans la formation 

        → vecteur de dynamique estudiantine 

        L’intégration fonctionnelle = c’est le rattachement des instituts aux UFR de l’Université (souvent sous forme de départements) avec conservation de leur indépendance administrative et juridique. Les étudiant.e.s sont reconnu.e.s comme étudiant.e.s de l’Université et ont donc accès à ses services (BU, SUAPS, SUMPPS, etc).

        Exemple : rattachement des IFSI à un département en sciences infirmières faisant lui-même parti d’une UFR Santé tout en gardant le contrôle de ses maquettes de formations. 

        → permet une reconnaissance du statut étudiant 

        → ouverture d’un collège départemental décisionnaire

        → facilite les poursuites d’étude au sein de l’université

        L’intégration organique = la formation, la maquette et les formateurs sont sous la tutelle de l’Université. Un rattachement des IFSI à une composante universitaire a lieu (à travers un département ou non), l’équipe pédagogique est composée d’enseignant.e.s universitaires (maîtres de conférence, enseignant.e.s chercheurs) et la direction est élue comme à l’Université (et non pas nommée par les établissements de santé comme actuellement). Les ESI ont accès à tous les services universitaires et participent à la démocratie étudiante de l’Université. 

        → permet une reconnaissance du statut étudiant

        → un renforcement de l’interprofessionnalité 

        → développement de recherche

        → innovation des méthodes pédagogiques 

        → ouverture d’un collège départemental décisionnaire

        → permet un accès à l’ensemble des masters de l’enseignement supérieur

        Aujourd’hui la FNESI souhaite l’intégration organique pour tou.te.s les étudiant.e.s en soins infirmiers, c’est ce qu’on appelle l’intégration pleine et entière des IFSI.

        Et les IFSI dans tout ça ? Où en est l’intégration universitaire ? 

        Jusqu’à présent, les IFSI sont rattachés aux Universités à travers un conventionnement. Une convention est signée entre l’Université, la Région et le groupement d’IFSI (appelé GCS, pour Groupement de Coopération Sanitaire), ce qui lui vaut le nom de “convention tripartite”. Il y est inscrit les noms d’Unités d’Enseignements (UE) qui sont dispensées par l’Université, le financement des enseignements, l’accès aux services universitaires, la délivrance du grade licence et le développement de la poursuite d’études, la participation des ESI aux instances de gouvernance, etc. Il y est également inscrit l’engagement financier de la région dans la formation des ESI. Ainsi, les IFSI sont conventionnés aux UFR et ne sont donc pas pleinement intégrés. 

        L’intégration universitaire des IFSI n’est donc pas effective dans la plupart des universités françaises. Cependant, certaines d’entre elles mettent en place des outils et moyens pédagogiques avec les IFSI au travers de la convention tripartite, pouvant ainsi se rapprocher d’une intégration universitaire par les outils ou de cursus. 

        Seules deux universités ont amorcé un processus d’intégration fonctionnelle en créant un département en sciences infirmières au sein de leur UFR : l’Université d’Aix Marseille et l’Université d’Angers.

        L’Université d’Aix Marseille a créé un nouvel UFR : l’UFR de Sciences Médicales et Paramédicales. Elle regroupe ainsi quatre écoles qui sont régies par une même administration et un même conseil de gestion : école de Médecine, des Sciences Infirmières, des Sciences de la Réadaptation et de Maïeutique.

        Les ESI peuvent ainsi voter et se présenter dans les conseils universitaires et pleinement bénéficier de ses services. De plus, la mise en place du Département Universitaire en Sciences Infirmières (DUSI) a permis de renforcer la poursuite d’études en créant des masters en sciences cliniques infirmières. 

        C’est la première Université qui a créé un Département en Sciences Infirmières, en 2011 !

        Florent Pelletier, étudiant en 2ème année à l’IFSI La Capelette, Marseille : 

        Nous avons la chance, à Marseille, d’être dans une formation universitaire. Une expérience de faculté complétée par le suivi régulier de nos référent.e.s pédagogiques, grâce auxquels on comprend qu’on peut à la fois suivre un enseignement à l’IFSI, et à la faculté dans les amphithéâtres des grands hôpitaux de ville.

        En plus d’avoir droit à certaines réductions avec la carte étudiante, de nombreux projets nous sont proposés au travers des organismes de faculté, notamment grâce au CROUS, aux associations étudiantes, aides aux envies d’arts, de développement personnel, l’apport culturel, mais également et surtout d’administration; face au monde de la fac. Quoi de mieux que de se sentir membre d’une communauté de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants (d’Aix-Marseille, j’entends) ?

        Et si certains ne seraient pas convaincus, que diriez-vous de venir avec vos amis réviser à la BU, découvrir un océan de livres pour réussir vos examens et vous instruire personnellement, comme on a tous pu en profiter depuis notre entrée à l’Université ? Il n’y a pas à dire, les études infirmières prennent une toute autre dimension une fois couplées à l’enseignement universitaire.

        L’université d’Angers a créé une UFR Santé afin d’inclure les différentes filières dans des départements spécifiques. C’est dans ce contexte que voit le jour la création d’un DUSI en 2016 ouvrant aux ESI l’accès aux services universitaires et une participation à la démocratie étudiante.

        Cela a également permis l’élaboration d’un Diplôme Universitaire en Recherche paramédicale, premier pas vers la recherche en sciences infirmières. Des projets sont également en cours sur de la création de masters et même de thèses. 

        Perrine Godicheau, étudiante de 2ème année, IFSI du CHU d’Angers :

        Au-delà des avantages du SUAPS, RU, BU et logement CROUS, l’Université m’a permis de rencontrer et d’échanger avec de nombreux/ses étudiant.e.s de différentes filières. Grâce à l’université, j’ai eu la chance d’avoir accès et la possibilité de participer à des évènements interfac et de me créer un réseau santé, mais pas que ! C’est aussi l’occasion d’échanger et de découvrir de nouvelles formations. Le dynamisme de l’Université via les évènements culturels sont un réel atout selon moi.

        L’Université m’a également permis de faire découvrir la formation infirmière, et ainsi déconstruire de nombreux préjugés. Je rajouterai aussi que c’est grâce à cette intégration universitaire que je pourrai continuer dans un master ensuite”.

        La FNESI défend depuis de nombreuses années déjà l’intégration universitaire pleine et entière de notre formation, soit l’intégration organique énumérée plus en amont dans l’article. 

        Cette intégration permettrait : 

        • la création d’un DUSI dans chaque université induisant le développement de la poursuite d’études après la licence en soins infirmiers en IFSI
        • la reconnaissance de notre formation comme une science 
        • le développement de la recherche en sciences infirmières à travers des masters et doctorats enrichissant le domaine de la recherche actuel
        • l’innovation pédagogique à travers la mise en commun d’outils tels que les plateformes numériques ou la simulation
        • le renforcement de l’interprofessionnalité dans notre formation 
        • l’accès à tous les services universitaires pour l’ensemble des ESI améliorant les conditions de vie et de formation des étudiant.e.s 
        • la participation et la représentation des ESI dans la démocratie étudiante de l’université induisant le développement de services mais aussi de notre formation

        Actuellement, la FNESI oeuvre pour l’intégration universitaire des IFSI en collaboration avec un grand nombre d’acteurs/trices. 

        Nous travaillons déjà beaucoup avec les personnalités politiques en charge de ce dossier au sein des ministères à travers des prises de rendez-vous. Tous les mois, nous siégeons au Comité d’Intégration Universitaire du MESRI où nous effectuons un point d’étape sur les projets d’intégration pour l’ensemble des filières de santé qui possèdent les mêmes problématiques que nous ! 

        Nous rencontrons et entretenons des relations avec les président.e.s des Universités de rattachement des IFSI afin d’accompagner ces acteurs/trices incontournables dans ce processus. Les Régions de l’ensemble du territoire national sont également sollicitées à ce sujet afin d’oeuvrer ensemble à l’amélioration des conditions de formation des ESI.

        Une collaboration est aussi faite avec les fédérations de filières et les fédérations territoriales qui sont des associations d’étudiant.e.s représentantes d’un territoire ou d’une filière au niveau national. Ces interlocutrices-là se retrouvent pour certaines d’entre elles avec les mêmes problématiques que nous. Il est ainsi intéressant d’aller ensemble porter nos positions lors de rendez-vous. De plus, la FNESI a participé au Séminaire Intégration Universitaire organisé par la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes) et la FédéA (la Fédération des Étudiant.e.s d’Auvergne).  Le but de ce séminaire était de sensibiliser les fédérations territoriales sur cette thématique afin de leurs donner les outils pour faire avancer les choses au local. Ce fut également l’occasion de faire le point ensemble sur l’avancée de chaque fédération de filière sur ce dossier. 

        Enfin, la FNESI forme et informe l’ensemble des étudiant.e.s en soins infirmiers à travers ses événements et différents canaux de communication (Sérum magazine, page Facebook, Twitter, Instagram, site internet) afin d’apporter le maximum d’éléments aux ESI sur l’intégration universitaire. Ceci permet par la suite à chaque étudiant.e d’amorcer ou d’accélérer le processus d’intégration au sein de son Université. 

        Tout d’abord, en tant qu’étudiant.e en soins infirmiers, tu es le premier.e concerné.e par cette intégration universitaire. Il est donc important que chacun.e soit conscient.e de ses enjeux. Tu peux dorénavant informer tes ami.e.s et collègues de promotion sur cette thématique mais aussi en parler avec tes formateurs/trices ou bien ton/ta directeur/trice d’IFSI. Ce/cette dernier.e sera sans doute le/la plus en capacité de te donner des informations sur le processus enclenché au sein de ton Université de rattachement. 

        Si tu es élu.e de promotion, tu as d’autant plus ce devoir d’information auprès des autres étudiant.e.s de ta promotion. Mais tu peux aussi aborder cette thématique lors d’une section de vie étudiante (SVE) ou bien lors de l’Instance Compétente pour les Orientations Générales de l’Institut (ICOGI). Il serait d’ailleurs intéressant d’interpeller les représentant.e.s de l’Université lors de ces réunions afin d’obtenir des informations précises à ce sujet. Tu peux également te présenter dès ce début d’année pour te présenter aux élections GCS où seul.e.s sont éligibles des élu.e.s de promotion des IFSI rattachés au GCS. Intégrer ce nouvel organe décisionnaire te permettra d’obtenir des informations sur l’intégration universitaire mais aussi de participer aux discussions sur le contenu de la convention tripartite. Au vue des enjeux de cette instance, il est primordial que les ESI y soient représenté.e.s.

        Si tu es élu.e UFR ou départemental, tu peux également participer à de nombreuses discussions à ce sujet et améliorer l’intégration universitaire des IFSI. 

        “Mais si les IFSI sont intégrés pleinement à l’université, il n’y aura plus d’instituts délocalisés.” 

        →  pas forcément ! Il est effectivement possible que certains IFSI soient fusionnés afin de mettre en commun les moyens matériels et financiers mais cela ne sera pas le cas pour tous. Le maillage des IFSI pourra être semblable à celui des IUT (Instituts Universitaires de Technologie) propre à des antennes universitaires. 

        Si l’intégration des IFSI à l’Université a lieu, nos formateurs/trices ne seront plus des cadres de terrain et donc n’auront plus l’expérience du terrain.” 

        → Pas vraiment ! Cette situation là n’empêche pas le fait d’avoir des cours délivrés par des personnes expertes dans le domaine qu’elles enseignent.

        Si tu as la moindre question concernant l’intégration universitaire, n’hésite pas à nous contacter par mail sur l’adresse enseignementsup@fnesi.org, nous te répondrons avec grand plaisir. 

        Margot SAUVESTRE, Vice-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur

        Félix LEDOUX, Secrétaire Général en charge des Élections et du Suivi des Élu.e.s

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        Sérum 58 – Dossier

        Sérum 60 – Retour sur…

        Le WEF des Commissions Spécialisées

        Le WEF (Week-End de Formation) des Commissions Spécialisées est un week-end destiné aux ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ayant été retenu·e·s pour faire partie des Commissions Spécialisées de la FNESI. Ce week-end était commun aux trois commissions : Défense des Droits, Culture et Tutorat. Elles sont composées respectivement de 20, 10 et 9 étudiant·e·s par commission.

        C’est la première fois depuis la création de la FNESI il y a 20 ans qu’un tel événement s’est déroulé. Ce week-end historique pour la FNESI a permis à de nombreux étudiant·e·s de se former pour rejoindre les différentes commissions de la structure.

        Ce week-end de formation qui s’est déroulé, du 31 janvier au 2 février 2020 au sein de l’IRFSS (Institut Régional de Formations Sanitaires et Sociales) de la Croix Rouge de Limoges.

        Il s’est découpé en deux temps : le samedi matin, les ESI ont tout d’abord été réuni·e·s pour une première formation commune sur l’histoire de la FNESI. Un premier temps ou tout·e·s les participant·e·s ont pu découvrir ou redécouvrir les temps forts des 20 dernières années de la FNESI. C’était aussi l’occasion pour les participant·e·s de mesurer l’importance et la portée des commissions qu’il·elle·s ont rejoint, des actions et réussites de la structure. 

        Le second temps : chaque commission s’est séparé et ce, jusqu’à la fin du week-end. Les nouveaux membres des commissions ont tout de même eu l’occasion de partager des pauses et des temps de cohésion.

        Pour la CS3D (Commission Spécialisée Défense Des Droits), le week-end a tourné autour de l’accompagnement des cas de défense d’ESI. Pour cela ils ont pu apprendre et travailler sur les différent·e·s acteur·rice·s qui évoluent autour de notre formation et des ressources à disposition pour les ESI. 

        Du côté de la CST (Commission Spécialisée Tutorat), c’est sur l’histoire du tutorat et des outils mis en place au sein de la structure tels que la plateforme MyTuto qu’il·elle·s ont pu appréhender et commencer à se les approprier. Le FNEASY’ GAME à aussi était abordé pour que le projet soit impulser en ce début d’année.  

        La CSC (Commission Spécialisée Culture) s’est réunie pour entamer une réflexion sur la place primordiale de la culture à la FNESI et au sein des associations adhérentes, des parallèles sur les différent·e·s acteur·trice·s de la culture en France et dans la formation. Ce fût également l’occasion de s’initier à la culture limogeoise par le biais de formations ambulantes, des visites de la ville tout en discutant des projets à venir. 

        Pour conclure sur ce week-end de formation, il est la preuve de l’importance des Commissions Spécialisées dans l’expansion et la professionnalisation du réseau de la FNESI. Ces nombreux étudiant·e·s peuvent, aux côtés des membres du Bureau National faire évoluer la formation et la représentation des ESI. 

        Gaspard Joret,

        Vice-Président en charge des Élections et du suivi des Élu·e·s

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        Sérum 60 – Retour sur…

        Sérum 59 – Retour sur…

        Le XIXème Congrès National de la FNESI

        Du 31 octobre au 3 novembre dernier, ce n’est pas moins de 350 étudiant.e.s en soins infirmiers venu de toute la France qui se sont retrouvés dans la belle ville d’Angers. Ce rassemblement d’ESI a eu pour objectif de porter des réflexions sur nos études, notre profession en ayant accès à des échanges, des débats, des MasterClass et des formations afin de nous construire en tant que professionnel de demain.

        Le Congrès National : lieu où l’éducation populaire fait rage !

        Le Congrès National de la FNESI est l’un des deux évènements nationaux de la structure. Contrairement aux Universités d’Été se déroulant en fin d’année universitaire, le congrès intervient en début de celle-ci.

        Cette année, le congrès a offert la possibilité aux ESI d’acquérir des compétences en défense des droits, en innovation sociale en traitant la thématique des risques psychosociaux inhérents à nos études et notre future profession ainsi que des aptitudes nécessaires au bon fonctionnement d’une association.

        Les formations proposées lors de cet évènement reposent sur le principe de l’éducation populaire. Elles ont été conçues par des étudiant.e.s (L’équipe nationale) pour des étudiant.e.s, dans l’optique d’être moteur dans l’émancipation des ESI, et plus largement, de la jeunesse. Pour parfaire ce dispositif, des « experts » ont également été présent afin d’aborder, avec un prisme avisé, des thématiques particulières.

        Qui dit congrès national, dit : Table ronde ! La réflexion s’est portée sur l’attractivité des sciences infirmières. Cette thématique a été abordée en présence d’acteurs clés qui ont ainsi pu apporter des éléments étayant la posture réflexive des ESI. Opportunité de pouvoir échanger sur l’actualité et l’évolution de la formation de part l’intégration universitaire mais ainsi que la création d’un Conseil National Universitaire (CNU) en sciences infirmières. 

        Le réseau, riche de diversité et de solidarité

        Moment attendu depuis plusieurs mois par les militants de la FNESI, le congrès permet à ces étudiant.e.s engagé.e.s de se retrouver après un été plus ou moins reposant. Réunir plusieurs centaines d’étudiant.e.s en soins infirmier de la France entière au même endroit est nécessairement source de beaucoup d’échange. Ces moments de partage sont à la genèse d’une nouvelle posture créée grâce au partage d’expérience, rendu possible grâce au congrès national.

        Temps fort pour la structure : élections du bureau national

        Le congrès national est aussi l’occasion de renouveler les instances de la structure lors de sa traditionnelle Assemblée Générale Ordinaire. Le bureau national 2018-2019, présidé par Bilal LATRECHE, s’est vu démissionner après une année riche pour ainsi passer la main à une nouvelle équipe avec, à sa tête, Félix LEDOUX. L’ensemble du bureau sortant souhaite un épanouissement certain et plein de courage à la nouvelle équipe.

        Killian PROUTEAU, Coordinateur du réseau Nord-Ouest

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        Sérum 59 – Retour sur…

        Sérum 58 – Retour sur…

        Les XVIIèmes Universités d’Été: Temp fort de notre réseau

        Les Universités d’Été 2019 se sont déroulées à La Chaise-Dieu (Haute-Loire), du vendredi 7 juin au lundi 10 juin 2019 en ayant pour thème… Le voyage dans le temps ! Cet événement a regroupé plus de 350 étudiant.e.s en soins infirmiers venu.e.s de toute la France. L’engouement pour cette 17ème édition était tel que toutes les places ont été réservées en moins de 24 heures : l’événement a affiché complet en un temps record !

        Les Universités d’Été (UE), ont pour objectif de rassembler les étudiant.e.s en soins infirmiers provenant de toute la France, qu’ils/elles soient au début ou à la fin de leur cursus, élu.e.s, associatif/ve.s… ou non.

        Elles permettent aussi de former notre réseau aux différentes problématiques de la formation tout en leur donnant les clefs afin de pouvoir répondre à leurs besoins et demandes sur leur territoire. 

        Ce temps fort pour la FNESI est devenu un événement incontournable pour les étudiant.e.s, vecteur de cohésion et de bonne humeur mais aussi idéal pour mener des réflexions et des échanges portant sur l’avenir de notre profession. 

        Comme chaque année, l’évènement fut dense ! Au total, plus de 180 heures de formation, 12 parcours de formations sur neuf créneaux différents et 48 sujets de workshop. Le tout réparti sur les quatre jours de l’événement soit plus de 130 créneaux de formation ! Ils portaient sur divers sujets visant l’actualité étudiante et professionnelle, ainsi que sur les bases associatives, ou le rôle des élu.e.s. Cette année nous avons aussi continué de former et de sensibiliser les étudiant.e.s sur des thématiques comme les discriminations, le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles.

        Le thème novateur cette année portait sur la réforme du système de santé, en lien avec le projet de loi Santé “Organisation et transformation du système de santé”

         Entre les protocoles de coopérations, les métiers de demain, la réforme des études de santé et le numérique, ces sujets d’actualités ont eu un franc succès. D’autre part, de nombreux intervenant.e.s ont pu former les étudiant.e.s en soins infirmiers notamment des étudiant.e.s de filières différentes.

        Cet événement est également l’occasion pour la FNESI de porter des positions et des engagements forts, sur tous les sujets qui gravitent autour de notre formation. Cette année, nos réflexions se sont tournées vers le/la patient.e : acteur/trice incontournable de la prise en soin, qui doit prendre une place dans la formation initiale et continue des futur.e.s professionnel.le.s de santé. La FNESI a signé la Charte “Associons Nos Savoirs” qui émane d’un collectif de patient.e.s expert.e.s et qui montre que les étudiant.e.s sont porté.e.s vers des thématiques inhérentes au système de santé. Vous pouvez retrouver le contenu de la charte en scannant ce QR code.

        La FNESI tient à toujours s’investir dans l’innovation et le développement durable (dans son sens large), tout en étant en accord avec le thème général des UE. C’est dans cette dynamique que nous avons lancé cette année la première “Clean Walk” lors d’un événement national dans l’objectif de sensibiliser les ESI au tri des déchets pendant toute la durée de l’événement. Des cendriers de vote ont aussi été mis en place pour impliquer les ESI au développement durable en les incitant à mettre leurs mégots dans l’option souhaitée pour répondre à des sondages ! 

        Les challenges Développement Durable (#ChallengeDD) et Bien Être ont ainsi pu faire concourir les associations sur leurs projets afin de promouvoir des causes !. Cette année c’est l’association des étudiants de Rockefeller (AER de Lyon) et la corporation des étudiants en soins infirmiers de Rennes (CESIR de Rennes) qui ont remporté le challenge DD en proposant diverses actions, comme un ciné débat sur l’environnement ou encore un buffet autour du monde. Le BDE Esquirol (Lyon) a quant à lui été vainqueur du challenge Bien Être en proposant des activités (petit déjeuner gratuit, séance de sophrologie,…) sur toute l’année.

        Nouveauté cette année, la Project fair ! 

        Un temps dédié spécialement pour les associations de notre réseau afin qu’elles puissent valoriser et exposer leurs projets locaux et avoir la possibilité de les expliquer et les partager aux autres associations intéressées pour les créer chez elles. Un moment riche en idées et en imagination mais surtout source d’inspiration pour les associations !

        La FNESI a un incroyable talent….

        Pour cette première édition, la FNESI a permis à son réseau de mettre en lumière les différents talents des étudiant.e.s ! De nombreux/ses chanteur/euse.s de toute la France ont pu nous offrir leur voix lors du gala. Un moment magique qui a permis de dévoiler une partie du potentiel artistique de notre réseau.

        L’événement s’est aussi ponctué d’un temps fort pour la structure : l’Assemblée Générale de mi‐mandat. Elle a été précédée d’une plénière d’ouverture interactive avec les adhérent.e.s, moment de concertation et d’échanges sur les avancées et positions de la structure.

        JEU CONCOURS

        Le Congrès National de la FNESI se déroulera du 31 octobre au 3 novembre prochain ! Tu veux participer à ce moment important de la structure et rencontrer le bureau national et son réseau ? Gagne ta place en envoyant à l’adresse suivante le nombre de Crozettes dissimulées dans ce sérum : jeuconcours@fnesi.org. Le/la gagnant.e sera tiré.e au sort et contacté.e par mail. N’oublie pas de marquer ta ville, ton IFSI et ton année d’étude dans le mail !

        Côme FLICHY, Secrétaire Général Adjoint

        Antoine JENSEN, Coordinateur du réseau Nord-Est

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        Sérum 58 – Retour sur…

        Sérum 60 – Adhérer

        Quel·le·s interlocuteur·rice·s pour mon asso adhérente ?

        Tu viens d’être élu·e dans ton association et c’est ta première expérience dans ce domaine ? Avec les autres membres de ton association vous ne parvenez pas à trouver une organisation efficace ou bien à savoir quels projets créer et innover ? Vous cherchez à développer et pérenniser votre association mais vous ne savez pas comment vous y prendre ?

        Pas de panique, cet article est fait pour répondre à tes questions ! Tu pourras trouver les contacts de certain·e·s membres du Bureau National qui pourront t’accompagner dans ta prise de poste, le développement et la pérennisation de ton association.

        Par l’adhésion de ton association, tu peux bénéficier de formations diverses et adaptées à tes besoins. Pour permettre à d’autres associations d’étudiant·e·s en soins infirmiers de ta Région de bénéficier de cet apport de connaissances, ton association peut organiser ce qu’on appelle un WEFR (Week-End de Formation Régional). De plus, tu peux formuler des demandes pour être formé·e sur un temps réduit : les formations flash. Dans ce cas, un·e formateur·rice se déplace pour ton association afin de répondre spécifiquement à tes attentes. 

        Pour toute demande de formation,  tu peux contacter Bleuenn Laot, Vice-Présidente en charge de la Formation à : formation@fnesi.org 

        Tu as envie de créer ou développer des projets mais tu ne sais pas comment faire ? A la FNESI, mener des projets permettant de répondre à un besoin actuel des étudiant·e·s (ex: précarité, malnutrition, mal-être, cloisonnement social, etc…) est ce qu’on appelle l’Innovation Sociale. A la suite d’enquêtes nationales nous permettant d’identifier les besoins des ESI, nous avons créés des projets comme la Semaine du Bien-Être, le Panier Aubergine ou encore le Challenge DD (Développement Durable). 

        Si tu as besoin d’aide ou d’informations sur la mise en place de projets en lien avec l’Innovation Sociale n’hésite pas à contacter Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale à : innovation.sociale@fnesi.org

        Savais-tu que certaines associations ont réussi à favoriser la réussite des étudiant·e·s de leur IFSI grâce à un dispositif de formation par les pair·e·s que tu peux toi aussi mettre en place ? C’est ce qu’on appelle le tutorat ! Il repose sur le partage d’expérience entre pair·e·s dans l’optique de fournir un accompagnement tant pédagogique que psychologique à travers un soutien personnalisé et une aide méthodologique. Le tutorat dynamise la vie étudiante en valorisant la cohésion inter-promotion

        Si toi aussi tu veux monter ton projet tutorat, tu peux contacter Anaïs Dufau, Vice-Présidente en charge du Tutorat à : tutorat@fnesi.org

        Si tu as d’autres questions concernant tout autre projet, une envie, une idée, le fonctionnement d’une association ou n’importe quelle autre problématique, deux personnes seront disponibles pour t’aider au mieux dans l’épanouissement de ton association. Si tu souhaites également nous inviter sur vos événements ou que l’on vienne dans ton IFSI pour se rencontrer, c’est possible. 

        Pour cela, n’hésite pas à contacter Loris Perelstein et Sofian Jonard, Vice-Présidents en charge du Réseau National à : reseau@fnesi.org

        Sofian Jonard,

        Vice-Président en charge du Réseau National

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        Sérum 60 – Adhérer

        Sérum 59 – Adhérer

        Pourquoi adhérer à la FNESI quand on est une association d’étudiant.e.s en soins infirmiers/un bureau des étudiant.e.s (BDE) ?

        Au-delà de prôner les valeurs de notre réseau : telles que le partage, l’échange, l’entraide et la cohésion, adhérer à la FNESI c’est porter ensemble une réflexion à notre formation et façonner notre profession de demain !

        Au-delà de prôner les valeurs de notre réseau : telles que le partage, l’échange, l’entraide et la cohésion, adhérer à la FNESI c’est porter ensemble une réflexion à notre formation et façonner notre profession de demain !

        Mais c’est aussi la possibilité d’accéder à : 

        Un accompagnement dans vos démarches de financement et un accès facilité auprès des partenaires nationaux de la FNESI ! Par exemple :

        • Contrat spécial avec notre partenaire Pumpkin (subvention de 100€/an, des goodies, des places offertes à vos étudiant.e.s à vos galas, …, ) 
        • Des dépliants FNESI / Sigvaris sur la compression, livrés gratuitement chez vous pour vos étudiant.e.s 
        • Des contacts GPM et MACSF dans vos agences locales pour signer des partenariats locaux 
        • 15% sur toutes vos commandes de textile chez Maximus Campus

        Des outils et des supports vous permettant de développer votre association et monter des projets, notamment :

        • Un welcome pack pour votre association avec : Une clé USB, des exemples de fiches projet, de budget prévisionnel, mais aussi des kits dont le kit tutorat dans son IFSI, un grabe, une fiche contact privilégié et bien d’autres surprises 
        • Des formations personnalisées gratuites pour les membres de votre bureau et adaptées à vos besoins 
        • Une valise composée de tout le matériel nécessaire à la réalisation d’une semaine du bien-être dans votre IFSI 
        • Un soutien financier de 1€/panier pour le projet aubergine 
        • Un suivi personnalisé tout au long de l’année pour vous accompagner à accomplir vos objectifs associatifs durant votre mandat.
        • L’accès exclusif au jeu tutorat créer par des étudiants en soins infirmiers

        Participer à la démocratie interne de la FNESI

        • Prendre part aux décisions concernant l’orientation de la structure en votant lors des Assemblées Générales
        • Interagir et avoir accès à toutes les informations internes à la FNESI.

        Les membres de votre association bénéficient de remises s’ils/elles souhaitent adhérer à la FNESI de façon individuelle :

        • 50% pour une l’adhésion d’un an, soit 4€ au lieu de 8€ 
        • Et 10€ au lieu de 24€ pour l’adhésion durant toute votre formation.

        Le prix de la cotisation annuelle pour votre association est fixée à 30 euros. Envoyez vite un mail à reseau@fnesi.org afin de bénéficier d’un accompagnement dans vos démarches !

        Votre association n’est pas encore adhérente ? 

        Pas de problème, La FNESI a lancé sa campagne de cotisation de l’année universitaire 2019/2020 dès septembre mais il est toujours possible d’adhérer ! Envoyez votre demande de renouvellement d’adhésion maintenant, pour conserver votre statut d’association adhérente et ses avantages tout en recevant les nouveautés de cette année ! 

        Arnaud SIMON, Vice-Président en charge des Partenariats

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        Sérum 59 – Adhérer

        Sérum 58 – Adhérer

        Pourquoi adhérer à la FNESI quand on est une association d’étudiant.e.s en soins infirmiers/un BDE ?

        Au-delà de prôner les valeurs de notre réseau telles que le partage, l’échange, l’entraide et la cohésion, adhérer à la FNESI c’est porter ensemble une réflexion à notre formation et façonner notre profession de demain !

        Mais c’est aussi la possibilité d’accéder à : 

        Un accompagnement dans vos démarches de financement et un accès facilité auprès des partenaires nationaux de la FNESI ! Par exemple :

        • Contrat spécial avec notre partenaire Pumpkin (subvention de 100€/an, des goodies, des places offertes à vos étudiant.e.s à vos galas, …, ) 
        • Des dépliants FNESI / Sigvaris sur la compression livrés gratuitement chez vous pour vos étudiant.e.s 
        • Des contacts GPM et MACSF dans vos agences locales pour signer des partenariats locaux 
        • 15% sur toutes vos commandes de textile chez Maximus Campus 

        Des outils et des supports vous permettant de développer votre association et monter des projets, notamment :

        • Un welcome pack pour votre association avec : des kits, des exemples de fiches projet, de budget prévisionnel, mais aussi des kits dont le kit tutorat dans son IFSI, et bien d’autres surprises 
        • Des formations personnalisées gratuites pour les membres de votre bureau et adaptées à vos besoins 
        • Une valise composée de tout le matériel nécessaire à la réalisation d’une semaine du bien-être dans votre IFSI 
        • Un soutien financier de 1€/panier pour le projet aubergine 
        • Un suivi personnalisé tout au long de l’année pour vous accompagner à accomplir vos objectifs associatifs durant votre mandat.

        Participer à la démocratie interne de la FNESI

        • Prendre part aux décisions concernant l’orientation de la structure en votant lors des Assemblées Générales 
        • La possibilité de candidater au Conseil d’Administration de la FNESI pour administrer la structure 
        • Interagir et avoir accès à toutes les informations internes à la FNESI.

        Les membres de votre association bénéficient de remises s’ils/elles souhaitent adhérer à la FNESI de façon individuelle :

        • 50% pour une l’adhésion d’un an, soit 4€ au lieu de 8€ 
        • Et 10€ au lieu de 24€ pour l’adhésion durant toute votre formation.

        Le prix de la cotisation annuelle pour votre association est fixée à 30 euros. Envoyez vite un mail à reseau@fnesi.org afin de bénéficier d’un accompagnement dans vos démarches !

        Votre association est déjà adhérente ? 

        La FNESI lance sa campagne de cotisation de l’année universitaire 2019/2020 ! Envoyez votre demande de renouvellement d’adhésion maintenant, pour conserver son statut d’association adhérente et ses avantages tout en recevant les nouveautés de cette année ! 

        Arnaud SIMON,

        Vice-Président en charge des Partenariats

         

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        Sérum 58 – Adhérer

        Sérum 60 – Actualités

        Elections municipales : pourquoi voter ?

        Du 15 au 22 mars auront lieu les élections municipales ! Mais qu’est ce que c’est ? A quoi cela sert-il ?

        Les élections municipales servent à élire le maire ou la mairesse de ta commune pour les six prochaines années. Ce ne sont pas les présidentielles mais ces élections ont toute leur importance car les municipalités ont un impact direct et peuvent changer ton quotidien.

        Alors, concrètement qu’est ce que les élections municipales peuvent m’apporter ? 

        En tant qu’ESI, nous pouvons agir avec les communes sur :

         

        • Les Logements

         

        Les municipalités sont habilitées à construire et rénover des bâtiments à destination des étudiant·e·s de leur ville. Ce n’est donc pas parce que nos problématiques de retard de notification de bourse nous handicapent dans l’attribution des logements que nous ne pouvons pas accéder à des logements sains, viables et accessibles financièrement. Nous sommes en droit de demander un lieu de vie de qualité pour pouvoir mener à bien nos études !

         

        • Le Financement 

        Les municipalités sont compétentes dans l’attribution, l’accompagnement et la communication sur les aides sociales. N’hésite donc pas à te tourner vers ton CCAS (Centre Communal des Aides Sociales) ou CIAS (Centre Intercommunal des Aides Sociales) pour avoir des informations. Ce sont tes interlocuteurs privilégiés, profites-en !

         

        • Les Transports

         

        Qui n’a jamais expérimenté des horaires de transports en commun qui ne sont pas forcément adaptés pour les stages par exemple ? Faire une heure par manque de transports, que les correspondances ne s’enchaînent pas et les horaires ne collent pas à nos horaires de stages ? Il est donc primordial de permettre aux étudiant·e·s de pouvoir se déplacer aisément et à des tarifs accessibles. Certaines municipalités ont même choisis d’élargir l’accès aux transports en commun en les rendant gratuits.

         

        • La Politique de Santé

         

        Les municipalités sont compétentes pour permettre aux professionnel·le·s de santé de s’installer plus facilement. Les avantages liés à leur installation sont non-négligeables pour toi puisque cela te permettra de ne pas attendre des mois pour une consultation. Par des conventionnements avec ton université et un maillage territorial complet des professionnel·le·s de santé, nous pouvons garantir un égal accès aux soins pour tou·te·s .

         

        • L’Accès aux services

         

        Les municipalités sont compétentes pour développer et/ou aménager des piscines ou terrains de sport, pour favoriser l’accès aux bibliothèques, musées, concerts. Il est important pour notre culture et notre bien-être personnel de pouvoir avoir accès à ces services régulièrement à des prix attractifs. Une partie de notre formation passe aussi par la vie estudiantine.

         

        • L’Environnement 

         

        Les municipalités sont capables d’aménager et exploiter les énergies renouvelables au niveau local. Tu souhaites que ta ville développe des logements plus écologiques ? Des vélos en libre service ? Du co-voiturage ? Un maximum de poubelles de tri ? Des ateliers de confection de produits ménagers, produits d’hygiène et bien d’autres encore ? Des producteurs locaux ? 

        C’est en votant que tu changeras les choses.

        Tu l’auras donc compris, les élections municipales sont très importantes pour une vie quotidienne dans les meilleures conditions et dans le respect de notre planète, de notre avenir. 

        Il est important que la jeunesse soit actrice du changement.

        Votons du 15 au 22 mars !

        Nolwenn Fourny,

        Vice-Présidente en charge de l’Orientation et de la Politique Jeunesse

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        Sérum 60 – Actualités

        Sérum 59 – Actualités

        Les frais complémentaires mobilisent

        Du 14 au 15 septembre s’est tenu l’assemblé générale extraordinaire de la FNESI à Rennes. Les administrateurs ont été unanime et ont décidé de ne pas rester passif face à l’inaction des pouvoirs publics.

        Lors de cette assemblé, les étudiant.e.s de toute la France ont montré un ras le bol général concernant les frais complémentaires illégaux, l’accès aux services universitaires encore très peu développé et inégaux envers les autres étudiant.e.s de l’université. Nous avons pu également entendre des plaintes concernant le mauvais, voir le non-versement, des indemnités de stage ou encore le retard concernant le versement des bourses, obligeant ainsi les étudiant.e.s boursiers à avancer des frais alors qu’ils ne devraient pas. Un réel sentiment de colère et d’injustice se faisait sentir ce jour là. L’heure est venue pour les étudiant.e.s en soins infirmiers d’interpeller les Régions afin de rappeler leur responsabilité de tutelle financière de la formation en soins infirmiers.

        A l’unanimité, les administrateurs/trices de la FNESI ont décidé de se mobiliser. C’est alors que le 23 septembre s’est tenue 11 mobilisations devant les hôtels de Régions. Dans chacune de ces régions, des délégations d’étudiant.e.s ont étés reçues par des élu.e.s de la Région. Les étudiant.e.s ont donc pu exprimer leur mécontentement et l’illustrer avec des exemples qu’ils vivent au quotidien. 

        Ce jour, les Régions Grand-Est, Ile-de-France et Normandie ont appelés tous les IFSI à supprimer immédiatement les frais complémentaires. De plus un rappel du Ministère de l’ Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à toutes les universités a été effectué afin de demander la suppression immédiate de ces frais en rappelant que chaque étudiant.e.s en soins infirmiers doit avoir accès aux mêmes droits que les autres étudiant.e.s. Dans l’ensemble des Régions, les modalités de remboursement des indemnités de stages vont être harmonisé et le délai de versement des bourses vont se voir raccourci. 

        Le bureau national de la FNESI tient à remercier tous les étudiant.e.s et les associations mobilisé.e.s. Elle tient également à remercier les fédérations territoriales qui ont pu contribuer, d’une façon ou d’une autre, à cette mobilisation. Nous avons besoin que cette solidarité perdure car “tout seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin.”

         

        Point sur les requêtes aux tribunaux : 

        Fin août, la FNESI a décidé d’engager une procédure à l’encontre de l’université de Sorbonne pour l’application de frais complémentaires demandés seulement aux étudiant.e.s en soins infirmiers. La requête d’urgence a été rejetée et sera alors traitée dans un délai indéterminé. Une requête à l’encontre du CHU de Nantes a également été déposé au sujet de frais complémentaires. Une première audience a eu lieu le 11 septembre au tribunal administratif de Nantes. La défense du CHU de Nantes s’est basée uniquement sur la forme et non sur le fond. A aucun moment, l’avocat du CHU a affirmé qu’il était du droit du CHU de demander des frais complémentaires. Cela prouve encore une fois l’illégalité de ces frais. De nouveau, le juge a délibéré qu’il ne s’agissait pas d’une urgence et a donc décidé de reporter le traitement de cette requête dans des délais indéterminés.

        François DESMONS, Vice Président en charge de la défense des droits.

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        Sérum 59 – Actualités

        Sérum 58 – Actualités

        Après un an de réforme, place au bilan : PARCOURSUP

        Le 5 juillet 2018, la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et la Ministre de la Solidarité et de la Santé annoncent la fin du concours d’entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers. La formation en soins infirmiers rejoint 14 500 autres formations du droit commun et sera désormais sur Parcoursup.

        D’où vient cette volonté de supprimer le concours d’entrée en IFSI ? 

        Le concours engendrait une sélection sociale par la présence de divers frais, qu’il s’agisse du coût du concours en lui-même mais aussi par les frais annexes qui s’en suivaient : transport, hébergement etc. A cela s’ajoutait bien souvent une année de préparation au concours dont le coût s’élevait en moyenne à 1987 euros. Ainsi, de nombreux/ses candidat.e.s, faute de moyens financiers, ne pouvaient candidater au même nombre d’IFSI voyant ainsi leurs probabilités d’accéder à la formation diminuer. 

        La sélection sociale ne peut pas être un critère d’admission dans les IFSI ! 

        Le coût du concours est loin d’être la seule raison qui a acté la suppression de celui-ci. Pour rappel, l’écrit était dénué de sens et n’était en rien un indicateur de réussite de la formation. L’oral, censé tester “la motivation des candidat.e.s”, se transformait la plupart du temps en pièces de théâtres orchestrées par des discours formatés par les prépas. 

        Au final qu’a apporté parcoursup à la formation ? 

        En baisse depuis 2011 sur l’ensemble du territoire, l’attractivité de la formation atteint un record cette année en étant la formation la plus demandée de l’enseignement supérieur! Au delà de cette attractivité, la plateforme a permis à chaque candidat.e de postuler sur l’ensemble du territoire d’une manière simultanée et gratuite permettant des économies considérables et augmentant ainsi le pouvoir d’achat des étudiant.e.s. Au delà de cette gratuité, la formation en soins infirmiers a gagné en lisibilité par le recensement des IFSI sur la plateforme. Cette lisibilité a permis à l’offre de formation d’être homogène sur tout le territoire. La suppression du concours, par sa médiatisation et par la simplification des modalités d’admissions a permis à la formation de gagner en visibilité et en attractivité. Ainsi de nombreux IFSI, plus particulièrement ceux délocalisés ont pu mettre en avant leur présence sur le territoire. 

         Aujourd’hui c’est historique, les instituts en soins infirmiers affichent complets évitant ainsi aux IFSI d’être déficitaires !

        Comme tout nouveau processus, des axes d’améliorations sont toujours envisageables. Nous avons d’ores et déjà porté notre contribution à ce sujet afin de réajuster pour la rentrée 2020.  

        Tu as des questions à ce sujet ? N’hésite pas à nous envoyer un mail à parcoursup@fnesi.org !

        Bérengère BROCHIER, Trésorière. 

        Margot SAUVESTRE, Vice Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

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        Sérum 58 – Actualités

        Implication des ESI dans la crise sanitaire

        Contexte général

        Suite à l’annonce de la fermeture en présentiel des IFSI, un certain nombre d’aménagements ont dû être effectués afin de ne pas ralentir le cursus de formation. Etudiant·e·s, formateur·rice·s, directeur·rice·s et les universitaires ont dû faire preuve d’adaptation dès le début de cette crise sanitaire afin de garantir une continuité pédagogiques en vue d’une validation de semestre, voire de diplôme. 

        A ce jour, aucune directive n’a été transmise concernant le maintien de la fermeture des IFSI au-delà du 11 mai, mais il convient de penser que tant que l’état d’urgence n’est pas levé, la reprise des enseignements et épreuves en présentiel est fortement déconseillée.

        Les mots des deux Ministres de tutelle, Madame VIDAL et Monsieur VÉRAN, sont clairs : “les étudiants en santé ont un rôle crucial à jouer dans l’engagement de la communauté soignante et dans l’effort de la Nation”. C’est dans cette logique que la FNESI a appelé chacun·e d’entre vous à se mobiliser en soutien aux équipes de soins car vous avez tou·te·s des compétences à mettre au service de la population. 

        Parce qu’un cadre national devait être posé, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et le Ministère des Solidarités et de la Santé (MSS) ont publié la note d’instruction interministérielle relative aux aménagements des modalités de formation pour les étudiants en santé le 18 mars 2020, modifiée le 20 mars 2020. 

        Le 30 mars 2020, le Ministère des Solidarités et de la Santé a sorti la Foire aux Questions (FAQ) réactualisée le 22 avril 2020 et qui concerne les études en soins infirmiers.

        Le contenu de la note, complété par la FAQ permet de préciser les modalités d’enseignement théorique ainsi que l’implication des étudiant·e·s en soins infirmiers dans les services. 

        Quelles sont les modalités d’adaptation de la formation théorique ?

        Afin de garantir une continuité pédagogique, les IFSI doivent maintenir des enseignements à distance via des plateformes numériques. Pour ce faire, certains IFSI ont développé une plateforme permettant d’accéder à des cours mais tout·e ESI doit avoir accès à l’Espace Numérique de Travail (ENT) de son Université de rattachement. De plus, le MESRI a développé la bibliothèque partagée de l’Université Numérique en Santé et Sports (UNESS) qui contient des ressources pédagogiques en Médecine, Odontologie, Pharmacie et bientôt, nous y travaillons, en Sciences Infirmières

        Les modalités d’évaluations de certaines Unités d’Enseignement (UE) peuvent être modifiées comme par exemple : 

        • le service sanitaire des étudiant·e·s en santé qui est validé pour l’année 2019/2020, quel qu’en soit son degré de réalisation
        • l’UE 4.3 S2 (la FGSU) qui peut être réalisée et effectuée lors du semestre 3
        • la méthodologie du mémoire qui peut être adaptée notamment en supprimant l’étape empirique dans le cas où elle n’a pas encore été réalisée 
        • la soutenance du mémoire qui doit être maintenue et effectuée par visioconférence

        Il faut retenir que les objectifs des Ministères de tutelle est que la crise sanitaire n’impacte pas le cursus de formation des étudiant·e·s donc les IFSI doivent tout faire pour permettre la validation de chaque enseignement théorique.

        Quelles modalités d’implication des ESI dans le système de santé?

         En premier lieu, il est inscrit dans la note interministérielle que les stages doivent être maintenus pour garantir la continuité pédagogique. Il est autorisé que les maquettes pédagogique soient modifiées et “un positionnement anticipé d’une période de stage pour ces mêmes étudiants est également possible”, ce qui signifie que l’IFSI peut décider d’avancer, reculer ou rallonger un stage. Cependant, aucun allongement du temps de stage sur un semestre donné ne peut avoir lieu. C’est-à-dire que vous ne pouvez pas effectuer plus de 5 semaines de stage sur le semestre 1 ; 10 semaines de stage sur le semestre 2, 3, 4 et 5 et 15 semaines de stage sur le semestre 6.

        De plus, il est inscrit dans cette note que : “compte-tenu de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, les étudiants en santé sont amenés à participer aux soins des patients et à la gestion de la crise sanitaire au sein des équipes médicales et soignantes”. 

        Ainsi, votre participation au système de santé peut s’effectuer de différentes manières : 

        • Affectation en stage et réaffectation : cela concerne les étudiant·e·s déjà en stage dans un établissement de santé (centre hospitalier, EHPAD, SSR, etc). Si c’est votre cas, vous pouvez être réaffecté·e sur d’autres lieux pour répondre aux besoins sanitaires
        • Affectation sur une base volontaire : les étudiant·e·s en soins infirmiers ont la possibilité de venir en appui aux équipes. Cette affectation volontaire est soumise à une convention de stage établie entre l’étudiant·e, l’établissement d’accueil et l’IFSI. Les modalités d’indemnisations sont les mêmes qu’en tant de stage habituel.

        Par ailleurs, selon l’article L124-7 du Code de l’éducation créé par la Loi n° 2014-788 du 10 juillet 2014 tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires :Aucune convention de stage ne peut être conclue pour exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, pour faire face à un accroissement temporaire de l’activité de l’organisme d’accueil, pour occuper un emploi saisonnier ou pour remplacer un salarié ou un agent en cas d’absence ou de suspension de son contrat de travail.” 

        Ainsi, vous ne pouvez pas effectuer un remplacement en tant qu’aide-soignant(e) durant un stage. Nous insistons sur le fait que tout étudiant·e en stage doit bénéficier d’un encadrement assuré par du personnel infirmier

        Les étudiant·e·s réquisitionné·e·s en priorité sont ceux·celles dont les qualifications sont les plus avancées et les plus proches de celles mobilisées pour répondre aux besoins de continuité des soins contre le coronavirus. En outre, les étudiant·e·s en première année des formations incluses dans ce périmètre (ou en premier cycle d’études pour les professions médicales) ne seront mobilisé·e·s qu’en dernier ressort.

        De plus, la réquisition est prononcée par le préfet de département, par le biais d’arrêtés nominatifs individuels ou collectifs (liste nominative de personnels). Cet arrêté doit être notifié individuellement à chaque personne réquisitionnée et préciser notamment l’identité des personnes concernées ainsi que le lieu et la durée de la période de réquisition. Les conditions à prévoir dans l’arrêté ainsi que les modalités de notification sont explicitées dans l’instruction relative à la mobilisation et à  l’indemnisation des professionnel·le·s de santé dans le cadre de l’épidémie de coronavirus (COVID-19).

        Et les étudiant·e·s en promotion professionnelle ?

        Les étudiant·e·s en promotion professionnelle peuvent, par leur statut d’employé·e·s d’établissements de santé, être rappelé·e·s par leur employeur pour venir compléter les équipes de soins. Il convient, pour ne pas impacter le cursus de formation de l’étudiant·e, que l’IFSI comptabilise ce temps de travail comme du temps de stage. L’IFSI peut aussi proposer à l’étudiant·e de réaliser un travail écrit qui lui permettra de valider. 

        Il est également énoncé dans la FAQ du MSS que “les employeurs doivent faciliter le retour en formation des élèves dès que la reprise des cours en institut ou école sera rendu possible”.

        Quelle sécurité sur le terrain pour les ESI ?

        La couverture assurantielle des ESI sur le terrain est garantie par la convention de stage ou le contrat selon la modalité d’implication (stage ou vacation). Elle est primordiale pour couvrir tout·e étudiant·e en cas de faute professionnelle ou d’accident de travail.

        De plus, il est inscrit dans la note interministérielle que les ESI en stage doivent bénéficier des “mêmes règles de protection individuelle que celles mises en place dans les centres de soins pour limiter le risque de contamination de tous les personnels soignants. Ainsi, aucune mise à disposition de l’étudiant·e ne peut avoir lieu sans mesures de protection disponibles et garanties pour l’étudiant·e en soins infirmiers. Si c’est votre cas, ne vous conseillons d’en avertir votre IFSI qui pourra vous changer de terrain de stage.

        Depuis le 22 avril 2020, à la suite des revendications de la FNESI, les tenues professionnelles de tout·e ESI en service doivent obligatoirement être entretenues sur le lieu de stage.

        Enfin, les étudiant·e·s reconnues par les recommandations de l’HCSP (Haut Conseil de la Santé Publique) comme ayant une vulnérabilité face au COVID-19 sont exempté·e·s du contact avec des patient·e·s atteint·e·s. Ainsi, il est autorisé par la note d’instruction, que “dans le cas où l’accueil en stage est impossible, il peut être demandé à l’étudiant ou à l’élève soit de réaliser un travail écrit en lien avec le type de stage (établissement, public, pathologie, …) afin de permettre une validation ultérieure du stage, soit de suivre des enseignements à distance qui peuvent donner lieu à validation”. Ainsi, l’IFSI ne peut pas imposer un stage de rattrapage cet été sans avoir proposé une de ces deux modalités compensatoires.

        Quelles modalités pour les absences et les vacances ?

        Les vacances initialement prévues durant la formation doivent obligatoirement être accordées aux étudiant·e·s. Elles peuvent néanmoins, au vu de la crise sanitaire, être déplacées ou scindées.

        D’après la FAQ, les étudiant·e·s en suspicion de COVID-19 doivent transmettre une attestation sur l’honneur signée et sont susceptibles de réaliser un travail écrit permettant de valider le stage qui a été suspendu

        L’implication des ESI est exceptionnelle depuis le début de la crise sanitaire et l’effort qui leur est demandé de fournir est assuré. Consciente de cet investissement impressionnant, la FNESI demande à chaque Région de valoriser l’indemnité des étudiant·e·s impliqué·e·s en tant que stagiaires. Certaines d’entre elles ont déjà effectuées des annonces à ce sujet. Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter cette page.

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        Implication des ESI dans la crise sanitaire

        Suppression des frais complémentaires illégaux en IFSI public.

        Le 13 novembre 2019, le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ainsi que le Ministère des Solidarités et de la Santé affirment l’illégalité des frais complémentaires imposés aux étudiant·e·s en soins infirmiers.

        La FNESI a obtenu gain de cause pour les 40 000 ESI contraint·e·s à payer ces frais illégaux. 

        De surcroît, la note d’instruction précise que les ESI doivent être indemnisé·e·s pour tous leurs stages, quels qu’ils soient, dans le cadre de la formation et rappelle le cadre du versement des indemnités kilométriques.

        La FNESI et ses associations adhérente ont remporté une victoire de taille mais qu’en est-il de l’application de ce cadre au sein des IFSI ?

        Suppression des frais complémentaires illégaux en IFSI public.

        Guide de l’Orientation

        Guide de l’Orientation

        Rendre les élèves acteurs/trices de leur orientation et de la découverte du monde de la santé, c’est aussi leur donner la ​possibilité d’acquérir de nouvelles connaissances. 

        Au delà des connaissances théoriques en lien avec les formations de santé, l’objectif serait de privilégier les aspects pratiques, donner l’occasion d’a​pprendre sur le terrain et par ses pairs, montrer à chacun.e les facettes de sa future profession. Le but ultime est de promouvoir ensemble, la communication de ces informations et favoriser ainsi l’orientation d’un plus grand nombre.​

        Un constat qui est d’actualité concernant les formations de santé et en lien avec la complexité du monde de la santé : les ​abandons, réorientations ou orientations par défaut, dûs à une image biaisée des formations de l’enseignement supérieur, de ce monde et de son fonctionnement. Il est indispensable de prendre des mesures préventives face à ces constats. En amont des études supérieures, il est nécessaire que le système français mette à disposition les outils nécessaires à une orientation efficiente​.

        L’enjeu de ce guide est de dresser un panorama non exhaustif des formations de santé proposées dans l’enseignement supérieur, avec comme objectif de permettre d’identifier des repères utiles pour élaborer le parcours de formation le plus adapté, selon le diplôme visé et/ou la profession envisagée.

        Après le baccalauréat, de nombreux établissements proposent des parcours. Ils  préparent à une quinzaine de parcours et délivrent un Diplôme d’Etat ou un certificat. Leur durée peut varier de une à 10 années d’études .

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        Guide de l’Orientation

        Coût de la Rentrée 2019 en IFSI

        Coût de la Rentrée 2019 : une marginalisation des ESI encore plus prononcée

        Chaque année, la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers réalise un indicateur du coût de la rentrée afin d’évaluer le coût de l’entrée en formation en soins infirmiers pour les étudiant.e.s primo-entrant.e.s. Si tu souhaites le consulter, tu peux cliquer ici.

        Cet indicateur est calculé en collaboration avec la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE). Cette année, l’indicateur du coût de la rentrée pour les étudiant.e.s en soins infirmiers s’élève à 2622,87€, soit une augmentation de 5,4% par rapport à 2018 et qui représente 337,87€ de plus que les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur.

        Pourquoi ce coût de la rentrée ? 

        Les ESI sont parmi les étudiant.e.s issu.e.s des Classes Socio-Professionnelles les moins aisées chez les étudiant.e.s en Santé.  La FNESI lutte contre l’augmentation de ces dépenses et plus largement contre la sélection sociale. Nous agissons pour que les ESI puissent vivre dans les meilleures conditions pendant leurs années d’études. Depuis 2010, la FNESI réalise le coût de la rentrée afin d’établir, par le biais de chiffres précis, les dépenses réalisées par les étudiant.e.s infirmier.e.s. Ainsi, nous pouvons identifier les domaines de dépenses qui doivent obligatoirement être diminués. C’est là tout l’objectif de la réalisation de cet indicateur : identifier les problématiques pour proposer des solutions innovantes.

        Pour plus d’informations, tu peux nous contacter à l’adresse : affaires.sociales@fnesi.org

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        Coût de la Rentrée 2019 en IFSI

        Frais complémentaires illégaux

        Frais Complémentaires Illégaux dans les IFSI publics

        Le concours d’admission en IFSI, qui participait à une sélection sociale des étudiant.e.s en soins infirmiers, a pris fin cette année. En effet, elle représentait une charge financière importante pour les futur.e.s étudiant.e.s à travers le coût et la préparation à ces épreuves. Le passage par la plateforme Parcoursup devait être au bénéfice des étudiant.e.s. La réalité en est toute autre, un fléau persiste et se voit accentué par la vague de la réforme :  les frais complémentaires illégaux

         

        C’est 124 des 272 IFSI publics qui pratiquent ces mesures illégales. Ils exigent des frais allant jusqu’à 335€/étudiant.e en plus des 170 euros de droits d’inscription et des 91€ de CVEC déjà nécessaires à l’inscription en formation pour l’année 2019/2020. Ces frais sont justifiés de diverses manières : “location et entretien des tenues de stages”, “frais de BU” et “d’accès à l’ENT”, “AFGSU”, “frais de reprographie”, etc. Tous les prétextes sont bons pour amputer les budgets étudiants. D’autre part, nous assistons à un désengagement massif des services publics et plus particulièrement des Régions qui ont la responsabilité financière de notre formation.

        En quelques chiffres

        1 IFSI sur 2 impose des frais complémentaires

        36 000 ESI sont concerné.e.s

        Un.e ESI peut avoir jusqu’à 600€ de frais de rentrée à payer 

        3,8 millions d’euros sont exigés auprès des étudiant.e.s en soins infirmiers chaque année

        Encore une fois, les ESI se retrouvent marginalisé.e.s des autres étudiant.e.s de l’enseignement supérieur , accentuant une précarité étudiante trop présente. Madame la Ministre Frédérique Vidal avait pourtant annoncé il y a 1 an que : “les étudiants en soins infirmiers sont des étudiants comme les autres.” A ce stade, ces annonces sont restées des paroles. Nous en attendons encore les actes.

        Face à l’inactivité des institutionnels , la FNESI a rédigé le Dossier de Presse “Frais complémentaires illégaux : quand les IFSI explosent la tirelire des étudiant.e.s !” pour interpeller et mettre en lumière cette situation intolérable ! Le désengagement financier et politique des institutions publiques ne doit pas être un prétexte pour exiger que les étudiant.e.s en soins infirmiers compensent ce “manque à gagner” dû à une réforme portée par ces derniers. Aujourd’hui, un.e étudiant.e en soins infirmier paie deux fois plus pour avoir deux fois moins d’accès aux services. Ce n’est pas en précarisant les ESI que nous supprimerons un mal-être persistant et que la formation gagnera en attractivité.

        Nous appelons donc à ce que tou.te.s les ESI ne payent que les 170€ et les 91€ pour la rentrée 2019/2020 sans verser un centime de plus ! 

        La FNESI s’engage à soutenir tou.te.s les ESI pour la défense de leurs droits jusqu’à ce que ces frais disparaissent définitivement. Elle entreprendra toutes les mesures nécessaires qu’elles soient administratives ou judiciaires pour lutter contre cette discrimination. La FNESI exige la suppression immédiate de l’intégralité de ces frais et un remboursement de chaque euro ayant pu être dépensé à ces égards.

        On en parle dans la presse

        DOSSIER DE PRESSE

        COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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        Frais complémentaires illégaux

        CDP – Quand la démocratie étudiante exclut les ESI

        Quand la démocratie étudiante exclut les ESI

        Alors que les enjeux de l’avenir de notre formation se jouent dans les conseils universitaires, les étudiant.e.s en soins infirmiers souhaitent être acteur/trice.s de leur devenir. En effet, comme l’a annoncé Madame la Ministre Férdérique Vidal il y a près d’un an, les ESI devraient bénéficier du droit de vote, comme les autres étudiant.e.s. Pourtant la réalité est toute autre : en un mois, ce sont près de 10 500 ESI qui ont été privé.e.s du droit de faire entendre leur voix.

        Combien d’autres ESI devront subir cette injustice et être bloqué.e.s dans leur engagement étudiant avant que cette situation désastreuse ne change et que les acteurs publics se saisissent enfin de nos problématiques ?

        Afin de télécharger le Communiqué de Presse, cliquez ici

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        CDP – Quand la démocratie étudiante exclut les ESI