L’Intégration Universitaire se profile : un combat de longue date

L’intégration universitaire : certains en parle, nous la faisons !

Depuis sa création en 2000, la FNESI n’a cessée de prôner l’intégration universitaire de notre formation, et tout particulièrement des étudiant.e.s en soins infirmiers.

En effet, nous le dénonçons depuis des années et l’abordions encore dernièrement dans notre Dossier de Presse « Mal-Etre des ESI : il faut agir », les étudiant.e.s doivent avoir un accès à la formation relevant du droit commun : les frais engendrés par le concours sont onéreux et les étudiant.e.s sont trop nombreux à être dans une situation précaire durant leurs études, situation créant des répercussions sur leur santé, tant physique que psychique. Il fallait agir.

De plus, nous avons actuellement accès de manière inégale et disparate sur le territoire aux différents services universitaires et aux services de oeuvres (SUAPS, SUMPS, bourses, logements CROUS…) contrairement aux autres étudiants de l’enseignement supérieur. Cela ne fait donc qu’accentuer les difficultés financières des ESI. Le temps d’une égalité sociale entre tous les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur est venu.

Puis, il nous semble important de mentionner encore une fois que nous souhaitons intégrer le système de gouvernance de l’université pour acquérir une réelle démocratie étudiante et pouvoir prendre part aux décisions de l’établissement nous concernant. Actuellement, il est impossible pour nous d’être dans cette dynamique puisque le référentiel infirmier ne nous le permet pas.

Enfin, le dernier problème majeur est actuellement celui de la difficulté à poursuivre ses études lorsque nous sommes diplômés d’Etat Infirmier. En effet, nous pouvons parfois rejoindre des masters de santé publique, de sciences de l’éducation ou encore de management en santé, mais cela ne correspond pas à nos aspirations. Nous n’avons pas la possibilité de faire de la recherche en sciences infirmières autrement qu’en partant étudier à l’étranger puisqu’il n’existe pas de CNU en sciences infirmières actuellement en France.

Conscients que l’intégration universitaire ne pourra sans doute pas résoudre du jour au lendemain tous les problèmes se rapportant à la formation en soins infirmiers, nous sommes cependant persuadés qu’il faut aujourd’hui s’en servir pour construire un système pertinent et garantissant de meilleures conditions d’études et de vie aux étudiant.e.s en soins infirmiers. Pour cela, nous saluons l’initiative des ministres et seront vigilants à la mise en place de ces annonces.

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19 mars 2018 – Communiqué de presse – L’Intégration Universitaire se profile : un combat de longue date