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Jeu Sérum 57

Mêle-toi de ton Sérum !

Dans le Sérum n°57, sorti dans les IFSI en juin 2019, tu peux y découvrir un mot-mêlé retraçant les informations du numéro !

As-tu trouvé toutes les réponses ? Voici la correction !

 

Tu peux retrouver ce Sérum, ainsi que l’intégralité de nos numéros en cliquant ICI !

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Jeu Sérum 57

International Sérum 57

Allier culture et formation ? Erasmus+ te le permet !

Les soins infirmiers se construisent et se développent au travers de différentes cultures. A l’heure où la mobilité, durant les études, se développe, les étudiant.e.s en soins infirmiers se saisissent également de cette opportunité afin d’enrichir leurs pratiques. En effet, des conventions existent afin d’offrir aux ESI la possibilité de découvrir d’autres cultures et toutes autres façons de voir et penser la santé.

 

Erasmus +, tu connais ?

Le programme ERASMUS attire chaque année près de 25 000 étudiant.e.s français.e.s qui partent lors de leurs études dans l’un des 33 pays proposés par l’échange.
Dans ce programme, la France est très bien placée et arrive en deuxième place juste après l’Espagne.
Tu peux partir pour 1 an, 6 mois ou juste pour un stage. Voici les différentes options que tu pourras choisir si tu décides de tenter l’aventure !
Notre formation, par son attachement à l’université, nous offre la possibilité de participer aux échanges ERASMUS +. Pour cela, ton IFSI doit avoir signé la charte. Si ce n’est pas le cas, tu peux toujours t’inscrire dans les universités de ton choix à l’étranger, mais ATTENTION, tu devras payer des frais d’inscription locaux et non ceux de la France.
Autre condition préalable pour partir : être citoyen.ne de l’Union européenne, automatiquement accordé si tu es citoyen.ne de l’un des pays membres.

 

Travailler, travailler, travailler, travailler, travailler

Sur le plan administratif, ton voyage te demandera de franchir certaines étapes. Tu devras commencer par te renseigner auprès du responsable des relations internationales de ton IFSI. Tu pourras discuter de tes projets, des pays accessibles, de l’organisation générale.

Ensuite, plusieurs documents devront être complétés : une lettre de motivation, une demande de bourse et normalement une lettre de recommandation.

Tu dois savoir que les lieux sont pas illimités, d’où l’importance de construire un projet et d’être sérieux tout au long de son parcours. Pour des raisons financières, plusieurs subventions peuvent t’être accordées, en plus des bourses que tu peux déjà recevoir : la subvention ERASMUS + (mentionnée ci-dessus), des subventions spécifiques de ton université, des subventions des autorités locales (région, département, mairie).

Bassam Djebali, étudiant de l’IFSI de Mondor, membre du collège des élu.e.s à la FNESI, a pu partir en Grèce cette année grâce à Erasmus+ !

Son témoignage : 

Bienvenue au pays de l’« Alpha- Beta », ces deux premières lettres qui donnent le mot alphabet. On se souvient tous d’ailleurs de ces fameuses lettres utilisées en cours de maths ( Δ Π Σ). Pays où l’on a aussi  l’impression de parler avec un dictionnaire d’étymologie. C’est ici, en Crête, célèbre île de la Grêce que je suis venu en Erasmus pour 10 semaines de stages, 5 en cardiologie ( καρδιολογικό / cardiologiko) et 5 en réanimation (μονάδα / monadha).

Comment vous expliquer que ce fut une expérience inoubliable; deux mois et demi riches en découverte, en aventure et en émotion dans cette belle ville d’Héraklion.

Mais qu’est ce que t’es bien parti faire là-bas ? Et pourquoi la Grêce?

Je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a posé ces questions et la réponse est pourtant simple : je suis parti voir ce qui se fait ailleurs ! En effet, je pense que dans notre profession, il est nécessaire de prendre du recul et de garder un esprit ouvert sur nos pratiques. Quand on a la tête plongé dans notre formation depuis 3ans, avec ses forces et ses problématiques, on fini par se mettre des œillères. L’expérience Erasmus+ permet de concevoir les choses sous un autre prisme, s’enrichissant des différences du pays d’accueil et des autres étudiant.e.s venu de toute l’Europe. C’est aussi la force de ce programme : l’Europe vient à toi ! C’est un point de rencontre pour une centaine d’étudiant.e.s sur un campus universitaire avec des langues, des cultures et des opinions différentes mais avec pour seul objectif l’échange et le partage.

Demeure toujours le choix de la destination : « mais c’est la crise là-bas non? ». Effectivement le contexte politique et socio-économique est compliqué et se fait bien sentir sur les hôpitaux qui ne recrutent plus depuis des années et où le manque de matériel se fait réellement sentir. Malgré les conjectures actuelles, le système français reste plutôt performant et efficace, et pourtant on se plaint toujours..! C’est exactement ce qui m’a motivé pour cette destination : je voulais voir ce que c’est de soigner dans un contexte de crise, comment nos collègues se débrouillaient. En 10 semaines, je n’ai jamais entendu un.e infirmier.e râler, et pourtant ils/elles enchaînent souvent un service de jour (7h-14h) avec un service de nuit (21h-7h). Et même avec seulement 2 infirmier.e.s et 2 AS pour 51 lits de cardiologie, l’encadrement des étudiant.e.s se fait dans la joie et la bonne humeur ! Même si ce n’est pas l’idéal, des fois il est bien d’aller voir des conditions pires que les siennes pour se remettre en question et s’inspirer de leurs forces et des solutions trouvées ailleurs.

Erasmus+, c’est donc aussi pour les étudiant.e.s infirmier.e.s ?

Et bien figure toi que OUI ! Depuis que notre formation s’est universitarisée ce programme d’échange est devenu un droit qu’il est encore difficile de faire valoir dans nos IFSI. Je suis effectivement le premier de mon IFSI à y avoir participé et je suis fier de savoir que quatre ESI repartent l’année prochaine.

Et la barrière de la langue ? T’as fais comment ?

Il n’existe que les barrières que l’on se fixe ! Effectivement en Grèce on parle le grec; évident ?! L’anglais m’a permis de communiquer avec les professionnel.le.s et avec certain.e.s patients, les plus jeunes en général. Et avec tous les autres ? Qui a dit qu’il fallait nécessairement des mots pour se faire comprendre ? D’humains à humains on se comprend, encore faut-il en faire l’expérience. Au contraire, n’ayant pas toujours les mots, j’étais obligé de me focaliser sur le non verbal et le para verbal pour comprendre la détresse ou la douleur des patient.e.s. C’était justement l’occasion d’enrichir mes compétences en communication. D’un point de vue pratique, j’ai quand même du apprendre très vite quelques bases; notamment l’alphabet grec : oui, ces fameux hiéroglyphes pour pouvoir lire et vérifier l’identité des patients ! J’ai également du apprendre les nombres afin de pouvoir communiquer les valeurs de la pression artérielle ou de la glycémie. Pour cela, j’ai bénéficié tous les jeudis soir des enseignements du professeur Gareth Owen, célèbre archéologue britannique qui vie en Grèce depuis 25 ans et qui enseigne le grec aux étudiant.e.s Erasmus+ sur le campus.

Vivre au rythme méditerranéen

Χαλαρά, [khalara], est l’un des mot favoris là-bas. Il signifie « cool, take it easy »; ce qui reflète bien le mode de vie crétois. Rien n’est foncièrement grave, il y a toujours une solution. Alors pas la peine de s’énerver si on vous double trois fois pour acheter votre pain ou qu’un motocycliste ne s’arrête pas au feu. Malgré le contexte de crise, les locaux sont d’une grande hospitalité, toujours prêt à vous aider ou à vous inviter pour un mezzé dans une taverne. D’ailleurs il existe une seconde vie après 21h, où ces fameuses tavernes ne désemplissent pas ! Toujours prêt à vous servir de succulent mets locaux. C’était une véritable expérience culinaire, pleine de saveurs, de couleurs et de fraîcheurs, entre fêta, huile d’olive et moussaka!

Erasmus+ m’a transformé : la valeur ajoutée du programme

Aujourd’hui, encore en « DPE » « Dépression Post Erasmus » (jargon estudiantin), je découvre chaque jour que cette expérience m’a littéralement changé. On s’en rend pas tous de suite compte, mais devoir préparer ce voyage, la candidature, le logement, les billets d’avion ou encore la gestion du budget ont renforcé mes capacités d’organisation, de planification et tenir un projet me fait moins peur ! On apprend également a être réellement ouvert d’esprit et adopter une vraie posture d’écoute où tous les points de vue se valent; on fini par en trouver d’autres ensembles. Erasmus+ m’a offert « une famille » avec des amitiés très fortes qui se tissent très vite ! En effet, nous sommes dans le même bateau, loin de nos familles et de notre zone de confort alors on se serre les coudes dans la joie et la bonne humeur.

Enfin, vivre, même une aussi courte période, m’a fait prendre conscience de ce qu’est l’Union Européenne et ses enjeux et surtout en matière de santé. Il s’agit alors d’être toujours uni.e.s dans la diversité et de lutter ensemble pour des conditions de vie et des valeurs communes, la sécurité, la paix, la santé et la préservation de notre planète !

Insolite : le saviez-vous ?

  • Sais-tu comment on dit Hôpital en grec ? νοσοκομείο [Nosokomeio] et oui c’est la racine des maladies nosocomiales !
  • Mais encore une veine ou une prise de sang ? Veine = φλέβα [fléva], n’est-ce pas poétique ces long fleuves où coule le sang. Je m’entends encore annoncer aux patient.e.s la pose d’une voie veineuse en disant « φλέβα καθετήρα παρακαλώ » [fléva cathétéra parakalo] / Prise de sang = αίμα [aima], on entend alors la racine « héma » pour « sang ».
  • Et enfin sache que le mot étranger le plus utilisé à l’international n’est pas anglais mais nous vient du grec : c’est « OK » ! OK c’est en faite l’initial pour όλα καλά [Ola Kala] qui littéralement veut dire « tout est bien ».

Si tu souhaites partir à l’étranger durant ta formation et que tu ne sais pas comment t’y prendre, envoie un mail à international@fnesi.org !

Tanguy GUIBERT, Vice-Président en charge des Affaires Internationales

Delphine SASSUS, Vice-Présidente en charge des Publications et de la Culture

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International Sérum 57

CDP – Quand la démocratie étudiante exclut les ESI

Quand la démocratie étudiante exclut les ESI

Alors que les enjeux de l’avenir de notre formation se jouent dans les conseils universitaires, les étudiant.e.s en soins infirmiers souhaitent être acteur/trice.s de leur devenir. En effet, comme l’a annoncé Madame la Ministre Férdérique Vidal il y a près d’un an, les ESI devraient bénéficier du droit de vote, comme les autres étudiant.e.s. Pourtant la réalité est toute autre : en un mois, ce sont près de 10 500 ESI qui ont été privé.e.s du droit de faire entendre leur voix.

Combien d’autres ESI devront subir cette injustice et être bloqué.e.s dans leur engagement étudiant avant que cette situation désastreuse ne change et que les acteurs publics se saisissent enfin de nos problématiques ?

Afin de télécharger le Communiqué de Presse, cliquez ici

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CDP – Quand la démocratie étudiante exclut les ESI

Salon Infirmier

Salon Infirmier

Le Salon Infirmier est un rendez-vous unique pour tous les acteurs du parcours de soin : professionnels soignants, cadres de santé exerçant en secteur public, privé, libéral ou association.

Au programme des trois jours :

–          Des tables rondes, des conférences sur le parcours de soins, la formation initiale et continue, la qualité de vie au travail,

–          De nombreux ateliers et démonstrations,

–          Des animations telles que l’espace emploi, l’espace simulation, l’espace pompiers, l’espace enfance et santé et l’espace speed dating,

–          80 exposants dont un village des Etablissements et un village Start-up

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Salon Infirmier

La Défense des Droits à la FNESI : pour que chaque ESI devienne son propre justicier

La Défense des Droits à la FNESI : pour que chaque ESI devienne son propre justicier

Depuis sa création, la FNESI s’est toujours engagée à défendre les intérêts matériels et moraux des étudiant.e.s en soins infirmiers (ESI). En effet, une des missions majeures de notre fédération est la défense des droits, tant collective qu’individuelle. Nombreux sont les étudiant.e.s qui font appel à notre structure pour demander des informations et/ou bénéficier d’un accompagnement. Nous leur apportons un suivi personnalisé ainsi qu’une écoute attentive.

 

 

Face à une recrudescence de cette demande, la FNESI mise sur les étudiant.e.s eux-mêmes afin qu’ils deviennent leurs propres justiciers, autant pour eux que pour leurs pairs. C’est ainsi qu’en 2018, la CS3D, Commission Spécialisée Défense Des Droits a vu le jour : 3700 requêtes ont été recensées cette même année. C’est pour cela que le 12 janvier 2019, la CS3D s’est renouvelée. Désormais ce ne sont pas moins de 29 étudiant.e.s de toute la France, ainsi que des DROM-COM*, qui se sont formé.e.s et engagé.e.s pour défendre les droits des étudiant.e.s. La commission participe ainsi à la démarche de réponse nécessaire afin d’apporter un accompagnement individuel et/ou collectif.

 

 

Grâce à notre adresse mail vosdroits@fnesi.org et aux déplacements que nous effectuons auprès des ESI, nous ciblons les problématiques récurrentes sur le territoire. En fonction de celles-ci et des besoins qui en découlent, nous avons à coeur de proposer à chaque évènement des formations sur la défense des droits. En effet, la formation par les pairs est un outil phare utilisé par la FNESI, mais face à l’évolution de nos études et de notre future profession, les contenus de formation sont adaptés en permanence.

Le principe d’alternance de notre formation nous confronte à des situations où notre responsabilité peut être engagée. Il est donc nécessaire d’apprécier les risques encourus et de connaître les droits permettant d’y faire face. La FNESI a ainsi un rôle à jouer dans l’information du cadre juridique qui régit la situation des ESI, mais elle a plus précisément pour vocation de lutter contre la désinformation ! Les droits des ESI et leurs évolutions ne sont pas assez, voire pas du tout communiqués par les IFSI. A travers notre site internet, nos formations, nos communications ou encore le Sérum que tu tiens entre tes mains, nous  mettons à disposition notre temps et nos connaissances pour t‘informer sur tes droits et l’intérêt de les défendre.

* Départements et Régions d’Outre-Mer – Communautés d’Outre mer (depuis réforme constitutionnelle de 2003)

Question récurrente

 

“Mon bilan de mi-stage a été réalisé sans moi et je pense qu’il n’est pas en adéquation avec ce que j’ai réalisé. Que puis-je faire?”

  • Il faut savoir que tes bilans doivent être réalisés en ta présence (cf : instruction du 24/12/2014 relative aux stages en formation infirmière).
  • Tourne toi vers le/la formateur/trice référent.e du lieu de stage ou ton/ta formateur/trice pédagogique.
  • Tourne toi vers le/la cadre du service pour demander de revenir sur le bilan de stage.
  • Fais compléter et signer des fiches de suivi régulières par les IDE pour le reste de ton stage. ]

François Desmons, Vice-Président en charge de la Défense des Droits

Elisa Salfati, Vice-Présidente en charge des Formations et de l’Orientation.

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La Défense des Droits à la FNESI : pour que chaque ESI devienne son propre justicier

CDP – La Semaine Nationale du Bien-Être : les initiatives étudiantes au coeur du rendez-vous

La Semaine Nationale du Bien-Être : les initiatives étudiantes au coeur du rendez-vous

Près de deux ans après la parution des résultats de notre questionnaire « VOTRE BIEN-ETRE, L’ENQUETE », faisant état du mal-être des étudiants en soins infirmiers au travers de plus de 14 000 réponses et 2 100 témoignages, la situation des ESI n’a pas changée.
Du 11 au 15 mars a lieu la première semaine nationale du bien-être de la FNESI, mise en place par et pour les étudiants afin de mener chaque jour de la semaine des actions concrètes afin de répondre à des besoins fondamentaux insatisfaits.
Les étudiants sont acteurs de leur bien-être, et nous invitons tous les acteurs, publics ou privés, en lien avec la formation, à soutenir cette démarche de promotion de la santé. Il est temps de prendre soin de ceux qui soignent.

Afin de télécharger le communiqué de presse, cliquez ici

Pour aller plus loin

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CDP – La Semaine Nationale du Bien-Être : les initiatives étudiantes au coeur du rendez-vous

CDP – Accès aux droits étudiants : des promesses encore illusoires

Accès aux droits étudiants : des promesses encore illusoires

Mardi 5 mars, la candidature d’une étudiante en soins infirmiers de Normandie a été refusée pour les élections étudiantes en comUE : Communauté d’Universités et Établissements, alors même qu’elle y siège encore en tant que titulaire. 4 000 étudiants se voient ainsi refuser le droit de vote. Un retour en arrière déplorable sur des droits obtenus en 2017.

Une fois de plus, les droits des étudiants en soins infirmiers sont bafoués, alors que l’intégration universitaire nous est promise depuis maintenant 10 ans. Il est grand temps que les acteurs concernés se saisissent pleinement de nos problématiques et mettent en place des actions concrètes !

Afin de télécharger le communiqué de presse, cliquez ici

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CDP – Accès aux droits étudiants : des promesses encore illusoires

Traduction

Devenir et être infirmier.e au Mexique : comment ça se passe ?

  • Interview de Georges Williams Chale, Président de l’AMEENF (Fédération Mexicaine des Étudiant.e.s Infirmiers)

Dans le monde, la représentation des étudiant.e.s en soins infirmiers compte de nombreuses fédérations soeurs de la FNESI. Aujourd’hui, nous allons vous présenter, via son Président, la fédération Mexicaine !

 

FNESI : Combien d’années avez-vous besoin d’étudier pour devenir infirmier.e au Mexique ?
George Williams Chale : Pour obtenir un diplôme en sciences infirmières dans mon pays, les étudiants doivent étudier quatre ans, soit deux semestres par an et huit semestres à la fin de leurs études. En plus de cela, ils doivent avoir 1 an consacré au programme de service social national demandé par le ministère de la Santé comme condition préalable à l’obtention du diplôme.

 

FNESI : Où se déroulent les études ? Est-ce dans des instituts spéciaux ou en université ?
GWC : La profession infirmière peut être étudiée dans différents établissements d’enseignement, publics ou privés, à un niveau moyen ou élevé.

 

FNESI : Quels sujets étudiez-vous ?
GWC : Les disciplines de base : les soins infirmiers communautaires, les programmes de soins infirmiers de base, les programmes de prévention et de santé mentale, les soins aux femmes enceintes et aux nouveau-nés en bonne santé, les soins aux enfants et aux adolescents, l’attention portée aux personnes âgées hospitalisées, les soins infirmiers en chirurgie, les soins pour la personne dans un état critique, et l’administration des services de santé.

 

FNESI : Combien y a-t-il d’étudiants en sciences infirmières dans tout le pays ? Combien y a-t-il d’instituts de formation en sciences infirmières ?
GWC : Selon les données des comités interinstitutionnels pour l’évaluation de l’enseignement supérieur CIEES, il existe dans le pays 342 instituts de formation en science infirmières agréés. Parmi ces instituts, 310 proposent un diplôme en sciences infirmières et 32 en sciences infirmières et en obstétrique. On estime qu’il y a environ 124 830 étudiant.e.s à travers le Mexique.

 

FNESI : Comment ça se passe en tant qu’infirmier.e au Mexique ? Est-ce difficile ? Comment travaillez-vous avec les autres professionnel.le.s de la santé ? Qu’en est-il de la reconnaissance ?
GWC : Être un.e infirmier.e au Mexique est difficile, comme dans d’autres pays, nous recherchons toujours la reconnaissance et le statut que nous méritons. Les infirmier.e.s manquent de postes de direction et ne sont pas en mesure d’autonomiser la profession.
Le travail multidisciplinaire était notoire, du moins dans l’unité où j’exerçais mon service social. Toutes les professions du secteur de la santé travaillent en équipe, dans le but de fournir de meilleurs soins aux patient.e.s.
Au Mexique, il existe des catégories de soins infirmiers. Chacun ayant un salaire différent en raison de la variabilité et de la complexité de leur travail, de leur complexité. Il existe des diplômes de licence en sciences infirmières avec des spécialités telles que le master et le doctorat. Et malgré toutes les études de troisième cycle, ils sont classés dans la catégorie des auxiliaires, dans lesquels ils exercent les fonctions pour lesquelles ils ont été formés, mais ils ne sont pas rémunérés.

 

FNESI : Pouvez-vous présenter votre organisation ? Ses origines ? Quand a-t-elle été créée ?
GWC : L’Association Mexicaine des Etudiants en Soins Infirmiers (AMEENF, en espagnol) a pour objectif de contribuer à la réussite professionnelle des étudiant.e.s, des internes et des infirmier.e.s débutant.e.s dans cette discipline. Elle améliore également la qualité de leurs fonctions et renforce leur engagement en faveur de la santé et du bien-être de la population, en favorisant l’avancement de leurs travaux vers l’excellence.
L’AMEENF a été créée dans le but d’éliminer la compétition universitaire entre frères et soeurs en soins infirmiers et de se soutenir mutuellement, quelle que soit l’université dans laquelle nous étudions, car notre objectif est de prendre en soin des personnes en bonne santé, des malades, soin du Mexique, soin du monde.
Elle a été fondée le 1er octobre 2017 à Mérida, dans le Yucatán, avec des étudiant.e.s de différentes universités du pays.

L’idée de créer l’organisation a été lancée par George Williams Chale Pool, étudiant infirmier, qui souhaite positionner les infirmier.e.s universitaires comme axe central de la santé universelle et de l’amélioration des soins aux patient.e.s grâce à la formation continue.

 

 

FNESI : Comment gérez-vous cette organisation ? Combien de personnes êtes-vous dans votre bureau ?
GWC : L’AMEENF a un conseil exécutif composé du président, du vice-président, du secrétaire général et du trésorier général. Par la suite, les bureaux nationaux sont constitués des vice-président.e.s suivants : éducation, affiliations, documentation, relations internationales, recherche, programmation et planification, liens et alliances ; mais aussi nos programmes de volontariat nationaux, le programme de développement durable à l’horizon 2030 et les objectifs de développement durable, la campagne et les échanges sur les soins infirmiers maintenant, enfin, les coordinateurs des États et les membres associés de chaque siège de l’AMEENF.
Actuellement, l’AMEENF compte 70 membres représentant 15 États sur 32 de la République mexicaine.

 

FNESI : Quels sont vos problèmes actuels et vos combats en cours ?
GWC : À l’heure actuelle, il existe des établissements, des instituts et même des professionnel.le.s des soins infirmiers qui ne font pas entièrement confiance aux diplômés en sciences infirmières des universités et encore moins à une organisation d’étudiant.e.s. Cependant, nous avons essayé de suivre un processus formel dans tous nos processus et nous avons établi des liens avec les présidents des différents instituts et sociétés, y compris les directeurs des instituts et des facultés de sciences infirmières, en plaçant notre organisation au sein de la Direction nationale des soins infirmiers, dans le cadre de la campagne Nursing Now. L’AMEENF a été désignée groupe local de la Campagne mondiale et a été récompensée pour son travail acharné en faveur de l’autonomisation de la profession.

 

FNESI : Avez-vous remporté des victoires avec l’AMEENF ?
GWC : Des victoires et des triomphes, il y en a eu beaucoup. Grâce à cette organisation, j’affirme que la plus grande satisfaction, en tant que président, est de vivre dans une université infirmière pacifique, où enfin les instituts et les facultés coexistent, où le même objectif est atteint, permettant d’obtenir des résultats exceptionnels pour la discipline.
De la même manière, établir un lien avec d’importantes organisations infirmières du pays, telles que la Commission des infirmières permanentes, le Collège national des infirmières, la Société des infirmières et infirmiers spécialistes des soins intensifs du Yucatan, les universités et les établissements de santé, signifie que nous faisons ce qu’il faut.
Nos fruits sont visibles grâce à plus de 46 000 abonné.e.s sur Facebook, malgré une année de travail ininterrompu. Nous nous positionnons comme l’une des organisations les plus importantes au monde, avec un avenir prometteur.

 

FNESI : Un dernier mot ?
GWC : Je remercie de tout cœur la FNESI d’avoir mené cette interview.
Je suis sûr que les étudiant.e.s en sciences infirmières feront l’histoire.
Au sein de l’AMEENF, nous cherchons à servir l’autre sans rechercher plus de reconnaissance que la satisfaction de réaliser notre objectif, d’améliorer les soins infirmiers et que personne ne puisse jamais douter que notre travail soit un pilier fondamental dans le domaine de la santé.
Merci beaucoup la FNESI !

 

Interview réalisée par Tanguy GUIBERT, Secrétaire Général en charge des relations internationales

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Traduction

Nouvelles modalités d’admission en IFSI

Nouvelles modalités d’admission en IFSI

La suppression des épreuves du concours, annoncée en juillet 2018, marque la fin de la sélection sociale décriée depuis des années par la FNESI. Il s’agit d’une réelle victoire pour la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur que nous portons avec l’ensemble des fédérations du réseau de la FAGE, première organisation étudiante de France.

Désormais, selon l’arrêté du 13 décembre 2018, les modalités d’admission en IFSI s’articuleront de la manière suivante :

Voie par Parcoursup

Toutes personnes, agée d’au moins dix-sept ans au 31 décembre de l’année d’entrée en formation, possédant le baccalauréat ou son équivalence et souhaitant rentrer en institut de formation en soins infirmiers pourra gratuitement s’inscrire sur Parcoursup.  


Le calendrier Parcoursup s’articule de la sorte :

  • 20 décembre 2018 – Janvier 2019 : Ouverture de la plateforme : je découvre l’offre de formation et je m’informe des attendus
  • 22 janvier – 3 avril 2019 : Je formule mes voeux et finalise mon dossier
  • Mai – Juillet 2019 : Je reçois les réponses des formations et je décide

Toutes les candidatures de Parcoursup seront soumises à une commission sous la responsabilité de l’agence régionale de santé avec tous les acteurs gravitant autour de la formation. Cette commission aura aussi pour rôle d’informer les personnes en situation de handicap des possibilités offertes par les établissements de formation.

Voie par les Epreuves d’Admission

L’accès à la formation pour une personne ayant déjà une expérience professionnelle d’une durée minimum de trois ans de cotisation à un régime de protection sociale, passera par une épreuve d’admission. Un dossier avec une copie de la carte d’identité, les diplômes acquis par le passé, une attestation de l’employeur, une attestation de formation continue, un curriculum vitae ainsi qu’une lettre de motivation sera demandé.

Cette voie n’est pas uniquement réservée aux aides-soignant.e.s et auxiliaires de puériculture, mais à toute personne ayant une activité professionnelle depuis au moins 3 ans. D’autre part, cette voie d’accès n’empêche pas les candidat.e.s détenant un baccalauréat de postuler sur Parcoursup.

Dérogation seulement pour la rentrée 2019

  • L’épreuve consistera à une analyse écrite de trois situations professionnelles. Chaque situation fera l’objet d’une question.
  • Cet examen permet d’évaluer l’aptitude à poursuivre la formation, notamment les capacités d’écriture, d’analyse, de synthèse et les connaissances numériques.
  • Les candidat.e.s doivent obtenir une note au moins égale à 15 sur 30 à cette épreuve.

A partir de 2020, les épreuves à passer seront :

  • Un entretien oral d’une durée de 20 min, mettant en avant l’expérience professionnelle, le projet professionnel, les motivations, ainsi que les capacités à valoriser ses compétences professionnelles. Cette entretien est noté sur 20 points.
  • Une épreuve écrite comprenant
    • Une sous épreuve de rédaction dans le domaine sanitaire et social d’une durée de 30min et notée sur 10 points. Les qualités recherchées sont le questionnement, la rédaction, l’argumentation, l’analyse,  les capacité de projection dans un avenir professionnel.
    • Une sous épreuve sur des calcules simples: noté sur 10 points, d’une durée de 30min. Cette épreuve a pour objectif de montrer les capacités mathématiques et de logique.

Une note inférieure à  8/20 à l’oral ou bien à l’écrit se verra éliminatoire. Le total des notes doit être au minimum de 20/40 pour être admis.e.

Le calendrier de ces épreuves sera identique à celui de Parcoursup

Le nombre de places ouvertes par établissement aux promotions professionnelles est fixé à un minimum de 33 % du nombre total d’étudiant.e.s. Les places non pourvues à l’issue des épreuves d’admission seront réattribuées aux candidat.e.s postulant via Parcoursup.

Une fois admis.e dans la formation, il est possible de demander une dérogation pour un report de l’entrée en formation maximum de 3 ans. La décision est prise par le directeur de l’établissement.  Plusieurs raisons peuvent justifier ce report:

  • Congé de parentalité
  • La garde d’un enfant de moins de 4 ans
  • Une événement grave empêchant d’initier la formation
  • Rejet de congé de formation
  • Rejet de mise en disponibilité
  • Rejet du bénéfice de la promotion professionnelle ou sociale

Au regard des formations antérieures validées, des certifications, titres et diplômes obtenus avant l’entrée en formation, la section compétente de l’institut peut dispenser de certaines unités d’enseignements ou de semestres. Ces dispenses pourront être accordées sous conditions de présentation des documents suivant:

  • La copie d’une pièce d’identité ;
  • Le(s) diplôme(s) originaux détenu(s) ;
  • Le cas échéant, une attestation de validation d’ECTS de moins de 3 ans ;
  • Le cas échéant, le(s) certificat(s) du ou des employeurs attestant de l’exercice professionnel de l’intéressé dans une des professions
  • Un curriculum vitae ;
  • Une lettre de motivation ;
  • Une attestation de niveau de langue B2 française pour les candidats étrangers

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Nouvelles modalités d’admission en IFSI

La passage en CAC et l’attribution des ECTS

C’est quoi la CAC et quel est son rôle?

Les crédits de formation sont attribués par une commission d’attribution des crédits. Elle est mise en place dans les instituts de formation en soins infirmiers, sous la responsabilité du directeur de l’institut, qui la préside. Chaque semestre, excepté le dernier, le formateur responsable du suivi pédagogique présente à la commission d’attribution des crédits les résultats des étudiants afin que celle-ci se prononce sur l’attribution des crédits européens et sur la poursuite du parcours de l’étudiant. Lors du dernier semestre, les résultats sont présentés devant le jury d’attribution du diplôme.

Qui siège à la CAC?

  • Les formateurs référents des étudiants infirmiers
  • Un ou plusieurs représentants de l’enseignement universitaire
  • Un ou plusieurs représentants des tuteurs de stage.

Comment se prend la décision de la validation d’un stage lors du passage en CAC?

Le formateur de l’institut de formation, référent pédagogique de l’étudiant, prend connaissance des indications portées sur le portfolio et de l’évaluation du tuteur pour proposer à la commission d’attribution des crédits de formation définie à l’article 59 la validation du stage. Cette proposition prend en compte le niveau de formation de l’étudiant et se fonde sur sa progression dans son parcours de professionnalisation et l’acquisition des compétences infirmières.

Le stage est validé dès lors que l’étudiant remplit les conditions suivantes :

1° Avoir réalisé la totalité du stage : la présence sur chaque stage ne peut être inférieure à quatre vingt pour cent du temps prévu pour ce stage, sans que les absences ne dépassent 10 % de la durée totale des stages sur l’ensemble du parcours de formation clinique ;

2° Avoir mis en œuvre et acquis les éléments des compétences requises dans les situations professionnelles rencontrées et analysées.

Les crédits européens correspondant au stage sont attribués dès lors que le stage est validé.

Pour plus d’informations, clique ici.

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La passage en CAC et l’attribution des ECTS