Articles Sérum 60

Sérum 60 – Boîte à outils

Comment mettre en place le développement durable dans ton association ?

Au fait, le Développement Durable c’est quoi ?
D’après Mme Gro Harlem Brundtland, Première Ministre norvégienne (1987), le DD (Développement Durable) est “un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs”.

Tu l’auras compris, le développement durable ne se limite pas seulement à la protection de notre planète, mais constitue une réelle démarche alliant le social, l’économie et l’environnement !

Responsabilise-toi !

Avant d’initier toute démarche de sensibilisation auprès des étudiant·e·s, tu te dois d’être exemplaire ! Afin de montrer que ton association prend le sujet très au sérieux, tu peux mettre en place le tri sélectif dans ton local associatif ou inciter ton IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) à le faire. Si tu imprimes des affiches ou des sujets pour des partiels blancs, tu peux utiliser du papier issu de forêts gérées durablement.

Sensibilise les étudiant·e·s ! 

Une bonne action vaut mieux qu’un long discours : organise une Clean Walk ! Le but : nettoyer une zone de ta ville de tous les déchets qui la polluent ! Tu peux l’organiser toi-même ou rejoindre une Clean Walk coordonnée par ta ville ou une association. Le savais-tu ? Il y a une journée mondiale dédiée au ramassage des déchets sauvages : le World Cleanup Day. Le prochain aura lieu le 19 septembre 2020 alors… à ton agenda !

Tu peux également organiser une journée de sensibilisation avec un ciné-débat. Il suffit de projeter une vidéo sur le thème de ton choix dans un amphithéâtre et d’encourager les ESI (Étudiants·e·s en Soins Infirmiers) à débattre du sujet. L’idée est de développer le sens critique des étudiant·e·s sur le DD au travers de temps d’échanges ludiques et responsables.

Développe des projets ambitieux !

Lutte contre le gaspillage et encourage le 0 déchet en développant des ateliers Do It Yourself ! Tu incites ainsi au recyclage tout en développant la créativité des étudiant·e·s ! N’hésite pas à organiser des collectes d’appareils électriques et électroniques usagés pour leur redonner une deuxième vie ! Si ton association dispose de locaux, tu peux également mettre en place des espaces de gratuité comme la Gratuiterie de Moulins ! Cf p.25

Le développement durable c’est aussi consommer des produits locaux et de saison ! Pour cela la FNESI développe le Projet Aubergine ! Il propose aux étudiant·e·s de ton IFSI des fruits et des légumes frais de qualité et à prix défiant toute concurrence ! Plus d’informations sur le site : http://fnesi.org/projet-aubergine/.

Dans ton évènement : 

Tu veux organiser un évènement éco-responsable ? Fais une campagne anti-gaspillage alimentaire ! [ Tu peux également faire la promotion du développement durable en incitant les ESI à apporter leurs propres couverts et écocups lors de l’évènement ! ] Et si tu dois tout de même prévoir de la vaisselle jetable, pense à la vaisselle recyclée ou recyclable en mettant en place le tri sélectif !

Incite les étudiant·e·s à se rendre sur place en utilisant un mode de déplacement propre ou le moins polluant possible : vélo, transports en commun, co-voiturage, etc.

Le Challenge DD de la FNESI soutenu par la fondation Nicolat Hulot !

C’est un challenge inter-asso qui a pour but de présenter des projets innovants ! Chaque association adhérente à la FNESI peut participer au défi ! Il est mis en place avec la Charte d’engagement pour le Développement Durable de la FAGE, dont la FNESI est signataire. Pour plus d’informations : innovation.sociale@fnesi.org

Anaïs DUFAU, Vice-Présidente en charge du Tutorat

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Sérum 60 – Boîte à outils

Sérum 60 – Dans votre asso

Une « gratuiterie » dans un IFSI

Dans le cadre de leur formation les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) et les ASS (Assistant·e·s de Service Social), les deuxièmes années de l’IRFSS AURA (Institut Régional de Formation Sanitaire et Sociale Auvergne-Rhône-Alpes) de Moulins ont organisé au sein de leur institut une journée de sensibilisation sur l’éco-responsabilité.

Au cours de cette journée du 15 novembre 2019, des ateliers ludiques ont été proposés ainsi que le visionnage du film « Demain », suivi d’un débat. Il s’agit d’un documentaire français sur les défis environnementaux et sociaux du XXIe siècle. 

Cette journée a aussi été vectrice de l’élaboration d’une gratuiterie. Celle-ci a été adoptée par l’IRFSS dans un souci d’entraide face à la précarité étudiante qui a pu être recensée.

Le concept était alors de mettre en place une sorte de dépôt où tout·e·s les étudiant·e·s ainsi que tou·te·s les employé·e·s de l’institut peuvent se débarrasser d’effets dont ils ne se servent plus et puissent aussi se servir. La gratuiterie repose sur le principe de l’échange.

Les étudiant·e·s n’ayant pas la possibilité de donner peuvent se servir sans honte, avec modération dans l’idée d’équité.

Ces dons peuvent aussi bien être des vêtements, que des produits d’hygiène, et même des ustensiles de cuisine.

Cette gratuiterie a aussi été mise en place dans un contexte éco-responsable. Cette question de la sensibilisation face à l’environnement est prise au sérieux par les étudiant·e·s de cet IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers). Des sondages avaient été réalisés au préalable par la promotion des deuxièmes années ASS auprès d’un maximum d’étudiant·e·s, toutes formations confondues ; ce qui a émergé de ce sondage est que les étudiant·e·s se sentent concerné·e·s par la question de l’écologie et montrent une forte volonté de changer leurs habitudes de vie.

Ce système de recyclerie répond alors à un besoin de se responsabiliser pour la planète, car il repose sur différentes notions éthiques, que ça soit la solidarité ou l’éco-responsabilité.

Un partenariat avec Emmaüs est prévu afin de soutenir le projet ainsi que ses démarches. 

Près de deux mois après l’installation de la gratuiterie, l’ensemble des étudiant·e·s et de la direction sont  fier·ère·s de présenter un endroit où tout le monde y trouve son compte et qui fonctionne bien.

Les projets ne s’arrêtent pas là. En effet, après un grand investissement de la part des étudiant·e·s ASS et des ESI, une sensibilisation à l’échelle de tout l’institut et des changements au sein même de celui-ci ont lieu. Il a notamment été question de remplacer les gobelets en plastique par d’autres en carton ou encore la mise en place de poubelles jaunes, etc. L’instauration d’un point de quête pour les protections hygiéniques, afin de pallier la précarité menstruelle, est en prévision pour cette année.

La FNESI s’est engagée depuis des années dans une politique de développement durable. Lors des événements nationaux nous invitons les étudiant·e·s à prendre le train ou à faire du covoiturage, à prendre leurs couverts pour diminuer au maximum l’utilisation du plastique et ainsi éviter le gaspillage alimentaire. Nous abordons aussi la thématique lors de nos formations pour développer les connaissances et la prise d’initiative d’actions associatives. 

Nous invitons alors tou·te·s les étudiant·e·s à s’investir dans une démarche éco-responsable !

Loris Perelstein, Vice-Président en charge du Réseau National

En collaboration avec les étudiant·e·s de l’IRFSS

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Sérum 60 – Dans votre asso

Sérum 60 – Bien-être

Le bien-être étudiant : des actions locales à des avancées nationales

Des actions concrètes !
Parce que le bien-être des étudiant·e·s est indispensable à un apprentissage de qualité, la FNESI s’engage pour améliorer les conditions de vie des ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers).

Depuis 2019, le Label Panse ton Bien-Être FNESI distingue les projets et les activités mettant en avant ce dernier, réalisé·e·s par les associations adhérentes ! Si toi aussi tu souhaites mettre en place des projets innovants et distinguer ton association par ce Label, n’hésite pas à te rendre sur notre site internet www.fnesi.org ou sur notre page Facebook afin de découvrir les actions déjà mises en place comme la SBE (Semaine du Bien-Être) ou le Projet Aubergine. Tu peux également nous contacter via innovation.sociale@fnesi.org pour bénéficier de la Valise Bien-Être FNESI remplie de matériel de relaxation, de diffuseur d’huiles essentielles et bien d’autres pour réaliser des ateliers bien être dans ton IFSI ! 

Un mal-être étudiant.

A la FNESI, nous avons à coeur d’améliorer le quotidien des ESI. Ainsi, en 2017, la structure dresse un bilan des conditions de vie des ESI à travers les résultats de l’enquête : “Le Mal-Être des Étudiants en Soins Infirmiers : il est temps d’agir”. Avec plus de 14 000 réponses, le constat est saisissant : 

80,4%​ des ESI déclarent que leurs études ont un impact négatif sur leur vie privée et 78,2%​ se déclarent tout le temps ou souvent stressé·e·s .

48% ​des ESI estiment avoir une mauvaise situation financière.

37,6% des ESI ont déjà renoncé à des soins pour des raisons financières.

40%​ des ESI sont victimes de harcèlement et 36,5%​ estiment avoir fait face à des sensations de discriminations.”

La FNESI a donc alerté les différents acteurs de la formation en soins infirmiers en rappelant que le bien-être étudiant est l’affaire de tou·te·s et la responsabilité de chacun·e. Les réactions sont immédiates : dans l’année, la FHF (Fédération Hospitalière de France) et l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris) ont également mené des enquêtes sur le bien-être des ESI et sur les conditions de stage et dressent un bilan tout aussi alarmant. De son côté le gouvernement a mis en place 15 engagements pour le bien-être des étudiant·e·s en santé, notamment la création du CNA (Centre National d’Appui). 

Nos actions contre la précarité nous ont mené à la suppression des frais complémentaires en 2020 et la FNESI se félicite de cette victoire ainsi que de cette prise de conscience, mais le combat n’est pas terminé !

Une nouvelle enquête nationale concernant : le mal-être en stage 

Face à la recrudescence de signalement de situations en stage vécues comme difficiles par les ESI, la FNESI se doit de réagir au plus vite. Les facteurs impactant leur bien-être en stage semblent être multiples : l’environnement professionnel, les conditions de travail mais aussi le manque d’accompagnement car peu de temps est accordé à l’étudiant·e, la carence de tuteur·rice·s formé·e·s et disponibles sur le terrain se fait également ressentir. Ainsi, une nouvelle enquête portée sur les conditions de stage des ESI sera effectuée prochainement par la FNESI, à l’échelle nationale, afin d’établir des actions adaptées à cette situation généralisée. 

Nous vous attendrons nombreux pour y répondre.

Dimitri Allemand, Vice-Président en charge des Perspectives Professionnelles

Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale

Simon Gendron, Vice-Président en charge de la Défense Des Droits

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Sérum 60 – Bien-être

Sérum 60 – Innovation Sociale

Le handicap n’est pas synonyme d’impossible

Rencontre avec Solange, 53 ans, paraplégique depuis 36 ans, conseillère municipale à la mairie d’Échirolles – Isère -, coach mental pour l’équipe FCG Quad Rugby et ancienne sportive de haut niveau. Elle nous explique d’où elle puise sa force pour mener une vie dynamique tout en aidant les autres.

Peux-tu nous parler de ton parcours ? – Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale à la FNESI

J’ai eu un parcours difficile, j’étais la seule à sortir de l’accident qui m’a coûté mes jambes et quand j’ai réalisé que j’étais handicapée, l’échappatoire que j’ai trouvé, c’était le sport. Je faisais du basket en handisport et à l’âge de 15 ans, j’ai été repérée et je suis entrée en équipe de France. J’ai appris les difficultés du sport de haut niveau et c’est ce qui me donne aujourd’hui cette force mentale. 

Sur le plan scolaire, je me suis donnée à fond pour avoir mon bac littéraire, puis j’ai continué dans des études d’histoire. Du fait d’être “handi”, j’ai vu beaucoup de portes se fermer devant moi et c’était compliqué de trouver un travail.” – Solange Adelise, Conseillère municipale à la mairie d’Echirolles et coach mental pour l’équipe FCG Quad Rugby

Est-ce que ton handicap a été un frein pour toi ? – AS

“Au début c’était pas simple, je n’avais que 15 ans et je devais m’adapter. Je n’avais plus mes jambes mais j’avais toujours mes mains et elles étaient précieuses. J’ai fait mon processus de deuil mais c’est en groupe qu’on est plus fort. À l’époque, j’étais une jeune femme de couleur qui souhaitait entrer dans le handisport, un monde réservé aux hommes. J’ai dû me battre pour pouvoir faire ce que j’ai fait, championnat de France, d’Europe et du monde, j’ai même pu participer aux Jeux Olympiques de Barcelone.

J’ai emmené quelques autres femmes avec moi, ensemble, on a bousculé la fédération pour leur faire comprendre que le sport n’est pas que pour les hommes, c’était un vrai combat.

Je ne dirais pas que mon handicap est une force car à choisir, j’aurais préféré être debout, il m’a simplement permis de développer certaines qualités que je ne soupçonnais pas à l’époque.” – SA

Tu as un mandat municipal, pourquoi cet engagement ? – AS

“Pendant ces 15 magnifiques années, j’ai pu aider la ville à devenir accessible aux personnes en situation de handicap. C’est un travail fastidieux car il y a plusieurs sortes de handicaps et à chacun, il faut trouver comment le palier. Le maire m’a beaucoup soutenu.” – SA

Tu entraines une équipe de rugby, que fais-tu exactement ? – AS

“Je suis coach mental dans l’équipe quad handi-rugby d’Échirolles, c’est une nouvelle discipline. Il y a des jeunes, des femmes, des hommes et des handicaps différents.

Je voyais que certains avaient des problèmes de confiance en eux, j’ai donc demandé à mettre toute mon expérience à leur service, de façon à les aider. Les jeunes n’osaient pas avec leur handicap, ils n’y sont toujours pas habitués alors qu’ils devraient l’oublier pour avancer. Les matchs vont bientôt commencer et ils vont avoir besoin de plus en plus de moi.” – SA

Quel conseil peux-tu apporter pour reprendre confiance en soi ? – AS

“Il faut être POSITIF ! Rien n’est fini, tout est possible. Qu’on soit handicapé et que ce soit difficile, certes, mais tout est possible en fonction de son propre niveau. Il faut aller de l’avant.” – SA

Nous retiendrons une équipe dynamique et très chaleureuse, qui a le sens de l’accueil. Rires, cohésion et spécialités réunionnaises étaient à l’ordre du jour. Un esprit de compétition bien connu des sportif·ve·s régnait dans ce gymnase où le handicap n’est pas un sujet tabou, mais plutôt un sujet qui prête à se charrier.

C’est une discipline vraiment sportive qui vous laissera peut-être quelques bleus.

Interview réalisée par Arnaud Simon, Vice-Président en charge de l’Innovation Sociale

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Sérum 60 – Innovation Sociale

Sérum 60 – Top / Flop / En bref

60ème Sérum 

Créé en juin 2002, cela fait maintenant 18 ans que chaque trimestre, le Sérum vous informe sur l’actualité étudiante, la formation en soins infirmiers, les poursuites d’études et plus largement le système de santé. 

Elections Centrales 2019 

Plus de 25000 ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ont été privé·e·s de vote lors des dernières élections aux conseils centraux universitaires. Il est désormais temps que les ESI cessent d’être marginalisé·e·s et puissent être représenté·e·s par les étudiant·e·s de leur choix au sein de ces conseils !

Journée Mondiale de la Santé

La Journée Mondiale de la Santé déclarée le 07 Avril 2020 par l’OMS a pour objectif de promouvoir la CSU (Couverture Santé Universelle), ce qui signifie la promotion d’un égal accès pour tou·te·s aux services de santé nécessaires sans véhiculer de situation de précarité chez la population. C’est un enjeu majeur notamment lorsque l’on s’adresse au public estudantin qui, nous le savons montre des difficultés d’accès aux soins. 

WESS 

Du 31 janvier au 2 février s’est déroulé le WESS (Week-End Santé et Solidarité) à Nancy !

Une initiative étudiante, le WESS est un événement national ouvert à tou·te·s les étudiant·e·s en santé, riche en formations assurées par plusieurs fédérations de filières en santé, débats et conférences sur le thème des initiatives solidaires en santé publique, humanitaires et associations en santé.

Un événement propice aux échanges et aux rencontres pluriprofessionnelles.

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Sérum 60 – Top / Flop / En bref

Sérum 60 – Enseignement Supérieur

La réforme du premier cycle : dis m’en plus !

Face à un constat ancré depuis de nombreuses années, montrant des étudiant·e·s exténué·e·s après une PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), il était nécessaire de créer un nouveau moyen de sélection prônant l’interprofessionnalité, la réussite étudiante, l’innovation pédagogique et créant un bien-être en formation.

La réforme devrait permettre de diversifier les profils des étudiant·e·s qui souhaitent poursuivre des études en santé et d’autre part stopper le gâchis humain qu’engendrait cette PACES.

La mise en place de cette réforme est programmée pour la rentrée de septembre 2020. Cette première année de mise en place doit permettre aux UFR (Unité de Formation et de Recherche) de santé de s’adapter au mieux à cette réforme, en proposant de nouvelles voies d’accès aux études de santé tout en ne défavorisant pas les étudiant·e·s déjà inscrit·e·s cette année.

Comme expliqué précédemment, ces nouvelles voies d’accès doivent permettre à la fois de diversifier les profils des étudiant·e·s et donc des futur·e·s professionnel·le·s de santé, mais aussi permettre la réussite étudiante. 

Pour cela, il est important de rappeler que sous le modèle de la PACES, les étudiant·e·s qui ne se plaçaient pas parmis les favori·te·s “perdaient” une année d’étude et de bachotage par manque de possibilité d’équivalence avec d’autres filières. Aujourd’hui la réforme du premier cycle, via la voie PASS (Parcours Accès Santé Spécifique), permettra à tout·e·s les étudiant·e·s ayant validé leur année, sans limite de quota, de pouvoir continuer leurs études dans une discipline de licence grâce à la validation de 10 ECTS d’un autre domaine qu’ils auront choisis en début d’année.

Il est également possible de suivre la voie LAS (Licence Accès Santé). Dans ce cas là, 10 ECTS dans l’année seront en lien avec la santé, les étudiant·e·s suivront une licence autre proposée par leur Université et auront soit en plus, soit directement dans la licence, la possibilité de valider 10 ECTS en lien avec la santé. Si ces étudiant·e·s valident leur année et les 10 ECTS, il·elle·s seront alors considéré·e·s comme admissibles et devront passer une épreuve d’admission. Si tout est validé, il·elle·s. auront la possibilité de continuer en deuxième année dans  les filières MMOP (Médecine, Maïeutique, Odontologie ou Pharmacie).

En ce qui concerne les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers), une dernière voie leur permet de passer en deuxième année d’études en santé : la voie “formations paramédicales”. C’est par la validation de 10 ECTS intégrés à la formation que ces étudiant·e·s auront la possibilité, à l’acquisition du grade licence, de poursuivre leurs études en deuxième année en MMOP.

Ce qui change par rapport à la passerelle qui existe actuellement : pour le moment les seules possibilités pour les étudiant·e·s en soins infirmiers de passer en deuxième année de filière MMOP c’est dans un premier temps de valider le diplôme d’état infirmier puis d’exercer deux ans avant de pouvoir déposer une candidature pour intégrer la filière MMOP. 

Un·e ESI qui aura son diplôme d’état infirmier, sera considéré·e comme possiblement admissible en deuxième année des filières MMOP et il·elle devra suivre la phase d’admission comme les autres voies de cette réforme. 

La phase d’admission se compose généralement d’un oral qui permettra de classer les étudiant·e·s dans leurs voies d’admission respectives et donc de connaître quel·le·s candidat·e·s pourront accéder à cette passerelle.

Dorian Hérault, Secrétaire Général en charge de l’Enseignement Supérieur

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Sérum 60 – Enseignement Supérieur

Sérum 60 – International (FR)

Journée Internationale de l’infirmière

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a déclaré 2020 comme étant l’Année Internationale de l’Infirmière, de l’Infirmier et des Sages-Femmes.

C’est également l’occasion de célébrer l’anniversaire des 200 ans de la naissance de Florence Nightingale, pionnière des soins infirmiers modernes, le 12 mai 2020. L’OMS reconnaît d’ailleurs cette journée comme étant la Journée Internationale de l’Infirmière et de l’Infirmier.

C’est en 1953 que Dorothy Sutherland, qui travaillait au Département de la Santé et des Services Sociaux des Etats-Unis, propose au Président Eisenhower de proclamer une Journée de l’Infirmière. Malheureusement, il n’approuve pas la proposition. En 1965, l’ICN (International Council of Nurses ou Conseil International des Infirmières) décrète le 12 mai comme étant notre journée avec pour objectif chaque année, de marquer les contributions et la place du personnel infirmier dans la société et le monde de la Santé.

Il a fallu attendre janvier 1974 pour que cette date soit reconnue comme Internationale par l’OMS. Mais quelle est l’importance de cette journée concrètement ?

2020 coïncide avec le bicentenaire de l’anniversaire de Florence Nightingale, c’est une opportunité unique pour que les infirmières et infirmiers soient enfin reconnu·e·s à leur juste valeur, et que les stéréotypes gravitant autour de notre formation et de notre profession s’érodent totalement. Cette journée permettra de mettre en lumière la place centrale qu’occupent les infirmier·ère·s dans la Santé. 

“Nurses, because of their unique role of working with people from birth to death, need to be involved in health policy” – Annette Kennedy, présidente de l’ICN

“Les infirmier·ère·s, de par leur rôle unique qui est de travailler avec des personnes de la naissance au décès, doivent être impliqué·e·s dans la politique de santé”

Tous les ans, un thème est sélectionné afin de donner un poids à la profession et la formation en soins infirmiers. Le thème pour 2020 est : Nursing the world to health. Traduit en français, cela donne : Une voix faite pour diriger vers un monde en bonne santé. Il faut encourager les infirmier·ère·s mais aussi la société à célébrer cette grande journée en informant au mieux les personnes concernées, c’est-à-dire tout le monde : des patient·e·s aux député·e·s européen·ne· s, du·de la citoyen·ne français·e, au président de l’OMS.

Pourquoi un tel focus sur la profession d’infirmier·ère ? Le monde entier se retrouve face à un problème de taille : d’après l’OMS, le monde (donc la Santé à l’échelle globale) a besoin actuellement de plus de 9 millions d’infirmier·ère·s. Le manque de personnel est une problématique touchant tant les pays en voie de développement que les grandes puissances mondiales.

Cette journée internationale permet ainsi à terme de rapprocher les nations et de les unir autour de la Santé, préoccupation majeure de l’ensemble de la population. Par exemple, le Ministre de la Santé allemand s’est rendu au Mexique pour encourager le recrutement d’infirmier·ère·s. Bien qu’un pas en avant, il faut avant tout s’intéresser aux barrières universelles qui transcendent les frontières comme les stéréotypes concernant la profession d’infirmier·ère ou les disparités de la formation entre les pays. 

La Journée Internationale de l’Infirmière, de l’Infirmier et des Sages-Femmes contribuera dans tous les cas à l’amélioration de la prise en soins des patient·e·s et à la gestion de la Santé. Et vous ? Qu’allez-vous faire pour célébrer le 12 mai 2020 ?

Vincent Opitz, Vice-Président en charge de la Communication et des Affaires Internationales

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Sérum 60 – International (FR)

Sérum 60 – Culture

Florence Nightingale, ses 200 ans

Florence Nightingale est née le 12 Mai 1820 dans une riche famille anglaise à Florence en Italie, son prénom est d’ailleurs un hommage à cette ville où elle naquit.

Elle a une grande soeur, Parthenope; elles furent toutes les deux éduquées par leur père diplômé de l’université de Cambridge qui leur fit l’école à la maison. La famille Nightingale est engagée politiquement et, dès le plus jeune âge de leurs filles, va faire des visites aux personnes malades. Cependant, très vite, ces “simples visites” ne suffisent plus à Florence qui veut s’engager davantage.

En 1837, Florence n’a alors que 17 ans, une épidémie de grippe ravage l’Angleterre. Elle passe son temps au chevet des malades. Elle dit avoir reçu un “appel de Dieu”. Dans un premier temps, ses parents ne la soutiennent pas dans son projet : devenir infirmière. À partir de cette période, elle consacre sa vie à prendre soin des autres, chose qu’elle fit en voyageant à travers l’Europe. Ce n’est qu’en 1851 que ses parents acceptent son désir de devenir infirmière et lui offrent une formation de 3 mois en tant que soeur de Kaiserswerth, formation au cours de laquelle elle apprend à faire des pansements et préparer des médicaments. 

En 1853, la guerre de Crimée débute, un grand nombre de soldats sont blessés. En réaction à cette guerre et à ces blessés, Florence Nightingale propose au gouvernement anglais d’envoyer des infirmières sur le front afin de soigner les soldats. Cette proposition fait couler beaucoup d’encre dans les journaux anglais car l’idée d’envoyer des femmes, des “ladies”, sur un champ de bataille ouvre le débat en territoire  britannique. Malgré ces débats, 38 infirmières sont envoyées sur le front afin de prendre en soins les soldats. Durant cette guerre, Florence reçoit le surnom de la “Dame à la Lampe”, car elle rend visite pendant la nuit aux soldats en tenant une lampe. 

A son retour, en 1856, elle est accueillie comme une héroïne de guerre et joue un rôle majeur dans la rédaction de la Commission Royale pour la Santé dans l’Armée. Cette commission permet la révision des soins aux soldats et l’établissement d’une école de médecins militaires ainsi que d’un vaste système d’archives médicales de l’armée.

En 1860, elle crée une école d’infirmières : “Nightingale School and Home for Nurses at Saint-Thomas’ Hospital”. Cette école est créée grâce à l’expérience de Florence pendant la guerre de Crimée ainsi que des fonds souscrits à son égard. Mme Sarah Wardroper, matrone à Saint-Thomas, devient la directrice de cette nouvelle école. Les infirmières-stagiaires suivent cette formation pendant un an, à l’aide d’un petit livre de 136 pages que Florence a écrit : “Notes on Nursing”

Le modèle Nightingale se diffuse dans un premier temps en Angleterre puis, en 1873, ce modèle est officiellement reconnu et mis en place aux Etats-Unis.

Elle décède le 13 Août 1910 chez elle, après avoir passé les dernières années de sa vie à domicile selon sa volonté. 

Afin de rendre hommage à Florence Nightingale, sa date de naissance est retenue comme date anniversaire de la Journée Mondiale de l’Infirmière et de l’Infirmier.

Quelques hommages à Florence Nightingale:

  • Florence Nightingale, film de Daryl Duke sorti en 1985
  • Musée Florence Nightingale à Londres

Bleuenn Laot, Vice-Présidente en charge de la Formation

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Sérum 60 – Culture

Sérum 60 – Affaires sociales

Le Crous, ses missions

Les Crous (Centre Régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires) ont été créés en 1955. Ce sont des établissements publics placés sous la tutelle du Cnous (Centre National des Oeuvres Universitaires et Scolaires).

Il en existe 28 en France qui sont répartis par académie et ont un rôle important dans le développement de la vie étudiante : ils œuvrent pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des étudiant·e·s. Pour cela, les Crous ont 7 missions qui leurs incombent.

Tout d’abord, ils ont pour principale mission d’assurer l’accompagnement des étudiant·e·s en situation de précarité en leur proposant des aides sociales. Des assistant·e·s social·e·s soutiennent, orientent, peuvent accompagner dans la construction d’un dossier visant à l’obtention d’aides sociales : ASAA (Aide Spécifique Annuelle), ASAP (Ponctuelle) ou encore d’urgence. C’est aussi les Crous qui versent les bourses des étudiant·e·s de l’enseignement supérieur. Ces aides sociales ne sont cependant pas accessibles aux ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) (sauf la demande d’une ASAP) puisque celles-ci dépendent actuellement de la Région. 

Ensuite, ces centres régionaux ont aussi pour objectif de développer la culture et son accès aux étudiant·e·s. Il existe ainsi une subvention mise en place par le Crous, le Culture-ActionS, qui permet de soutenir des projets étudiants à caractère culturel. Les Crous peuvent également mettre certains locaux à disposition pour la promotion de cette culture et être organisateur de concours culturels, allant de la représentation théâtrale au concours photo.

Pour faciliter la démarche des étudiant·e·s dans la recherche d’un logement pour l’année universitaire, les Crous proposent des logements à tarifs réduits en résidence ou cités universitaires. Ils sont destinés en priorité aux étudiant·e·s boursier·ère·s éligibles à la vue du dossier sur critères sociaux. De plus, les Crous proposent  un service de cautionnement gratuit afin d’aider les étudiant·e·s sans ressources à l’obtention d’un bail (appelé Visale) et un site recensant différents logements afin de faciliter les recherches des étudiant·e·s (appelé Lokaviz). Dans les situations difficiles, les Crous peuvent parfois disposer de logements d’urgence afin d’héberger un·e étudiant·e. Ils mettent également à disposition le service Bed&Crous.

La restauration à tarif réduit fait également partie des missions incombant aux Crous. Ainsi, ils proposent un repas complet (entrée, plat, dessert) au le prix de 3,30€, depuis juillet 2019, dans les restaurants universitaires. Ils disposent également de services de restauration et autres de type cafétéria, food-trucks, etc.

Pour aider les étudiant·e·s disposant de petits budgets et à la recherche d’un emploi les Crous ont développé la plateforme Jobaviz afin de faciliter leurs recherches. Les emplois proposés sont considérés comme compatibles quant au volume horaire par semaine d’heures travaillées qui est proposé.

Concernant la santé des étudiant·e·s relevant de leur compétence, les Crous peuvent proposer des consultations avec des psychologues ou orienter vers les centres de santé universitaires, encore trop peu connus des étudiant·e·s.

Enfin, pour ce qui est des étudiant·e·s internationaux·ales, les Crous peuvent prendre en charge financièrement ces étudiant·e·s boursier·ère·s et leur proposer un accompagnement afin de favoriser leur réussite scolaire, leur insertion sociale et professionnelle. 

Sophie Noury, Vice-Présidente en charge des Affaires Sociales

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Sérum 60 – Affaires sociales

Sérum 60 – Vos droits

La césure

Dans notre formation, les ESI (Étudiant·e·s en Soins Infirmiers) ont le droit de demander une césure. Cette année, l’arrêté qui la réglemente a été modifié, avec un modèle s’adaptant avec ce qui est déjà présent depuis plusieurs années à l’université. La FNESI, qui a été motrice pour octroyer ces droits nouveaux aux étudiant·e·s, vous explique les principaux changements.

Le droit d’une césure, et les règles d’un projet

Quel que soit le projet envisagé, la césure peut dorénavant être entamée dès le premier semestre de la formation. Elle commence obligatoirement au même moment qu’un semestre, et dure entre six mois et un an sans période d’interruption.

En césure, le statut d’étudiant·e est conservé, d’où l’acquittement de droits d’inscription universitaire et de la CVEC (Contribution Vie Étudiante et de Campus).. D’autres frais peuvent s’ajouter, mais uniquement dans les IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) privés. Les IFSI publics tout comme les universités ont interdiction d’imposer d’autres frais, y compris pour les étudiant·e·s demandant une césure. 

Dans tous les cas, la césure n’est possible qu’une seule fois pour les trois années de formation, alors autant bien choisir quand la demander.

Demander une césure, la première étape d’une grande aventure.

L’étudiant·e qui demande une césure doit remplir un formulaire auprès de son IFSI. Il n’y a dorénavant plus un délai de trois mois avant la période de césure à respecter, contrairement à ce qui était établi avant la modification. Pour ce faire, “la demande est adressée au directeur de l’institut, accompagnée d’un projet justifiant la demande de césure

Dès lors, une section dite “compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles des étudiants” se réunit dans un délai de deux mois maximum. Elle est composée de différents membres, présent·e·s de droit (la·le directeur·rice par exemple), ou élu·e·s (comme les représentant·e·s des étudiant·e·s). Elles·ils décident de voter à bulletin secret un avis favorable ou défavorable à la suite d’un scrutin face à la demande de césure. 

Si celle-ci est acceptée, “un contrat, signé entre l’institut de formation et l’étudiant, définit les modalités de la période de césure et les modalités de réintégration de l’étudiant dans la formation.

Une césure remplie de possibilités

En plus de l’instauration de nouveaux aménagements d’étude pour les étudiant·e·s en soins infirmiers, la césure favorise elle aussi l’engagement étudiant. De nombreux types de projets peuvent être soumis, que ce soit un engagement associatif, du volontariat comme un service civique, essayer une autre formation ou pouvoir effectuer un contrat de travail.

Auparavant inaccessible pour bon nombre d’ESI, la césure est aujourd’hui une occasion que chaque étudiant·e peut saisir dans son cursus, amenant de nouvelles expériences.

Référence juridique : 

Article 22 de l’arrêté du 17 janvier 2020 relatif à l’admission dans les instituts préparant aux diplômes d’État de pédicure podologue, d’ergothérapeute, de psychomotricien, de manipulateur d’électroradiologie médicale et de technicien de laboratoire médical et portant dispositions diverses, modifiant l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux.

Simon Gendron, Vice-Président en charge de la Défense Des Droits

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Sérum 60 – Vos droits