Diplômes Universitaires, des formations expertisantes en manque de reconnaissance

 

Depuis des années, la FNESI met en avant le concept de formation continue. En effet, il nous semble légitime que chaque professionnel.le de santé puisse continuer à être formé.e tout au long de sa carrière. Dans cette dynamique, il existe par exemple des diplômes universitaires (DU), accessibles aux infirmier.e.s diplômé.e.s d’état.

 

 

Les DU font partie de la catégorie des “Diplômes d’Établissement”. Ils ne sont donc pas soumis à l’habilitation du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, contrairement aux autres diplômes de l’enseignement supérieur. Ils ne s’inscrivent  pas dans le schéma traditionnel des diplômes de l’enseignement supérieur : c’est pourquoi la reconnaissance de ces derniers est laissée à l’appréciation des Universités.

Tous les diplômes universitaires sont différents les uns des autres. C’est l’Université qui en détermine la durée, le programme d’enseignement et le coût. Les DU sont divers dans le domaine de la santé. En sciences infirmières, on retrouve principalement les DU sur la douleur, les soins palliatifs, l’hygiène ou encore sur les plaies et cicatrisation. Si tu es intéressé.e par cette évolution professionnelle, renseigne-toi directement auprès des universités !

 

Les diplômes universitaires viennent apporter une formation supplémentaire. Ils permettent aux professionnel.le.s d’acquérir des compétences ciblées. Le/la soignant.e devient alors expert.e dans un domaine précis, s’intégrant dans une meilleure prise en soin des patient.e.s.

Les professionnel.le.s formé.e.s ont ensuite l’opportunité d’apporter leurs connaissances dans les services auprès des autres professionnel.le.s en devenant des référent.e.s. Nous rentrons ainsi dans une formation par les pairs, notion toujours encouragée par la FNESI. Ils ne peuvent être obligatoires, mais ils démontrent un intérêt pour la profession, une dynamique d’investissement de la part du professionnel.le.

 

Cependant, les diplômes universitaires sont malheureusement très peu reconnus à ce jour auprès de toutes les directions hospitalières. De ce fait, les diplômé.e.s ne bénéficient pas d’évolutions salariales ou de conditions de travail particulières. Les professionnel.le.s développent donc des compétences sans jouir d’aucune valorisation, qu’elle soit financière ou morale. De plus, ils induisent un investissement coûteux pour les professionnel.le.s. Cela devient conséquent dans la mesure où ces derniers ne sont pas toujours pris en charge par leur employeur, lorsqu’ils en ont un. D’autre part, de nombreux diplômes universitaires dans le monde de la santé ne sont pas ouverts aux professionel.le.s paramédicaux. Une question se pose alors : à quand une réelle accessibilité à la  poursuite d’études pour les infirmier.e.s et une reconnaissance de ces formations diplômantes ?

 

Margot Sauvestre, Vice-Présidente en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.

enseignement.superieur@fnesi.org

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