Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers

L'association représentative des 90 000 étudiant.e.s en soins infirmiers de France

Réouverture des groupes de travail : pour une voix qui compte !

Il y a deux ans …

En 2014, la FNESI lançait une enquête visant à analyser le vécu des étudiant.e.s vis-à-vis de la formation. Intitulé “Je veux que ma voix compte”, les résultats qui y sont reportés sont alarmants, en effet 44,6 % d’entre eux/elles considèrent la formation comme violente. Suite à cela sont alors mis en place des Groupes de Travail (GdT) “ dirigés “ par la Direction Générale de l’Offre de Soins (DGOS) afin de réfléchir à un nouveau modèle de gouvernance des IFSI. Peu fructueux, et rapidement délaissés, ceux-ci n’ont pas été reconduits. Le mouvement s’estompe donc, en laissant les étudiant.e.s sans réponses.

Un constat …

Durant l’été 2016, le suicide de 4 infirmier.e.s remettent sur le devant de la scène les problématiques des infirmier.e.s : conditions de travail difficiles, manque de moyens, manque de reconnaissance, sont le quotidien de professionnel.le.s de santé épuisé.e.s. La FNESI ainsi que de nombreuses organisations infirmières mutualisent leurs forces et organisent la manifestation du 08 novembre (Cf sérum 47). Les revendications sont claires, les étudiant.e.s demandent l’augmentation des indemnités de stage en rapport avec l’augmentation du coût de la vie, l’alignement des bourses régionales des filières sanitaires et sociales à celles du CROUS ainsi que la réforme de la gouvernance interne des IFSI. Malgré le refus de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, de recevoir les délégations, la FNESI est tout de même reçue par son cabinet et celui de la DGOS.

Petite victoire, mais pas des moindres !

C’est donc après plus d’un an de silence, que les étudiant.e.s parviennent à ré-ouvrir les GdT, dont le premier a eu lieu le 24 janvier dernier. Clément Gauthier, président de la FNESI, était donc présent au Ministère des Affaires Sociales et de la Santé (MASS) mardi 24 janvier afin de proposer des axes d’améliorations
pour notre formation. Durant cette journée ont eu lieu deux rendez vous. Le premier concernait la réforme de l’arrêté du 27 avril 2007 relatif au fonctionnement des instituts paramédicaux. Celui-ci était dirigé par la DGOS et étaient présent.e.s une multitude de représentant.e.s tel que la DGESIP la CPU , le CEFIEC ou encore l’ARS, l’AP-HP et bien d’autres.Pour la représentation des étudiant.e.s des filières sanitaires et sociales seuls, la FNESI, la FNEK et l’ UNAEE ont pris part à ce GdT. Leurs réflexions communes ont permises de poser les jalons d’une nouvelle gouvernance interne où les commissions et la voix des étudiant.e.s sont décisionnaires.

Concernant le second rendez-vous, il était réservé à la formation infirmière et visait à modifier l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier.e. Durant celui-ci, la FNESI a pu apporter une vision progressiste de la formation axée sur l’intégration universitaire. Afin de poursuivre ce processus, les GdT prendrons appuis sur les textes de l’université et d’UFR (Unité Formation et de Recherche ). Dans ce sens, la suppression du concours et la suppression des rentrées de février ont été suggérées. Lors de la rencontre succédant la manifestation du 8 novembre, le MASS avait “promis” une augmentation des indemnités de stages, celles-ci devraient être effective avec l’amendement de l’arrêté du 28 septembre 2001. La nationalisation des remboursements des frais de déplacement a également été proposée. Concernant le contenu de la formation, a été abordé le développement plus prégnant de l’interprofessionnalité et la prise en compte de la qualité de vie en lien avec les risques psycho-sociaux.

Et c’est pas fini …

Le prochain groupe de travail aura lieu courant avril. La FNESI continuera son engagement
pour les étudiant.e.s en soins infirmiers, afin que ces derniers aient une voix décisionnaire,
et que notre profession soit enfin mieux reconnue.
Restez donc attentif/ve.s aux prochaines avancées, qui, on l’espère, marquera le début
d’une nouvelle formation.

Justine PEGUET REVUZ, vice-présidente en charge de la Démocratie Étudiante

Réouverture des groupes de travail : pour une voix qui compte !
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