Université d’Angers : de nouveaux droits pour les étudiant.e.s en soins infirmiers

L’intégration universitaire des étudiant.e.s en soins infirmiers est une nécessité portée par les étudiant.e.s depuis de nombreuses années. Suite à un mouvement des étudiant.e.s des IFSI du Maine et Loire, privés du droit de vote aux élections universitaires, et depuis l’élection du nouvel exécutif régional, la Fé2A (Fédération étudiante des Associations d’Anjou), les associations des IFSI de l’université d’Angers et la FNESI (Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers) avaient remis le sujet sur la table. D’abord frileuse, la Région a finalement accepté l’ouverture de discussions réunissant toutes les parties prenantes : université, CHU d’Angers et organisations étudiant.e.s.
Ces concertations ont abouti aujourd’hui à la signature d’une convention entre la Région, l’université, les centres hospitalier et l’ARS Pays de la Loire pour une expérimentation d’intégration des étudiant.e.s des quatre IFSI dépendant de cette université : Angers, Cholet, Saumur et Beaupréau. Le conventionnement entre ces différents acteurs est une obligation (depuis 2009) et permet aux étudiant.e.s de disposer d’un “grade de licence” à la fin de la formation. C’est donc ici l’application effective d’une obligation légale mais disposant de droits nouveaux pour les étudiant.e.s : accès à l’ensemble des services de l’université (Activités physique et sportives, médecine préventive, Ressources des bibliothèques universitaire, etc.), accès au choix de leurs représentant.e.s au sein des conseils centraux de l’université. D’autre part, la convention prévoit le recrutement d’un.e ingénieur.e pédagogique, l’harmonisation des enseignements et accès à un Espace Numérique de Travail afin de garantir la qualité de la formation, notamment sur les sites délocalisés.
C’est donc une réelle satisfaction de la part de la FNESI, de la Fé2A et de l’ensemble des associations et des étudiant.e.s du territoire que d’avoir obtenu de nouveaux droits. Cela vient, dans un périmètre certes limité, lisser les inégalités encore trop présentes entre les étudiant.e.s des formations sanitaires et sociales et les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur.
Nous pouvons cependant déplorer que les organisations étudiant.e.s qui ont été à l’initiative des discussions et ont oeuvrés pour qu’elles aboutissent durant plus de 6 mois, n’aient pas été conviées lors de la signature. Dans son discours de présentation, le président de la Région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, n’a d’ailleurs pas fait mention de l’importance du dialogue social avec les organisations étudiantes. Cette manoeuvre de récupération politique nous apparaît dommageable au regard de l’investissement des différentes parties prenantes, et notamment des étudiant.e.s, qui ont su se faire entendre auprès du conseil régional. Nous serons donc d’autant plus vigilant à ce que cette convention d’un an, puisse évoluer dans un sens favorable à l’intégration universitaire pleine et entière au sein d’une entité propre aux soins infirmiers, notamment par l’ouverture d’un département universitaire en sciences infirmières au sein de l’UFR Santé. La FNESI appelle ainsi toutes les régions à octroyer de nouveaux droits aux étudiant.e.s en soins infirmiers par la révision des conventions les liant aux universités et le Premier Ministre à engager les évolutions annoncées par la Grande Conférence de Santé.
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bnfnesi14 octobre 2016 – Université d’Angers : de nouveaux droits pour les étudiant.e.s en soins infirmiers